McLaren-Honda, le récit d'un fiasco

Alors que McLaren et Honda ont officialisé leur rupture, retour en images sur trois années d'une collaboration synonyme de fiasco.

2013

2013
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Le 16 mai 2013, quelques jours après le GP d'Espagne, la rumeur qui courait depuis plusieurs semaines est officialisée : Honda, enthousiasmé par le tournant technologique du V6 turbo hybride prévu en 2014, va revenir en F1 en tant que motoriste de l'écurie McLaren, alors dirigée par Martin Whitmarsh.

Photo de: XPB Images

2013

2013
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Immédiatement, ce partenariat exclusif, qui s'accompagne logiquement du statut d'écurie d'usine pour McLaren, rappelle les grandes heures de la structure britannique, avec le duel Prost/Senna et la fameuse livrée Marlboro.

2013-2014

2013-2014
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Il n'est cependant pas question de se précipiter. Honda veut d'abord travailler sur son unité de puissance pour arriver au mieux dans l'ère turbo hybride, avec toutefois un an de retard sur Mercedes, Renault et Ferrari (ainsi que quelques années de développement en moins). Ainsi, le retour officiel de la firme nippone aura lieu début 2015. La fin de saison 2013 et la saison 2014 sont disputées avec des moteurs Mercedes, et parfois dans un climat de défiance accru entre les deux partenaires qui marchaient main dans la main depuis 1995.

Photo de: XPB Images

Fin 2013

Fin 2013
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Dans ce laps de temps, les choses changent à Woking. Ron Dennis, sur le retour, fait tomber Whitmarsh et reprend les commandes du constructeur, avec, parmi ses premières décisions, la nomination d'Éric Boullier au poste de directeur de la compétition.

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2014

2014
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Bien que les essais soient très restreints dans la F1 contemporaine, même pour les constructeurs qui ne sont pas encore en compétition, Honda profite de deux sessions de roulage en fin de saison 2014.

Photo de: Honda

2014

2014
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Oliver Turvey se voit confier la MP4-29H, une monoplace de développement spécialement construite pour accueillir le moteur Honda et vérifier son intégration au châssis, lors d'un test de 100 km sur le circuit de Silverstone. Peu d'informations filtrent sur cette première sortie.

Photo de: Honda

2014

2014
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Après la dernière manche de la saison, un roulage plus représentatif a lieu lors des essais d'Abu Dhabi. Et comme un signe, un problème électrique cloue la monoplace aux stands pendant une grande partie de la première journée. Stoffel Vandoorne, alors réserviste, ne peut réaliser que trois tours.

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2014

2014
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Le lendemain, rebelote. Vandoorne ne boucle que deux tours, victime d'un nouveau problème électrique. Éric Boullier se dit frustré par ce roulage quasi nul, tout en espérant que les problèmes rencontrés lors de ces tests seront au moins corrigés pour début 2015.

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2014

2014
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C'est dans ce contexte que ce qui était annoncé depuis plusieurs semaines est confirmé : le retour de Fernando Alonso chez McLaren. En proie au doute chez Ferrari, l'Espagnol ne va pas au terme de son contrat avec Maranello et rejoint l'alliance qui l'a fait rêver enfant.

Photo de: McLaren

2014

2014
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Même si le souvenir de 2007 et de la mauvaise ambiance est dans l'esprit de tous, Ron Dennis et Honda réalisent un coup de maître en attirant l'un des pilotes les plus en vue de sa génération. Le double Champion du monde est alors aligné aux côtés de Jenson Button, préféré au jeune Kevin Magnussen. Le duo fait saliver les observateurs.

Photo de: McLaren

2015

2015
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Le 29 janvier 2015, la McLaren-Honda MP4-30 est dévoilée. Si beaucoup espéraient un clin d'oeil à la livrée des années 1980, l'écurie prend le contre-pied et fait le choix de la continuité avec son histoire récente. Elle applique une philosophie de conception agressive : la fameuse "taille zéro", à savoir une carrosserie qui colle aux formes du bloc moteur, à l'origine de nombreux problèmes.

