Les écuries frileuses à l'idée d'une grille à 24

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Les écuries frileuses à l'idée d'une grille à 24
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20 mars 2019 à 17:28

Les équipes aujourd'hui engagées en Formule 1 préfèrent mettre l'accent sur le fait de privilégier les entités bien établies plutôt que sur la quête de nouveaux arrivants à tout prix. Choyer le plateau actuel est pour elles une priorité avant de penser à compléter les deux places libres.

La Formule 1 et la FIA ont toutes deux, par la voix de leurs présidents respectifs Chase Carey et Jean Todt, exprimé leur souhait de voir de nouvelles écuries rejoindre la grille à l'horizon 2021. La fin des Accords Concorde et les négociations cruciales qui doivent porter sur la refonte de nombreux points avant cette échéance pourraient prendre cet objectif en considération, alors que des structures auraient manifesté un "véritable intérêt". En revanche, ce n'est pas le cas du côté des motoristes, ce qui poserait éventuellement problème en matière de fourniture…

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L'histoire n'en est pas encore là, et pour les écuries existantes ce n'est certainement pas un sujet prioritaire. C'est ce qu'ont clairement fait comprendre certains patrons d'équipe en apprenant la nouvelle, trouvant un certain consensus autour de la ligne consistant à privilégier la qualité sur la quantité. "Ce qui est important, c'est le nombre d'équipes qui sont compétitives et peuvent vraiment contribuer directement au spectacle, qui peuvent prétendre gagner", souligne par exemple Cyril Abiteboul, directeur général de Renault F1. "Mais s'il y a un business model qui est viable pour douze équipes compétitives, je pense que l'on devrait se pencher dessus."

Dans toutes les têtes trotte évidemment l'échec cuisant de l'arrivée d'écuries "low-cost" en 2010, et le fait qu'aucun des trois projets de l'époque n'a finalement pu survivre. HRT, Caterham et Marussia n'ont finalement été que des météorites de passage. "J'opterai toujours pour la qualité avant la quantité", prévient Christian Horner. "Je pense que nous avons dix équipes qui sont plutôt en bonne santé en ce moment par rapport aux années précédentes. Lorsque la grille s'est agrandie, aucune des équipes qui est arrivée il y a quelques années n'est encore là aujourd'hui."

George Russell, Williams Racing FW42, et Robert Kubica, Williams FW42, derrière le peloton au départ

"En Formule 1, le coût d'inscription est très élevé donc c'est virtuellement impossible si vous n'êtes pas un constructeur ou un multimillionnaire, et parfois ça ne suffit même pas", ajoute le directeur de Red Bull Racing. "Je crois qu'il y a un bon équilibre actuellement. Je préférerais que l'on s'occupe de ce que l'on a, d'avoir de la qualité et un peloton plus resserré, que le fait d'avoir plus d'engagés pour le seul besoin de remplir la grille de départ et de voir plus de voitures tourner."

Choyer la valeur du plateau existant

Officiellement, et selon les textes de la FIA, la Formule 1 peut accueillir jusqu'à douze écuries et 24 monoplaces sur sa grille de départ. Sur le papier, la discipline n'affiche donc pas complet, ce qui peut éventuellement poser problème en termes d'images, encore que. "Il est important que la grille de départ soit complète, et que les spectateurs puissent voir beaucoup de monoplaces en piste", admet ainsi Toto Wolff.

Mais le directeur de la branche sportive de Mercedes contrebalance immédiatement cet argument, à l'instar de ses homologues : "Je pense que nous sommes dans une situation raisonnable en Formule 1 actuellement. La valeur des équipes est plus importante et il faut garder ces franchises limitées afin d'attirer les meilleures marques pour s'engager ou participer auprès d'équipes existantes. C'est la chose la plus importante."

Douze équipes, ce serait aussi un gâteau à découper en parts plus réduites pour ce qui est des revenus…

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Séries Formule 1
Auteur Basile Davoine
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