Encore des hauts et des bas à venir pour McLaren, prévient Dennis

McLaren a entrevu des progrès lors des premières épreuves de la saison. Après avoir accumulé un très faible kilométrage en essais hivernaux en raison de difficultés d’intégration de l’unité de puissance Honda, l’équipe de Woking a abordé les quatre premières épreuves de la saison comme des séances de tests grandeur nature.

Le programme de mise en place progressive de la puissance du bloc Honda se constate déjà après les manches extra-européennes : un monde sépare déjà le niveau de performance affiché à Melbourne de celui vu à Bahreïn. Même si les autos sont encore derrière, et ne rallient pas toujours l’arrivée…

"Je l’ai déjà dit auparavant et je le répète : nous avons une montagne à gravir, mais nous la grimpons, et nous en verrons le sommet. Cela, je le garantis", martèle Ron Dennis pour le site officiel de la F1. 

Nous verrons le sommet, je le garantis

Ron Dennis

Développer une relation d'usine après s'être séparé de Mercedes

McLaren pose les bases d’une relation s’inscrivant sur le long terme, après avoir constaté à quel point les intérêts de Mercedes-Benz étaient passés sur l’équipe maison et non les clients, dont McLaren faisait partie.

"McLaren et Honda partagent une passion pour la victoire en Formule 1 - nous l’avons fait dans le passé et nous le ferons de nouveau-. Pour qu’une équipe puisse gagner en Formule 1, il faut un constructeur, une multinationale automobile en tant que partenaire sur l’unité de puissance. Et c’est exactement ce dont dispose McLaren avec Honda".

"Nous avons connu de grands succès avec Mercedes-Benz, lorsqu’ils étaient notre partenaire moteur, en remportant le Championnat du Monde aussi bien avec Mika (Häkkinen) qu’avec Lewis (Hamilton). Mais le fait est qu’une équipe ne goûte pas autant au succès en tant qu’équipe d’usine qu’en tant que cliente. Avec Honda, nous n’avons pas ce problème, car Honda est notre partenaire sur l’unité de puissance, et est immensément impliqué à nos côtés". 

Nous savions que ce serait difficile

 Ron Dennis

Sans ignorer la réalité des tristes performances de McLaren, Dennis rappelle à quel point l’équipe revient déjà de loin depuis le début de l’année.

"Nous savions que cette saison serait difficile, mais nous progressons à chaque Grand Prix. En Australie, nous étions loin du compte en termes de rythme, mais nous sommes parvenus à faire rallier l’arrivée à une voiture. En Malaise, nous avons fait un pas en avant significatif en termes de déficit sur un tour par rapport à nos principaux rivaux, mais notre fiabilité n’était pas encore là. En Chine, nous avons continué à progresser sur le rythme, et avons placé nos deux autos à l’arrivée pour la première fois. A Bahreïn, nous avons connu des ennuis de fiabilité sur l’auto de Jenson [Button], mais celle de Fernando [Alonso] a tourné comme une horloge tout le week-end, et atteint la Q2 en qualifications avant de passer près des points en course". 

Encore des hauts et des bas à venir

Pour une équipe ayant joué la victoire et les titres mondiaux plus souvent qu’à son tour au cours des 15 dernières années, simplement progresser n’est évidemment pas le but ultime. Woking souhaite redevenir une force incontestable de la grille.

"Clairement, de tels résultats ne sont pas ce que nous visons ; mais il est également tout aussi clair que le développement va dans le bon sens. Je ne dis pas que le développement sera linéaire. Au contraire, nous verrons parfois des pics de performances positifs, et parfois, des performances moins positives au gré des hauts et des bas de la saison. Mais globalement, la forme de notre courbe de performance ira vers le haut. Et ce n’est pas un hasard : il s’agit du résultat d’une masse de travail acharnée de la part d’un grand nombre d’experts et de personnes expérimentés, tant en Grande-Bretagne qu’au Japon".

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Type d'article Actualités
Tags dennis, développement, honda, mclaren