Ecclestone - Le changement de management, c'est pas maintenant

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Ecclestone - Le changement de management, c'est pas maintenant
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
6 nov. 2016 à 08:00

Quelques semaines après l'arrivée de Liberty Media sur la scène de la Formule 1, Bernie Ecclestone assure que rien ne va changer en profondeur à court terme malgré des velléités affichées par les nouveaux propriétaires.

Ross Brawn, Mercedes AMG F1
Le départ de la course
Zak Brown
Chase Carey, président Formula One Group et Bernie Ecclestone
Daniil Kvyat, Scuderia Toro Rosso STR11 et Fernando Alonso, McLaren MP4-31 au départ
L'hospitalité FOM renommée en Mr. E pour Bernie Ecclestone
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid mène au départ
Bernie Ecclestone, pendant que la grille écoute l'hymne national
Le siège de Williams
Bernie Ecclestone sur la grille
Le bâtiment de la FOM renommé
Bernie Ecclestone reçoit un gâteau d'anniversaire de Christian Horner, Red Bull Racing, Niki Lauda, le Dr Helmut Marko, Toto Wolff, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing, Max Verstappen, et l'équipe Red Bull
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid et Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid au départ de la course
Bernie Ecclestone, piloté par Adrian Fernandez, lors de la parade des pilotes
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid mène au départ
Max Verstappen, Red Bull Racing parle avec Bernie Ecclestone

Outre le projet global de Liberty, qui demeure à ce jour trop peu précis pour être vraiment analysé, récemment le paddock de la F1 a bruissé à l'évocation de la potentielle arrivée de Zak Brown ou encore du possible retour de Ross Brawn dans un rôle de consultant pour aider à améliorer la discipline reine et à la faire progresser dans les domaines où elle souffre, en faisant par exemple le lien entre les écuries et la FIA.

Mais Bernie Ecclestone, dans un entretien paru sur le site officiel de la Formule 1, dément qu'un changement majeur soit à l'étude. "Je peux leur assurer qu’en ce qui concerne l’entreprise elle reste comme elle est, il n’y aura aucun changement. Il peut y avoir des actionnaires différents, et les actionnaires qui arrivent à bord actuellement seront probablement plus commerciaux que l’était CVC. C’est à peu près tout."

Des changements majeurs immédiats paraissent de toute façon assez improbables du fait des structures qui régissent la F1 actuellement, que ce soit sur le plan des institutions et de la fabrication des règlements avec le processus désormais connu "Groupe Stratégique/Commission F1/Conseil Mondial" ou sur le plan commercial grâce aux "accords Concorde" signés par chaque équipe et qui les lient jusqu'en 2020. 

Ainsi, quand il lui est simplement demandé si des changements auront lieu en 2017, Ecclestone répond : "Non. [...] Nous avons un accord avec les équipes et ça va rester comme c’est. Et il y aura les discussions habituelles pour le renouvellement de l’accord avec les équipes. C’est un accord commercial. Voyons ce qui se passe."

Parmi les problèmes actuels, est souvent pointé le fait que les écuries ont un poids important dans les décisions prises sur le plan réglementaire, au point de paralyser les possibilités de changement. Mais pas question pour le moment d'envisager un changement de structure même si le Britannique pointe un problème d'équilibre.

"Ça n’a rien à voir avec les accords Concorde, mais avec le Groupe Stratégique que j’ai mis en place pour m’assurer qu’elles seraient représentées. Mais le problème maintenant est que c'est un petit peu trop déséquilibré. Les gens qui fournissent les moteurs ont des clients qui ne veulent pas discuter avec le fournisseur, donc ce n’est pas trop démocratique. Ça penche un peu trop du mauvais côté."

Autre préoccupation, peu évoquée, celle de l'introduction des jeux d'argent, manne financière immense dans d'autres sports comme aux États-Unis en NFL, NHL ou NBA par exemple, qu'Ecclestone balaie d'un revers de main. "Je me suis intéressé aux jeux d’argent il y a trois ou quatre ans. CVC possède une compagnie appelée Sky Bet, qui est très importante en Angleterre. Mais à la fin, le concept de jeux d’argent ne s’est pas révélé adapté."

Grand Prix d'Allemagne

En dehors de ces questions, le calendrier 2017 provisoire validé par la FIA compte pour le moment 21 Grands Prix mais l'épreuve allemande reste à confirmer - comme le Canada et le Brésil -, l'alternance mise en place entre le Nürburgring et Hockenheim ayant été rendue caduque par la défection du tracé de l'Eifel en 2015.

"Rien n’est encore sûr. Nous essayons de l’organiser. Il semble que le promoteur ne puisse pas le rendre financièrement viable. Ils ne peuvent pas payer un droit d’entrée, qui est un droit d’entrée très réduit que nous avons fait pour eux… Il n’est pas juste qu’ils aient à payer un droit d’entrée qui est bien inférieur à ce que les autres destinations européennes paient. Nous essayons de garder tous les Européens au même montant." 

Ecclestone se montre surpris par le faible engouement en Allemagne pour une discipline qui compte pourtant beaucoup de fiertés nationales comme Sebastian Vettel, Nico Rosberg ou encore l'écurie Mercedes globalement.

"Peut-être qu’ils ne veulent pas la Formule 1. Oui, c’est très étrange si vous regardez leur histoire en F1, avec plusieurs champions du monde et une équipe qui a beaucoup de succès. Je ne sais pas ce qu’ils pourraient avoir de plus."

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Séries Formule 1
Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités