Édito - La dernière ligne droite

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Édito - La dernière ligne droite
Par : Basile Davoine
2 nov. 2016 à 08:16

Les dernières semaines ont été mouvementées, mais le mois qui débute ne sera pas en reste, en F1 comme ailleurs.

Le mois d’octobre qui vient de s’écouler a permis de vous retrouver une fois encore très nombreux sur Motorsport.com. Il faut dire que les enjeux n’ont pas manqué, et les titres ont été attribués en pagaille. On garde d’ailleurs en tête le week-end du 16 octobre, qui a vu les couronnes être décernées les unes après les autres, du sacre prématuré de Marc Márquez en MotoGP à celui annoncé de Sébastien Ogier en WRC, pour ne citer qu’eux deux.

La fin des anneaux magiques

Octobre aura également réservé son lot de nouvelles, bonnes ou mauvaises, et on ne peut rester insensible à la déflagration provoquée il y a quelques jours dans le monde de l’Endurance par l’annonce du retrait d’Audi. La fin du programme LMP1 de la marque aux anneaux est un véritable crève-coeur pour tous les passionnés, et vient clore un chapitre à succès que l’on n’oubliera pas de sitôt.

L’empreinte d’Audi est devenue telle autour des 24 Heures du Mans qu’on ne peut pas nier que l’absence du constructeur allemand paraîtra totalement étrange dans quelques mois, à l’heure de la 85e édition. On se souviendra de la firme d’Ingolstadt comme d’une pionnière fidèle à l’esprit de l’épreuve et qui n’a jamais reculé, à tel point que l’on pouvait presque croire naïvement que son engagement ne serait jamais remis en cause. De 1999 à 2016, Audi a disputé 18 éditions des 24 Heures du Mans et en a remporté 13, tout en y faisant régulièrement briller des technologies nouvelles.

On se souviendra également des troupes du Docteur Ullrich et du Joest Racing comme de celles invincibles mais pourtant poussées dans leurs derniers retranchements par Pescarolo Sport dans les années 2000, puis par Peugeot à la fin de cette même décennie, jusqu’à voir le lion terrasser le géant allemand pour triompher dans la Sarthe en 2009. Pourtant, même après cet échec, Audi n’a rien remis en cause de son engagement en Endurance, poursuivant son programme pour la gagne et jouant un rôle non négligeable dans la création du Championnat du monde d’Endurance WEC par l’ACO et la FIA.

#2 Audi Sport Team Joest Audi R18 e-tron quattro: Tom Kristensen, Allan McNish, Loïc Duval

Alors que Toyota, depuis 2012, et le cousin Porsche depuis 2014, se sont invités à la table - on passera volontairement sur le passage furtif de Nissan en LMP1 -, le niveau du WEC n’en a été que relevé, permettant à la catégorie de devenir très prisée, jusqu’à y voir s’imposer d’anciens ou actuels grands noms de la F1.

Mais il faudra s’y faire, l’aventure Audi appartiendra au passé dans quelques semaines, victime des coupes franches d’un groupe Volkswagen qui s’apprête également à tailler dans le vif l’engagement de la marque de Wolfsburg en WRC. Un Dieselgate est passé par-là, mais pas seulement…

Pour l’Endurance et le WEC, on peut se poser de nombreuses questions, mais on ne doute pas de la capacité de rebond. Charge aux organisateurs de trouver la parade pour continuer sur la belle voie engagée, en dépit du départ d’un acteur majeur. 

Du suspense et des questions

Au-delà, le crépuscule d’octobre laisse cependant place à de grandes attentes dans notre univers quotidien, avec un mois de novembre très attendu. D’abord parce qu’il sonnera inévitablement le glas de la saison 2016 dans bien des disciplines, et aussi, par voie de conséquence, parce qu’il nous délivrera du suspense en Formule 1 : Nico Rosberg ou Lewis Hamilton ?

Ce dernier, en s’imposant à Mexico il y a quelques jours, nous a offert au moins un épisode supplémentaire dans la lutte qui l’oppose à un coéquipier qui n’a jamais été aussi proche de coiffer sa première couronne. Ce n’est pas faire de parti pris que d’écrire ici que, forcément, on souhaiterait voir le suspense se prolonger après Interlagos pour un ultime duel lors du dernier Grand Prix à Abu Dhabi. C’est en revanche la moindre des choses, bien que banale, que de souhaiter simplement que le meilleur des deux l’emporte à la fin. On espère que le duel sera beau, quitte à faire des étincelles. Faites vos jeux !

Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid et Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid sur la grille

Outre le nom du lauréat 2016, la catégorie reine doit encore répondre à bien des questions qui alimentent la chronique depuis plusieurs semaines. Beaucoup concernent les baquets encore à pourvoir pour la saison prochaine, d’autres entourent des questions plus politiques, sur fond de retour annoncé de Ross Brawn dans un rôle externe à une équipe. On ne le répétera jamais assez, cette F1 sait se vendre et faire vivre la saga qu’elle met elle-même en place savamment.

D’ici là, un premier voile se sera levé, dès demain, du côté de Grove et de Williams, où sera au moins officialisée l’arrivée en F1 de Lance Stroll, presque deux fois moins âgé que celui qu’il remplace !

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