Course - Rosberg garde sa couronne Princière

Des dégâts dès le départC’est depuis la pitlane, et en compagnie de la Caterham de Marcus Ericsson, que Pastor Maldonado doit prendre le départ, sa Lotus étant victime d’une avarie à l’abord du tour de formation

Des dégâts dès le départ

C’est depuis la pitlane, et en compagnie de la Caterham de Marcus Ericsson, que Pastor Maldonado doit prendre le départ, sa Lotus étant victime d’une avarie à l’abord du tour de formation. En fond de grille, la confusion règne en raison de ces changements : les deux Marussia de Chilton et Bianchi, ainsi que la Sauber de Gutierrez, sont mal positionnées sur la grille pour prendre le départ. Les trois pilotes écoperont en cours de course d’une pénalité de stop & go de 5 secondes.

A la faveur d’un Ricciardo s’extirpant mal de sa troisième place de la grille, Räikkönen (P6) parvient à prendre le meilleur sur l’Australien et Fernando Alonso en plongeant dans le premier freinage de Sainte Devote. Vettel gagne également une position sur son équipier et passe P3.

Le Safety-Car entre en jeu au premier tour

Les pilotes ne peuvent en découdre que pour moins de deux kilomètres avant l’entrée en jeu de la voiture de sécurité ! Un embrochage entre la McLaren de Button et la Force India de Pérez laisse ce dernier sur le carreau. La monoplace du Mexicain doit être dégagée, tandis que l’Anglais poursuit sa route. Une manœuvre qui ouvre malgré tout un examen de la situation par les commissaires de piste après le GP. Grosjean profite du Pace-Car pour passer aux stands et chausser les pneus tendres.

Le GP tourne court pour Vettel

Le pace-car libère la meute au lancement du 4ème passage. Immédiatement, un nouveau rebondissement alimente la course : la RB10 de Vettel tourne au ralenti, à cours de puissance. Le Champion du Monde s’immobilise plus d’une minute dans les stands et reprend la piste avec un tour de retard sur le leadership. Deux tours plus tard, le team demande à son pilote d’abandonner dans les stands.

Räikkönen, désormais P3, lâche vite du terrain sur les intouchables Mercedes, qui entament un duel classique, mais parvient à creuser un écart raisonnable sur ses autres poursuivants. Rosberg et Hamilton ne se lâchent jamais de plus de 2 secondes pendant les 20 premières boucles, ne lâchant rien. Deux dixièmes par ci, trois par-là : chacun donne la réplique boucle après boucle.

Tout derrière, Adrian Sutil fait le show avec sa Sauber : l’Allemand se débarrasse successivement de Grosjean puis d’Ericsson dans d’audacieuses manœuvres à l’épingle. Le spectacle se poursuit avec un passage sur Bianchi au chausse-pied, au freinage de la sortie du Tunnel.

Ferrari enfonce Räikkönen sur le second Safety-Car

Hélas, c’est au même endroit que l’Allemand tapera le rail, perdant sa machine au freinage du tour 25, alors que la lutte entre Rosberg et Hamilton, séparés par seulement une seconde dans le trafic des retardataires, devenait des plus intenses avant les arrêts pour chausser les pneus tendres.

Les débris jonchant la piste imposent l’entrée en jeu d’une seconde voiture de sécurité. L’immense majorité du plateau se précipite aux stands ; Mercedes accueille ses deux pilotes en même temps dans une exécution parfaite. On ne peut pas en dire autant de Toro Rosso, ruinant la course solide (P7) de Jean-Eric Vergne en relâchant ce dernier de façon douteuse sur Magnussen : le Français écopera d’un drive through aux conséquences désastreuses. Le chat noir ne quitte décidemment pas le cockpit du Français.

Ferrari laisse entrer Alonso aux stands dès l’entrée en jeu de la voiture de sécurité mais attend avant d’ordonner à Räikkönen, troisième, d’en faire de même. Avec un contact collecté contre la Marussia de Chilton, la conséquence est terrible pour Iceman, qui se retrouve à devoir batailler en fond de peloton avec les Marussia et les Caterham. Dans son malheur, Räikkönen peut se réjouir se savoir qu’il ne reste que 13 autos en course après 50 tours. Iceman reprend vite la 10ème position, synonyme d’arrivée dans les points.

