Être directeur de course en F1, c'est quoi?

C'est un rôle parmi les plus cruciaux qui soient en Formule 1, et qu'il exerce depuis 1997 : Charlie Whiting est directeur de course de la catégorie reine du sport automobile.

Lors de chaque Grand Prix, ses tâches sont nombreuses : la sécurité est sa priorité. Whiting se rend au circuit pour la première fois de la semaine le mercredi qui précède la course pour rencontrer les organisateurs et passe en revue les infrastructures ainsi que les commissaires pour s'assurer que tout ce qui est nécessaire à la sécurité des pilotes et des spectateurs est au point.

C'est un processus qu'il faut répéter, à moindre échelle, avant chaque séance, notamment pour s'assurer que tous les commissaires sont là et qu'il n'y a pas de nouveaux panneaux publicitaires sur la piste!

Whiting est mieux connu comme la personne qui donne le départ des courses, allumant les cinq feux et les éteignant manuellement. Il remonte ensuite en direction de course pour surveiller et délibérer au sujet de tout incident lors de l'épreuve.

"À la direction de course, il y a 30 ou 40 écrans qui montrent la moindre portion du circuit, les dégagements et le reste," explique-t-il à GPUpdate.net. "Nous avons accès à tout cela et l'enregistrons. Nous avons aussi un système qui nous permet de revisionner des images et qui nous donne un retour immédiat de toute caméra qui se serait trouvée là où l'incident a eu lieu."

"Notre système nous permet de savoir où se situent toutes les voitures sur le circuit, où nous pouvons installer les panneaux lumineux, si un pilote va trop vite sous le régime de voiture de sécurité ou a dépassé la voiture de sécurité. Je peux avoir tout ce que je veux sous les yeux."

En contact permanent avec les écuries

Il est devenu fréquent, à notre époque, que des pilotes mécontents demandent des sanctions pour leur rivaux via la radio : en effet, Whiting est en mesure d'écouter toutes les communications entre pilote et écurie, et est en contact avec toutes les équipes.

"Ensuite, il y a la communication vocale avec toutes les équipes," poursuit-il, "et nous pouvons écouter tous les pilotes ; on ne peut pas leur parler évidemment, mais on peut écouter ce qui se passe."

"Les équipes appuient sur un bouton : Race Control. Puis j'entends 'Une équipe souhaite entrer en communication'. Je regarde qui c'est. Mais il y a les situations à haute pression, comme avec la voiture de sécurité, où on voit toutes les lumières s'allumer, et j'ai un agréable bouton qui me permet de couper le son. Pour ne pas avoir trente-six notifications d'équipes à l'oreille!"

Il y a 20 ans, le Brésil n'avait pas la moindre caméra!

Charlie Whiting

Quoi qu'il en soit, le travail de Whiting a énormément changé en l'espace de dix-huit ans, et s'est grandement amélioré grâce à l'évolution de la technologie et des infrastructures disponibles.

"Nous avons beaucoup plus d'informations disponibles de nos jours. Les circuits se sont énormément améliorés. La direction de course s'est énormément améliorée. Des télévisions haute définition, des caméras tout autour du circuit, des enregistrements digitaux..."

"Il y a 20 ans, le Brésil [Interlagos] n'avait pas la moindre caméra : on s'asseyait au dernier étage de la tour de contrôle, on prenait des jumelles et on écoutait ce que disaient les commissaires. Beaucoup de chemin a été parcouru," conclut le Britannique.

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités
Tags direction de course, race control, sécurité, whiting