Photo de: McLaren

2015

2015
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Il ne faut pas attendre très longtemps pour la voir en action puisque les premiers essais de la saison ont lieu à Jerez, du 1er au 4 février. Les deux premières journées donnent le ton : Alonso puis Button ne réalisent que six tours chacun et l'écurie connaît de nombreux problèmes liés à l'unité de puissance et à son intégration.

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Lors des deux dernières journées de cette première session, des progrès sont à noter sur le plan de la fiabilité. La MP4-30 parvient à signer 32 puis 35 tours. Mais les temps sont très loin des autres monoplaces, laissant craindre le fait que le motoriste ne tourne pas à plein régime pour éviter d'augmenter le nombre de casses...

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Lors des seconds tests, à Barcelone, les choses semblent s'améliorer très légèrement avec globalement plus de tours et des temps qui s'abaissent. Mais déjà, alors que la communication avait jusque-là été plutôt offensive, le spectre d'une saison très compliquée se fait jour.

Photo de: XPB Images

2015

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Comme si cela ne suffisait pas, Alonso est victime d'un étrange accident lors de la quatrième journée de ces essais. Perdant le contrôle de sa F1 à la sortie du virage 3, il va percuter le muret intérieur.

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Alors que la sortie de piste semble peu destructrice et que les premières informations données sont rassurantes, l'Espagnol est tout de même transporté par hélicoptère dans un hôpital de la région. La communication laconique qui suit instille le doute dans l'esprit des observateurs : qu'est-il vraiment arrivé à Alonso ?

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Des théories parfois proches de l'abracadabrantesque se multiplient et McLaren se voit contraint de donner de plus amples détails sur les circonstances de l'accident, dont la principale cause serait le vent à cet endroit de la piste. Quoi qu'il en soit, Alonso, victime d'une commotion cérébrale, sort de l'hôpital trois jours après y être entré et doit déclarer forfait pour la dernière session de tests, toujours à Barcelone.

2015

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C'est Kevin Magnussen qui se charge de remplacer Alonso. Même si la dernière semaine est meilleure pour McLaren, avec une journée à 101 tours, les craintes sont importantes, le programme prévu ayant été loin d'être respecté et la concept de taille zéro soulevant énormément de doutes quant à sa viabilité.

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Dans tous les cas, le retour officiel de Honda ne se fera pas avec Fernando Alonso, qui doit déclarer forfait pour le GP d'Australie, première manche de la saison. Magnussen prendra son volant, sans grande réussite, le Danois subissant une casse moteur dans le tour de mise en grille.

Photo de: McLaren

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Sans grande surprise, le début de saison est difficile. Même si Button, avec une F1 à la limite de l'abandon, manque de peu le point de la dixième place à Melbourne, les premiers défaillances en course sont à signaler en Malaisie, où Alonso effectue son retour.

Photo de: XPB Images

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Finalement, l'événement le plus notable de ce début d'année est sans doute le changement de livrée opéré par McLaren avant le GP d'Espagne.

Photo de: McLaren

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C'est avec ces nouvelles couleurs, à Monaco, que Jenson Button inscrira les premiers points de la seconde ère McLaren-Honda, en terminant huitième. Les deux GP suivants seront marqués par quatre abandons en course, sur des tracés peu propices à la MP4-30. Surtout, les premières pénalités sur la grille tombent...

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Après avoir inscrit son premier point sous la pluie à Silverstone, Alonso signe le premier top 5 de l'écurie britannique en Hongrie, sur un circuit plus adapté à sa F1 et lors d'une course folle. Button réussit même à entrer dans le top 10, avec la neuvième place.

Photo de: McLaren

2015

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Alors que les pilotes McLaren ont accumulé 120 places de pénalité lors des GP de Belgique et d'Italie, la tournée asiatique prend un tournant humiliant pour Honda. Plutôt sur la retenue depuis le début de saison, Alonso, excédé de ne pouvoir se défendre en ligne droite, lâche un cinglant "Moteur de GP2 !" à la radio, en pleine course, sur les terres de Honda, à Suzuka.

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Le dernier rayon de soleil de la saison de McLaren interviendra... sous la pluie, à Austin. Après qu'Alonso s'est élancé de la neuvième place sur la grille, Button réalise un GP solide et bénéficie de faits de course pour terminer au sixième rang. Lors du GP précédent, en Russie, il avait déjà franchi la ligne d'arrivée en neuvième position.

