Un crash test virtuel pour le Halo ?

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Un crash test virtuel pour le Halo ?
Adam Cooper
Par : Adam Cooper
11 sept. 2017 à 09:06

Les écuries de Formule 1 attendent que la FIA confirme les détails du test de résistance du Halo avant de finaliser la spécification de leur châssis 2018.

La Mercedes-Benz F1 W08 avec le Halo
Stoffel Vandoorne, McLaren, avec le Halo
Marcus Ericsson, Sauber C36, avec le halo
Lewis Hamilton, Mercedes-Benz F1 W08 avec le halo
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1, avec le Halo
Fernando Alonso, McLaren MCL32, avec le Halo
Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso STR12 avec le Halo

Les écuries ont déjà reçu des détails exhaustifs sur le Halo et les charges que les fixations du châssis devront soutenir. En revanche, elles ne savent pas encore comment le test sera réalisé, et donc comment les charges seront réparties sur le châssis. Un test "virtuel" pourrait être mené en tant que mesure d'intérim pour la saison prochaine.

La situation est compliquée par le fait que le test ne peut pas être effectué avec un véritable Halo, car selon le concept, ce dernier devrait faillir avant les fixations du châssis. La FIA doit donc concevoir une méthode pour conduire le test en reproduisant les forces infligées aux châssis via le Halo, qui impliquent des charges plus élevées que ce qu'un véritable Halo pourrait soutenir.

Plusieurs écuries travaillent avec la FIA pour résoudre ce problème, mais le retard engendré crée des frustrations, surtout pour les structures contraintes par leur niveau de ressources à geler les paramètres clés du design très tôt.

"Le véritable Halo que nous allons utiliser a été défini", déclare Andy Green, directeur technique de Force India. "Mais le véritable châssis auquel il s'attache, non. Faire soutenir à un châssis les charges imposées par la FIA, c'est un défi. Le Halo que nous allons utiliser ne peut pas supporter ces charges, donc il ne sert à rien de l'utiliser lors des tests de charges sur le châssis, car le Halo se brisera en premier. Il faut donc le faire avec autre chose, et c'est ce que nous essayons actuellement de définir."

"Selon ce qu'est cette autre chose, le design du châssis change, ainsi que la solidité nécessaire pour le châssis, car les forces sont réparties de façon différente, selon la géométrie. Pour l'instant, nous manquons de détails sur cet élément, et c'est fondamental pour le design du châssis. Si ce test échoue, on ne peut pas rouler."

En raison des contraintes temporelles, la FIA propose désormais un test physique via la "méthode des éléments finis" pour reproduire les charges sur le châssis 2018 de chaque écurie. Les équipes fourniraient leur propres données pour être inspectées et approuvées par la FIA dans ce qui serait un concept inédit de test virtuel.

Ce serait probablement une mesure d'intérim avant un test physique peaufiné pour 2019. Ce sera en tout cas le sujet de discussions lors d'une réunion concernant la réglementation technique, cette semaine.

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Séries Formule 1
Auteur Adam Cooper
Type d'article Actualités