L'écurie Mercedes transcendée par l'adversité de Red Bull

Déjà réputée pour sa force de travail et de développement, l'équipe Mercedes se dit galvanisée par la situation loin d'être optimale découverte à Bahreïn. L'explication d'un rebond déjà entrevu ?

L'écurie Mercedes transcendée par l'adversité de Red Bull

Il est encore trop tôt pour savoir si Mercedes a repris l'avantage théorique sur Red Bull Racing, mais une chose est claire à ce stade du week-end : l'écurie Championne du monde a repris du poil de la bête et sa monoplace contente beaucoup plus Lewis Hamilton et Valtteri Bottas. Les essais libres du Grand Prix d'Émilie-Romagne ont permis aux deux hommes d'évoluer avec une W12 plus stable du train arrière et globalement plus équilibrée, le Finlandais s'octroyant le meilleur chrono en EL1 et en EL2.

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Ces progrès ne sont évidemment pas le fruit du hasard mais plutôt d'un travail de fourmi auquel se sont adonnées les troupes de Brackley, galvanisées par le défi proposé par Red Bull à Bahreïn. C'est ce qu'affirme James Allison, encore directeur technique de l'écurie pour quelques semaines, précisant que la situation du début de saison n'a pas été prise à la légère et que tout a été fait pour corriger un maximum de choses. L'on oublierait presque que Lewis Hamilton l'avait tout de même emporté à Sakhir, au prix d'une stratégie agressive et réussie !

"Je pense que c'est dans la nature humaine : lorsque l'on se fait piquer, on bondit un peu plus intensément", image James Allison. "Nous adorons courir et nous adorons nous battre, mais nous n'aimons pas avoir le sentiment d'être au second plan. La Red Bull était plus rapide que nous à Bahreïn et nous avons fait de notre mieux pour essayer de faire progresser notre voiture, pour que nous n'ayons pas à souffrir de cette piqûre plus longtemps que nécessaire."

"Ce sont des sensations différentes. Même si l'année dernière a été incroyable car nous avons collectivement produit l'une des meilleures voitures de course de tous les temps et vécu une saison quasiment parfaite, il n'y a pas tant de moments profondément mémorables. Une victoire facile ne reste pas dans les mémoires comme une victoire arrachée bec et ongles, à l'image de celle de Bahreïn. Gagner en étant outsider, ce qui était clairement notre cas, est une expérience brillante et dont on se souvient pour toujours. Je sais que j'ennuierai mes petits-enfants avec ça !"

Le Britannique insiste sur le fait que les progrès observés vendredi chez Mercedes sont essentiellement dus au travail de réglages et d'exploitation de la W12 pour trouver un meilleur équilibre, bien plus qu'aux évolutions apportées. Ces derniers jours, les séances de simulateur se sont multipliées à Brackley et Valtteri Bottas n'a pas chômé.

"Il s'agit simplement de gens qui travaillent sur la simulation pour essayer de voir quels sont les domaines dans lesquels la voiture nous posait problème [à Bahreïn]", précise James Allison. "Il s'agit de trouver un équilibre qui fonctionne mieux dans les courbes. Mais la clé est presque toujours la même, à savoir faire en sorte que les pneus soient à la bonne température à l'avant comme à l'arrière, au freinage, en prenant la corde et en ressortant [des virages]."

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