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Au Brésil, les pilotes McLaren, en proie à des problèmes techniques, jouent aux amuseurs : Alonso en posant sur une chaise longue puis les deux hommes en se faisant prendre en photo sur le podium du GP. Des images sympathiques mais qui ne sont pas anodines. McLaren-Honda, loin de briller en piste, ne semble pouvoir s'en sortir que par des coups d'éclats d'une communication qui apparaît grandement ironique.

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Avec un seul top 5 comme meilleur résultat, l'écurie termine neuvième du classement constructeurs, son pire résultat depuis 1980 (et l'arrivée de Dennis en fin d'année), ne devançant que Manor, dotée d'une monoplace 2014 remise au goût du jour.

Photo de: XPB Images

2015

2015
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Durant la seconde partie de saison 2015, Red Bull et Renault semblent proches de la rupture, l'écurie reprochant à son motoriste un moteur peu fiable et peu performant, et surtout des progrès qui tardent à se matérialiser. Au plus fort de la crise, RBR doit se tourner vers d'autres interlocuteurs : Mercedes et Ferrari refusent d'équiper un concurrent aussi redoutable. Honda, de son côté, se dit ouvert à une fourniture moteur. C'est sans compter sur Ron Dennis, qui active le veto dont McLaren dispose pour empêcher tout rapprochement. Red Bull reste donc coincé avec Renault, certes, mais Honda ne bénéficiera pas non plus de l'apport d'une autre structure et de données supplémentaires. L'exclusivité de Woking et ses choix techniques agressifs, qui ne peuvent être contrebalancés par une équipe plus prudente (comme Caterham en 2014 pour Renault), seront parmi les causes des difficultés suivantes de l'entreprise nippone.

Photo de: XPB Images

2016

2016
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En coulisses, le responsable du programme Honda F1, Yasuhisa Arai (photo), quitte son poste et est remplacé par Yusuke Hasegawa. Même si c'est l'âge de la retraite qui est invoqué comme raison au départ d'Arai, il avait été décidé de le remplacer quoi qu'il arrive, le dirigeant payant notamment les résultats catastrophiques du travail de Honda mais aussi des déclarations parfois surréalistes.

Photo de: XPB Images

2016

2016
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Après une intersaison forcément plus calme et moins tapageuse que la précédente, McLaren présente le 21 février 2016 sa MP4-31, qui sera pilotée par Jenson Button et Fernando Alonso. Honda a retravaillé certains concepts de son moteur pour parvenir à corriger ses défauts.

Photo de: McLaren

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 2016
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Même si les essais ne sont pas parfaits, ils sont bien meilleurs qu'en 2015. Le roulage de la première semaine est médiocre, avec une journée blanche, même s'il n'est pas trop loin de celui des autres écuries.

Photo de: XPB Images

2016

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La seconde session de tests voit McLaren rouler dans la moyenne de l'ensemble des écuries. La fiabilité demeure une inquiétude mais la version finale du V6 donne plutôt satisfaction au motoriste japonais, qui reconnaît toutefois être "très loin" de Mercedes au niveau des performances.

Photo de: XPB Images

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Et pourtant, ce ne sont pas les performances de la MP4-31 qui vont rester en mémoire lors du premier Grand Prix 2016. Suite à un accrochage avec Esteban Gutiérrez, la McLaren d'Alonso va percuter un muret avant de partir en tonneaux dans les graviers, lors de l'un des accidents les plus spectaculaires de ces dernières années. L'Espagnol sort seul de sa monoplace, mais avec des blessures qui occasionneront son forfait à Bahreïn.

2016

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Et comme ce forfait n'était pas vraiment attendu par McLaren, il a fallu faire appel à Stoffel Vandoorne au dernier moment. Le Belge, qui s'est préparé dans l'avion pour Bahreïn, réussit un superbe baptême du feu puisqu'il offre tout simplement son premier point de la saison à l'écurie de Woking, pour sa première course.

