De Williams à Lotus, Maldonado n'a aucun regret

En quittant Williams pour rejoindre Lotus durant l’intersaison, Pastor Maldonado est régulièrement désigné comme le grand perdant du dernier marché des transferts en F1

En quittant Williams pour rejoindre Lotus durant l’intersaison, Pastor Maldonado est régulièrement désigné comme le grand perdant du dernier marché des transferts en F1. Sur le plan comptable, le constat semble évident puisque le Vénézuélien n’a toujours pas inscrit le moindre point en quatre courses, là où son ancienne équipe en compte déjà 36. On pourrait imaginer une amertume encore plus forte alors que l’on sait désormais que le principal soutien de Maldonado, PDVSA, a payé une grosse somme – estimée à 25 millions de dollars – pour lui permettre de quitter Grove pour Enstone.

Pourtant, celui qui reste le dernier vainqueur d’un Grand Prix à bord d’une Williams assume son choix, et assure qu’il n’a aucun regret. L’histoire est ainsi faite, et il est encore trop tôt pour juger.

« Chez Williams ça ne fonctionnait pas comme cela aurait dû et après trois années, je devais trouver un nouveau défi, un nouvel espoir, quelque chose pour me motiver », confie Maldonado dans les colonnes du journal espagnol El Confidencial. « J’ai décidé de venir ici car l’histoire dit que c’est une formidable équipe, et quand je suis arrivé j’ai trouvé exactement ce que j’avais cherché. L’atmosphère est formidable, et je le dis car nous éprouvons de nombreux problèmes. »

« Les gens disent que l’équipe est perdue, que ce n’est pas la même qu’avant, mais je pense que ce qui a changé, ce sont les voitures. Nous expérimentons une transformation technique majeure. Nous avons eu des millions de problèmes, la plupart d’entre eux insignifiants et ridicules mais cela nous a pris beaucoup de temps. »

Au volant d’une monoplace réputée inconduisible lors des premières courses, Maldonado prend son mal en patience. Les progrès sont désormais au rendez-vous, notamment depuis la Chine, et le rêve d’accrocher des points

et même le Top 5

à Barcelone se fait jour. Il n’y aurait donc pas de quoi être nostalgique de sa période Williams ?

« Je suis très calme, vraiment », tempère Maldonado. « Williams savait qu’ils allaient avoir une meilleure voiture cette année, faire pire [que 2013] aurait été impossible. Ça peut toujours être pire, mais on était sur une échelle où il était plus probable de monter que de descendre. Nous nous battions avec les petites équipes, comparé au nom de Williams, ses structures, son usine. Ils ont montré qu’ils peuvent bien faire les choses mais c’est encore difficile de dire s’ils peuvent gagner des courses de nouveau. »

Opter pour Lotus, c’était avant tout rejoindre une équipe qui avait montré sa capacité à se mêler à la lutte sur la durée d’un championnat. « Lotus était la seule équipe qui pouvait tenter d’atteindre le niveau de Red Bull. Désormais, le moteur est la partie dominante », justifie Maldonado.

Une partie moteur dominante en raison de l’instauration d’un nouveau règlement technique qui a fait entrer la Formule 1 dans une nouvelle ère. Cette nouvelle F1 plait-elle au pilote vénézuélien ? « Oui et non », répond-il. « D’abord, c’est la même chose pour tout le monde et il faut s’adapter aux règles. C’est comme ça, rien de plus. J’aimais ce que nous avions avant, mais nous allons progresser et nous aurons bientôt une meilleure voiture. »

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