La F1, "sûrement la voiture la plus facile à piloter" pour Kubica

Depuis son terrible accident de rallye en 2011, Robert Kubica a pris le volant de nombreuses voitures de course. WRC, DTM, GT3, R.S.01, LMP1, GP3 : la liste est longue.

Contre toute attente, c'est bien une Formule 1 qui lui pose le moins de problèmes, comme Kubica l'a découvert au moment de tester la Lotus E20, grâce à l'opportunité offerte par Renault Sport F1 Team. Le Polonais a en effet perdu une partie de la mobilité de son bras droit, et la direction assistée présente sur ce type de monoplace lui facilite grandement la vie.

"C'est peut-être étrange, mais une F1 est sûrement la voiture la plus facile à piloter pour moi, grâce à la direction assistée", confirme Kubica dans les colonnes de F1 Racing. "D'un côté, le temps de réaction est moindre dans une F1 parce que les choses vont vite, et un niveau de concentration spécial est requis. Mais comme je me le suis confirmé, je n'ai pas tout perdu."

Ce n'est pas la seule bonne surprise pour Kubica. Lorsque les ingénieurs du Losange lui ont demandé ce qu'il fallait faire pour ajuster le volant à sa convenance, la réponse a été claire : "Rien."

"Cette voiture est précisément ce que je voulais pour 2010 ou 2011", poursuit-il. "Ce cockpit reste précisément comme je l'aime. L'angle de la pédale est exactement ce que j'avais demandé, le volant est pile au bon endroit – c'est ce dont j'avais l'habitude, quasiment fait sur mesure."

"Cela m'a donné beaucoup de confiance, car je savais que je n'avais même pas à réfléchir à l'angle de la pédale de frein ou à sa raideur, ou à la longueur de l'accélérateur. Je savais déjà exactement les sensations que j'allais ressentir. Il y a donc des choses auxquelles, contre toute attente, je n'ai pas eu besoin de penser ou de m'adapter. J'ai trouvé une zone de confort plus rapidement avec la voiture."

Un seul tour pour reprendre ses marques

La seule vérité est toutefois celle de la piste, et il semble que Kubica ait fait son retour au bon moment, puisqu'il a enchaîné les tours avec la E20 à Valence et au Paul Ricard, puis au volant de la Renault R.S.17 contemporaine sur le Hungaroring, où il a parcouru 142 tours en un jour – l'équivalent de deux Grands Prix – sans perdre de sa rapidité.

"J'aurais pu le faire quelques mois plus tôt", commente le vainqueur du Grand Prix du Canada 2008 au sujet de son retour au volant d'une F1, "voire même l'an dernier, mais je n'étais pas sûr. Je suis venu avec confiance, pas à 100%, mais j'étais presque sûr. Je me demandais juste si ça allait me prendre dix tours ou 100 tours pour que les sensations reviennent. Il n'en a fallu qu'un..."

 
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