Le chemin de croix de JEV

N’ayant jamais quitté le commandement de la course en dépit des deux Safety-Car, Rosberg se bat toujours à coup de dixièmes contre son équipier, restant dans la même seconde. Ricciardo et Alonso suivent, avec un gouffre de plus de 20 secondes sur Hülkenberg et Magnussen, du reste très véloce au restart.

Fermant la marche en raison de sa pénalité, Vergne entre en léger contact contre une Marussia à l’épingle. N’y laissant pas de plumes, le Français voit cependant sa course s’achever dans un jet de fumée, au 52ème tour : c’est finalement la mécanique qui aura eu la peau de JEV !

Englué dans le trafic, c’est un Räikkönen revanchard qui souhaite désormais s’offrir le scalp de Gutierrez et Bottas. Le Finlandais n’aura pas à se soucier de son compatriote Williams : son moteur rend l’âme à l’abord de Mirabeau, dans le 57ème passage ! De façon méritante, les commissaires de piste parviennent à évacuer par grue la monoplace en seulement quelques secondes, évitant l’entrée en jeu d’une troisième voiture de sécurité. Désormais 11ème, Jules Bianchi peut rêver d’un premier point pour Marussia !

Bianchi dans les points !

C’est encore une Sauber, celle de Gutierrez, qui doit être dégagée par les commissaires à 16 tours de l’arrivée. De nouveau, c’est une erreur de pilotage payés cash contre le rail qui laisse la Marussia de Jules Bianchi dans les points ! Le Français écope cependant d’une autre pénalité, pour avoir observé sa première sous régime de voiture de sécurité. Grosjean remonte dans les points.

Räikkönen est victime d'un autre contact, l'impliquant cette fois avec Magnussen. Le Finlandais doit repasser aux stands à quelques boucles de l'arrivée.

Je me fiche de Ricciardo!

Dans les 15 derniers tours, Hamilton perd soudainement de grosses poignées de secondes sur Rosberg. Le Britannique souffre d'un problème de vision en raison d'une poussière dans l'oeil. Rosberg est 6 secondes devant; Ricciardo signe meilleur tour personnel sur meilleur tour personnel. L'Australien n'est plus qu'à quelques encablures du Britannique, qui s'exaspère dans la radio de ne plus recevoir d'informations au sujet de son équipier. "Je me fiche de Ricciardo"!, lance-t-il, dépité. Reste que le pilote Red Bull, dans l'aileron arrière de la Mercedes, est bien la vraie menace à cinq tours de l'arrivée. Hamilton sauve le doublé Mercedes de façon émérite, tandis que Jules Bianchi signe les premiers points de l'histoire de Marussia!

Formule 1 - Grand Prix de Monaco 2014
Pilote Ecurie Ecart Pts
01   N. Rosberg   Mercedes 78 tours 25
02   L. Hamilton   Mercedes +9.2 18
03   D. Ricciardo   Red Bull +9.6 15
04   F. Alonso   Ferrari +32.4 12
05   N. Hülkenberg   Force India +1 tour 10
06   J. Button   McLaren +1 tour 8
07   F. Massa   Williams +1 tour 6
08   R. Grosjean   Lotus +1 tour 4
09   J. Bianchi   Marussia +1 tour 2
10   K. Magnussen   McLaren +1 tour 1
11   M. Ericsson   Caterham +1 tour
12   K. Räikkönen   Ferrari +1 tour
13   K. Kobayashi   Caterham +3 tours
14   M. Chilton   Marussia +3 tours
Ab   E. Gutiérrez   Sauber Accident
Ab   V. Bottas   Williams Moteur
Ab   J. Vergne   Toro Rosso Moteur
Ab   A. Sutil   Sauber Accident
Ab   D. Kvyat   Toro Rosso Panne
Ab   S. Vettel   Red Bull Panne
Ab   S. Pérez   Force India Accrochage
Ab   P. Maldonado   Lotus Non partant
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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Fernando Alonso , Pastor Maldonado , Adrian Sutil , Marcus Ericsson , Jules Bianchi , Jean-Éric Vergne
Équipes McLaren , Toro Rosso , Mercedes , Sauber , Williams , Force India , Ferrari
Type d'article Actualités