Photo de: XPB Images

2016

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Même si McLaren reste loin du podium et du top 5 à la régulière, l'amélioration des performances est notable. Pour la première fois depuis le retour de Honda, l'écurie inscrit des points lors de trois courses consécutives. Le point d'orgue sera le GP de Monaco, où Alonso terminera cinquième et Button neuvième.

Photo de: XPB Images

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Même s'ils n'ont pas totalement disparu, les problèmes de fiabilité sont plus limités qu'en 2015. En Autriche, Button réussit l'exploit de partir de la troisième place sur la grille (après s'être qualifié cinquième), de tenir un temps la seconde position et de finalement terminer la course à la sixième place.

2016

2016
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Les premières pénalités moteur sur la grille tombent en Belgique pour McLaren. Alonso, avec 60 places de pénalité, part de la dernière position et se fraie rapidement un chemin vers le top 10. Il termine septième de la course de Spa, un résultat qu'il a déjà connu précédemment en Hongrie, alors que Button a signé la huitième place à Hockenheim, avant la trêve.

Photo de: XPB Images

2016

2016
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Avant le GP d'Italie, dernière manche européenne de la saison, McLaren annonce que Stoffel Vandoorne remplacera Jenson Button en 2017, même si le Britannique restera dans un rôle de pilote réserviste pour ce qui est présenté comme une année sabbatique et pas une retraite. Le Champion du monde 2009 se montre moins flou, et parle clairement de fin de carrière.

Photo de: McLaren

2016

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McLaren entrera dans les points lors de cinq des sept dernières courses de la saison. Même si l'épreuve à Suzuka est totalement manquée, avec les 16e et 18e places finales, Alonso offrira un top 5 à Woking lors du GP des États-Unis, grâce notamment à un dépassement musclé sur Felipe Massa (photo).

Photo de: Jose Mario Dias

2016

2016
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Globalement, du mieux est noté avec deux top 5 et la sixième place finale chez les constructeurs, et surtout une fiabilité renforcée. En effet, McLaren n'a pris des pénalités sur la grille pour changement d'éléments du bloc propulseur, en dehors du quota de cinq autorisé par le règlement, qu'à trois reprises lors de cette saison.

Photo de: McLaren

2016

2016
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Cependant, quand on s'appelle McLaren-Honda, ce sont des résultats bien insuffisants. Ron Dennis, de plus en plus contesté en interne, fait les frais de ces deux années difficiles et est poussé vers la sortie par ses coactionnaires, Mumtalakat (qui détient 50% de l'entreprise) et Mansour Ojjeh (qui en détient 25%, comme Dennis à l'époque), avant même la fin de saison.

Photo de: XPB Images

2016

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Zak Brown prend sa succession quelques jours plus tard en tant que directeur exécutif et président du McLaren Technology Group.

Photo de: McLaren

2017

2017
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Il apparaît rapidement que Brown veut inscrire son équipe dans une nouvelle ère, au moins sur le plan de l'image. Ainsi, le "MP4" lié au "Project 4", par le biais duquel Dennis avait pris le contrôle de McLaren, disparaît du nom de la nouvelle monoplace, la MCL32, qui adopte en sus l'orange tant réclamé par les fans. La monoplace est présentée en grande pompe le 24 février 2017, à Woking.

Photo de: LAT Images

2017

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Mais le changement majeur de cet intersaison est sans doute celui que l'on ne perçoit pas. L'architecture du bloc turbo hybride de Honda a été revue pour améliorer le potentiel de l'unité de puissance. Alors que la firme nippone semblait avoir progressé et mieux fiabilisé son moteur en 2016, le pari est risqué...

Photo de: LAT Images

2017

2017
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Et très vite, lors des essais, l'on comprend que la MCL32 n'est pas fiable, pas fiable du tout. De nombreux problèmes sont découverts sur l'unité de puissance et le roulage est limité. McLaren est la dernière écurie en terme de kilomètres parcourus, devancée par les structures équipées d'un moteur Renault qui montre des signes de faiblesse. La communication des dirigeants de la structure britannique ne cherche même plus à ménager Honda.

Photo de: LAT Images

2017

2017
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Les premières courses de la saison sont dans la lignée de ces tests. Avec de nombreux problèmes techniques et surtout une performance insuffisante, quand la voiture tient le coup, pour espérer le top 10. McLaren-Honda semble être revenu deux ans en arrière alors que la nouvelle réglementation châssis pouvait être un marchepied vers une amélioration des résultats.

