Les analyses techniques F1 de Giorgio Piola
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Les analyses techniques F1 de Giorgio Piola

L'étendue des dégâts de Verstappen en Hongrie

Selon Christian Horner, à la tête de Red Bull Racing, Max Verstappen a rallié l'arrivée du Grand Prix de Hongrie avec moins d'appui que la Haas de Mick Schumacher.

Les images du carambolage du premier virage du Grand Prix de Hongrie ont été vues par la planète entière, Max Verstappen y compris puisque le pilote Red Bull Racing a été l'une des victimes innocentes de cet incident. Après avoir subi un choc important avec la McLaren de Lando Norris, ses chances de continuer la course étaient assez faibles. Et même si le drapeau rouge a permis à Red Bull d'effectuer quelques réparations de fortune, certaines parties endommagées n'ont pas pu être réparées à temps avant la reprise de la course. "C'était tout simplement trop", a expliqué Christian Horner, directeur de l'équipe.

De loin, la RB16B de Verstappen n'avait pas l'air trop mal en point. Ce n'est qu'après la course que l'étendue des dégâts a été révélée. Un cliché pris par le journaliste de Canal+ Laurent Dupin et publié sur la page Instagram de la F1 a rendu évident le fait que Verstappen avait perdu la quasi-totalité des dérives aérodynamiques sur le côté droit de sa monoplace.

 

Cette photo n'a fait que renforcer les suggestions selon lesquelles, sans l'opportunité offerte par le drapeau rouge, Verstappen aurait certainement été contraint d'abandonner dans les premiers tours. Selon Horner, un radiateur percé aurait mis fin à sa course : "Les températures étaient hors normes et [les mécaniciens] ont dû redresser les tuyaux et réparer le côté droit autant que possible dans un temps très court", a-t-il expliqué.

Ce scénario soulève évidemment d'autres questions sur l'état du moteur à combustion interne du Néerlandais, ce que Honda découvrira pendant la pause estivale. Bien qu'il n'y ait eu aucune inquiétude à court terme, il n'est pas impossible que l'accident ait sensiblement altéré la durée de vie de la troisième unité de puissance, installée le matin de la course après la découverte de fissures sur le deuxième moteur.

L'accent mis par Red Bull sur la nécessité de réparer les dégâts sur le radiateur et la tuyauterie a donc rendu secondaire la priorité sur les dégâts externes. Seule la carrosserie du ponton a été remplacée car elle avait été perforée lors de l'accident. Le fond plat n'a pu être que simplement nettoyé et ses morceaux scotchés.

Les déflecteurs latéraux encore debout ont été taillés afin d'empêcher leur désintégration sur la piste. L'image ci-dessus illustre le travail accompli par Red Bull pendant la période du drapeau rouge. La section en rouge était totalement absente lorsque la RB16B a regagné la voie des stands, la section en jaune a dû être retirée et le bord du déflecteur en forme de gratte-ciel a dû être scotché.

Ce n'est pas un secret, cette zone de la voiture est particulièrement sensible et joue un rôle primordial dans l'extraction de la performance sur la piste. Et les équipes mettent constamment à jour ce cluster de dérives. Perdre la majeure partie de ces éléments ne prive pas seulement la voiture d'appui, cela la rend également incroyablement instable, comme l'a expliqué Verstappen.

"Les mécaniciens ont fait ce qu'ils ont pu pour me remettre dans la course, mais il y avait beaucoup de dégâts sur la voiture après l'incident et c'était super difficile de conduire", a déclaré Verstappen. "Il y avait beaucoup de survirage et de sous-virage à cause de la perte d'appui."

Et si Verstappen a été déçu de ne signer qu'une dixième place, devenue provisoirement la neuvième position en attendant l'issue de l'appel de la disqualification de Sebastian Vettel, le pilote néerlandais sait pertinemment qu'un seul point peut faire toute la différence dans la lutte pour le titre.

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