Ricciardo : "La mort de Jules m'a affecté plus que je ne l'aurais imaginé"

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Par : Benjamin Vinel
10 déc. 2018 à 11:16

Daniel Ricciardo révèle à quel point le décès de Jules Bianchi a influencé son moral, à l'été 2015.

Pilote français prometteur, Jules Bianchi est décédé le 17 juillet 2015 des suites d'un terrible accident survenu au Grand Prix du Japon 2014.

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Le monde du sport automobile était en émoi face à ce destin tragique, notamment ceux qui côtoyaient le Varois depuis longtemps. C'est le cas de Daniel Ricciardo, qui avait parfois couru face au tricolore en Formule Renault et en Formule 3.

Le décès de Bianchi est survenu lors d'une saison particulièrement difficile pour Ricciardo et Red Bull, alors que l'unité de puissance Renault manquait cruellement de performance et de fiabilité. À tel point que ni l'Australien, ni son coéquipier Daniil Kvyat n'avaient signé le moindre podium jusque-là !

"Il s'est passé beaucoup de choses en 2015, plus au niveau personnel, dans la vie", précise Ricciardo dans un podcast publié par Red Bull. "La mort de Jules m'a affecté plus que je ne l'aurais jamais imaginé, et il y avait quelques autres choses dans ma vie, à cet instant qui a fait de moi celui que je suis désormais."

Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB10 Renault, devance Jules Bianchi, Marussia MR03 Ferrari
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing, étreint Tom Bianchi

Or, la première course après l'enterrement fut le Grand Prix de Hongrie, où les Red Bull ont profité des mésaventures des Mercedes (notamment un accrochage de Nico Rosberg avec.... Ricciardo) pour signer un double podium.

"Je me rappelle que le week-end tout entier avait été très émouvant", poursuit l'intéressé. "Monter sur le podium là-bas, c'était énorme, c'était un immense soulagement et un moment de gratitude. C'était extrêmement important, un tel temps fort après un moment si dur."

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Ricciardo sort désormais d'une autre année de vache maigre, malgré deux victoires. Car même en 2015, au volant d'une monoplace moins compétitive, il n'y avait pas eu cette série de 15 Grands Prix consécutifs sans podium, causée par un manque de fiabilité indéniable en 2018.

"Je pensais que 2015 avait été dur, en piste et en dehors, mais cette année ça a été plus dur que jamais en piste. Il y a eu autre chose, beaucoup de gens ont essayé d'aider, et j'ai essayé de comprendre qui étaient ceux qui essayaient vraiment d'aider et qui étaient les autres. Il y a simplement eu beaucoup d'autres choses."

"Je sais qu'à long terme, et c'est ce que me disent mes amis, cela fera partie de l'histoire et ça aura une belle fin, un jour. Pour l'instant, je passe un mauvais moment, mais j'y crois", conclut le nouveau pilote Renault.

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Auteur Benjamin Vinel