Photo de: LAT Images

2017

2017
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Dans ce contexte, une information étonnante tombe : Sauber et Honda trouvent un accord pour débuter un partenariat en 2018, avec la bénédiction de McLaren.

Photo de: LAT Images

2017

2017
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La répétition des problèmes de fiabilité du bloc Honda et l'absence de progrès notables conduisent désormais McLaren à envisager très sérieusement une séparation. L'écurie prospecte notamment du côté de Mercedes, même si rapidement cette piste est écartée. Honda, devant la menace, se décide à accepter une aide extérieure, avec Ilmor.

2017

2017
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En interne, la situation est si compliquée que, pour éviter de perdre définitivement Alonso, McLaren lui offre l'opportunité de courir l'édition 2017 des 500 Miles d'Indianapolis, en lieu et place du Grand Prix de Monaco, qu'il doit manquer. Il laisse alors sa place à Jenson Button en Principauté et joue la victoire sur l'ovale mythique, avant de devoir abandonner sur... casse moteur.

2017

2017
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Finalement, il faudra attendre la huitième épreuve de la saison, le rocambolesque GP d'Azerbaïdjan, pour voir McLaren inscrire un point, grâce à Alonso, sur un tracé pourtant loin d'appuyer sur les forces de son châssis.

2017

2017
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Au coeur de l'été, quelques mois après le départ de Monisha Kaltenborn de la direction de Sauber et quelques jours après l'arrivée de Frédéric Vasseur, l'accord entre la structure suisse et Honda pour 2018 est annulé. Le Français préfère renforcer la relation historique avec Ferrari, les difficultés de Honda ne laissant rien présager de bon pour une écurie déjà en souffrance sportivement.

2017

2017
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En Hongrie, profitant d'un tracé favorable et d'une fiabilité inhabituelle, McLaren s'offre une double arrivée dans le top 10 avec Alonso sixième et Vandoorne dixième. Il est cependant clair que des discussions sont en cours pour trouver un moyen d'en finir avec Honda.

2017

2017
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Devant l'impossibilité de bénéficier de moteurs Mercedes ou Ferrari, McLaren n'a plus qu'une carte à jouer pour mettre fin à sa relation avec Honda : Renault. Ce moteur, qui souffre également de problèmes de fiabilité après avoir été profondément modifié à l'intersaison, apparaît être un meilleur parti pour le court terme, et notamment pour convaincre Alonso de prolonger son contrat. Cependant un problème se pose : le Losange ne veut pas fournir quatre écuries en 2018. Il faut donc convaincre Toro Rosso d'abandonner son bloc français, au profit d'une unité de puissance... Honda.

Photo de: LAT Images

2017

2017
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La trêve estivale est le théâtre d'âpres négociations impliquant McLaren, Red Bull, Renault et Honda. La rentrée est marquée par de nouveaux problèmes pour les monoplaces orange, qui subissent en Italie, pour la septième fois en 13 GP, des pénalités sur la grille suite au changement d'éléments de l'unité de puissance en dehors du quota de quatre prévu par le règlement.

2017

2017
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Avec 11 points au bout de 13 Grands Prix, McLaren fait pire qu'en 2016 (48 points) et, plus grave, qu'en 2015 (17 points) au même stade de la saison. L'écurie n'a placé ses MCL32 que trois fois dans le top 10. Et même si une légère amélioration des performances a été notée depuis l'arrivée de Mario Illien, elle est jugée insuffisante du côté de Woking.

2017

2017
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Le 12 septembre 2017, Motorsport.com est en mesure de révéler que McLaren et Honda se sont entendus sur une rupture de leur contrat, ouvrant donc la voie, avec la fin de la collaboration entre Toro Rosso et Renault, à une motorisation au losange pour la saison 2018 et au-delà. Les officialisations tombent le 15 septembre.

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Séries Formule 1
Pilotes Jenson Button , Fernando Alonso , Zak Brown , Kevin Magnussen , Stoffel Vandoorne
Équipes McLaren
Type d'article Diaporama
Tags eric boullier, honda, ron dennis