Economie - Quand la F1 finance et favorise l'ascension de pilotes GP2 et GP3

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Economie - Quand la F1 finance et favorise l'ascension de pilotes GP2 et GP3
Par : Basile Davoine
28 avr. 2015 à 07:30

Felipe Nasr, Sauber F1 Team et Marcus Ericsson, Sauber F1 Team
Daniil Kvyat, Red Bull Racing et le Dr Helmut Marko, consultant Red Bull Motorsport sur la grille
Daniil Kvyat, Red Bull Racing RB11
Valtteri Bottas, Williams FW37
Esteban Gutierrez, Ferrari
GP2 - Test DRS
Le GP3 à Barcelone

Après avoir soigneusement mené l'enquête, le très sérieux magazine Forbes a découvert que la Formule 1 n'avait pas hésité à apporter un soutien financier à certains pilotes du GP2 et du GP3 ces dernières années. L'objectif d'une telle démarche est de favoriser l'ascension de pilotes issus de certaines nations représentant des marchés clés pour la discipline.

C'est en décortiquant un dossier de 500 pages, rédigé en 2012, que cette information a été révélée. Ce document existait en vue de l'entrée en bourse de la F1 à Singapour, qui n'a finalement jamais eu lieu en raison de la crise de la zone Euro survenue à l'été de cette même année.

Dans ce dossier, la FOM (Formula One Management) précise notamment : "De temps en temps, nous sponsorisons des pilotes de GP2 et GP3 pour encourager le développement du sport dans des marchés clés."

Alors que les dirigeants de la discipline sont régulièrement montrés du doigt pour ne pas porter d'intérêt aux formules de promotion, il s'avère que c'est précisément le contraire. Forbes rappelle également que la FOM et Bernie Ecclestone soutiennent la jeune série Formula Kart Stars, qui réunit des pilotes âgés de 8 à 17 ans.

L'effet "catalyseur" d'un pilote dans son pays

Les pilotes passés par le GP2 et le GP3 sont nombreux sur l'actuelle grille de la F1, et l'on compte parmi eux les deux pilotes Sauber que sont Felipe Nasr et Marcus Ericsson. Le GP3 a également vu passer certaines pointures de la F1 puisque Valtteri Bottas (Williams) et Daniil Kvyat (Red Bull) y ont été sacrés en 2011 et 2013. Sans oublier que le premier vainqueur de la série fut Esteban Gutiérrez, passé chez Sauber ces deux dernières saisons et aujourd'hui réserviste chez Ferrari.

Autant de pilotes dont les nationalités laissent suggérer qu'il pourrait s'agir de ces "marchés clés" évoqués par la FOM, bien qu'aucun nom n'a été révélé concernant ceux qui ont bénéficié d'un investissement économique de la F1 dans leurs jeunes années.

Dans le document précédent l'entrée en bourse avortée, les dirigeants de la F1 précisaient leur intention de "développer et favoriser, via le GP2 et le GP3, les pilotes issus de nouveaux pays, régions et marchés qui sont capables de progresser en Formule 1. La présence d'un pilote national dans la compétition peut être un catalyseur significatif pour la popularité du sport dans un pays donné."

Il convient de rappeler que le GP2 et le GP3 sont des championnats gérés par la FOM, créés respectivement en 2005 et 2010. Le dossier épluché par Forbes précise que ces deux disciplines représentaient en 2011 2,9% des revenus de la FOM, à hauteur de 44,8 millions de dollars. 

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Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités