Dakar - Le lexique pour les nuls

Si on vous parle de fesh-fesh, d'erg, cela vous dit quelque chose ? Et sauriez-vous faire la distinction entre sable porteur et non-porteur ? Le Dakar peut parfois paraître quelque peu ésotérique pour les non-initiés, à plus forte raison que...

Si on vous parle de fesh-fesh, d'erg, cela vous dit quelque chose ? Et sauriez-vous faire la distinction entre sable porteur et non-porteur ? Le Dakar peut parfois paraître quelque peu ésotérique pour les non-initiés, à plus forte raison que l'épreuve détient un jargon qui lui est propre.
Revue de détails des principaux termes utilisés durant la classique du rallye-raid.

LES CONCURRENTS

Etre tanké
De manière générale, cela signifie être en panne sur le parcours. Peut faire plus précisément référence au fait d’être « perché » et/ou ensablé.

Jardiner
Fait référence à tout concurrent (motos, autos, camions, quads), qui s’est égaré et qui ère sur le parcours à la recherche des waypoints (les points de passage obligatoires).

Les malles-motos
Il s’agit d’une catégorie officielle, comprenant principalement des pilotes motos amateurs à petits budgets, ne pouvant recourir à une assistance. Ces derniers confient à l’organisation en amont de l’épreuve une malle. L’ensemble des malles sont transportées d’étape en étape par des véhicules de l’organisation, et sont composées d’effets personnels, mais aussi et surtout de pièces mécaniques de rechange, afin que les pilotes puissent, eux-mêmes, assurer les réparations et les maintenances sur les bivouacs.

Les poireaux
Terme disgracieux désignant les concurrents qui ne jouent pas la gagne, et évoluent en amateurs. A leur crédit, ceux-ci restent véritablement attachés à l’esprit pionnier et aventureux des débuts du Dakar, et sont davantage supposés vivre une aventure humaine que les pilotes rattachés aux équipes officielles, disposant de plus de moyens. En ce sens, une bonne partie des pilotes malles-motos peuvent être considérés comme « des poireaux ».

Les porteurs d’eau
Le Dakar peut, comme tout sport, faire l’objet de consignes d’équipe afin de favoriser un pilote numéro 1. Les porteurs d’eau ne visent donc pas la victoire, mais ont pour objectif de faciliter le succès de leurs équipiers, en jouant à fond la carte de la stratégie, remportant parfois au gré des tactiques une spéciale.

LE BIOTOPE

Fesh-fesh
Déjà de rigueur en Afrique, il s’agit d’un sable mou typique des régions désertiques, dont la caractéristique principale est d’être très meuble et volatile. C’est un véritable cauchemar pour les concurrents à la traîne, à plus forte raison pour les motards, qui doivent évolués sur un terrain labouré et présentant des « rails », comprenez des ornières formées par les précédents passages de véhicules. Sans compter la réduction de la visibilité, consécutive au sable soulevé par les concurrents.

Erg
Vaste étendue de sable.

Reg
Vaste étendue rocailleuse.

Cairn
Amas de pierres. Pouvant être d’origine naturelle ou bien artificielle, on le retrouve généralement dans les récifs montagneux. Il s'agit d'un bon repère pour la navigation.

Sable porteur et non-porteur
Fait référence à la rigidité des étendues sablonneuses. Le caractère porteur ou non-porteur (meuble, ou non-meuble), peut varier en fonction de l’heure de la journée, des températures, du taux d’humidité, du point de rosée, etc. A titre d’exemple, le fesh-fesh peut être considéré comme un sable non-porteur. Ce paramètre est souvent altéré par la température, un mercure au plus bas ayant tendance à solidifier le sable. A l'inverse, de fortes chaleurs auront tendance à ramollir celui-ci.

LE PARCOURS

DZ et FZ
Respectivement « Début de Zone » et « Fin de Zone ». Il s’agit de tronçons du parcours où les pilotes ont l'obligation de ralentir.

CP, « Checkpoint »
Jalonnent le parcours d’une étape. Il s’agit de lieux, facilement repérables du point de vue de la navigation (croisement de routes, chemin de fer, etc), où les concurrents ont l’obligation de « pointer ». Il peut y avoir jusqu’à quatre CP sur les étapes les plus longues.

WP, « Waypoint »
Il s’agit de points de passage virtuels, mais non moins obligatoires. Instaurés pour entraver les dérives liées à la prolifération des GPS dans le courant des années 90, les WP ne s’activent que lorsque le compétiteur passe à proximité, soit dans un rayon de 800 mètres autour de ceux-ci. Des WP manqués signifient des pénalités de temps à l’arrivée de l’étape.

CH, « Contrôle Horaire »
De trois types : les CH liaison, qui s'opère à la sortie du bivouac, et les CH départ et arrivée, localisés comme leur nom l’indique au début et à la fin de chaque étape.

Neutralisation
Il s’agit de la liaison située entre deux spéciales, ou reliant deux tronçons appartenant à la même spéciale.

L'ORGANISATION

Iritrack
Balise embarquée sur chacun des véhicules de course qui permet de connaitre constamment la position GPS de tous les pilotes par mesure de sécurité. A titre d'exemple, l’Iritrack des motos peut envoyer un signal d’alarme au PC à Paris, sur déclenchement manuel de la part du pilote, mais aussi de manière automatique, en fonction des indications données par un décéléromètre, un inclinomètre, ou bien encore le listing des waypoints que le concurrent aurait ratés.

PC et PCO
Respectivement le Poste de Commandement, situé à Paris, et le Poste de Commandement Opérationnel, basé sur le terrain. Lorsqu’un pilote se retrouve en difficulté et déclenche son système d’alarme, le signal d’alerte est automatiquement envoyé au PC, le pilote entrant directement en communication avec Paris. Le PC fait transiter ensuite les informations au PCO, qui juge alors de la nécessité ou non de dépêcher une assistance sur place – dont le délai d’action est évalué entre 15 et 20 minutes maximum.

Voitures-balais 1 et 2
Aussi appelées B1 et B2, il s'agit de véhicules de l’organisation dont le rôle est de récupérer les pilotes en difficulté.

Fox-Trot
Véhicules de l'organisation qui passent en dernier sur le parcours, après les concurrents et les voitures-balais. Leur mission est de veiller à la propreté de la piste une fois la course terminée.

Lima
Véhicules de l’organisation qui ont pour but de canaliser le public dans les zones spectateurs, mais aussi d’assurer qu’il n’y a pas d’assistance « sauvage » de la part des concurrents. En plus de l’appui des autorités locales - l’agence nationale argentine de la sécurité routière déploie par exemple 15 véhicules dédiés à cet effet -, l’organisation détient cinq véhicules de ce type.

Tango
Voitures médicales de l’organisation, vouées à une intervention rapide sur le parcours en cas de nécessité.

Delta
L’hélicoptère du directeur de l’épreuve, Etienne Lavigne.

Mike 1, 2 et 3
Les trois hélicoptères médicaux de l’organisation, qui survolent en permanence le parcours.

Oscar
L’hélicoptère destiné à la presse.

Québec
L’hélicoptère utilisé par les photographes.

H-TV 1, 2 et 3
Les trois hélicoptères dédiés à la télévision.

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités