Ferrari accepte le refus de Sainz de créer un écart avec Leclerc

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto, a admis qu'il n'y avait "probablement aucun moyen" pour Carlos Sainz de créer un écart avec Charles Leclerc comme cela lui a été demandé en fin de Safety Car à Silverstone.

Ferrari accepte le refus de Sainz de créer un écart avec Leclerc

Carlos Sainz a remporté son premier Grand Prix de Formule 1 ce week-end à Silverstone, après avoir dépassé son équipier Charles Leclerc pour la tête de course à une dizaine de tours de l'arrivée. Cette manœuvre a été réalisée dès le premier tour de relance, l'Espagnol profitant de ses pneus tendres pour prendre le dessus sur la Ferrari frappée du #16 et équipée de pneus durs usés.

La Scuderia avait en effet choisi de maintenir Leclerc en piste, par crainte de perdre gros en effectuant un double arrêt, en pariant sur le fait qu'il disposait de pneus relativement frais et qu'il pourrait parvenir à se maintenir devant le reste du peloton. Pour tenter de l'aider, l'équipe a même demandé expressément à Sainz de créer un écart de dix voitures avec le leader.

Mais Sainz a alors répliqué qu'il était lui-même sous la pression de Lewis Hamilton, avant d'ajouter : "S'il vous plait, ne demandez pas ça. S'il vous plait, s'il vous plait, arrêtez d'inventer, arrêtez d'inventer. Je suis aussi sous pression."

Interrogé sur le sujet après la course, Mattia Binotto a expliqué que l'ordre visait à donner plus de marge à un Leclerc qui aurait été en difficulté sur ses gommes. Toutefois, le directeur italo-suisse reconnaît qu'exécuter une telle consigne aurait été compliqué : "Nous avons une confiance totale, nous savons qu'il fait du mieux qu'il peut pour l'équipe, pour lui aussi bien sûr, mais pour l'équipe."

"Il l'a clairement prouvé quelques tours plus tôt en échangeant [les positions] sans discussion, et même en s'arrêtant plus tôt que Charles lors du premier arrêt, il n'y a pas eu de discussion, parce qu'il a une confiance totale dans l'équipe, dans la façon dont nous agissons et dont il se comporte."

"Donc encore une fois, je suis très heureux. Je sais qu'il a fait de son mieux. Il n'y avait probablement aucun moyen pour lui de donner de l'espace à Charles. Je pense qu'il a fait de son mieux pour une victoire de Ferrari ici à Silverstone."

Le Safety Car devant Charles Leclerc, Carlos Sainz, Lewis Hamilton et Sergio Pérez

Le Safety Car devant Charles Leclerc, Carlos Sainz, Lewis Hamilton et Sergio Pérez

Après l'épreuve, Sainz a insisté sur le risque qu'aurait selon lui représenté le fait de perdre l'aspiration de son équipier, notamment face à Hamilton : "J'ai essayé de leur expliquer que j'avais derrière moi probablement l'homme le plus rapide sur la piste aujourd'hui."

"Si je reculais de dix mètres, je pouvais perdre un peu d'aspiration. Et s'il me dépassait, Charles était également une proie facile. Donc ma décision a été de prendre la tête dès que possible, parce que je savais que j'allais prendre la tête avant le virage 6, avec l'adhérence que j'avais avec les tendres, et à partir de là essayer de ne pas affecter sa course en prenant la tête."

"J'ai demandé à l'équipe : 'Laissez-moi faire, je vais gérer ça aussi proprement que possible'. Et en fait, Charles a fait un excellent travail pour quasiment rester en P2. Parfois il y a le ressenti du pilote et parfois l'équipe peut vous dire quelque chose que vous n'approuvez pas et vous faites juste votre propre truc parce que vous y croyez vraiment. Mais j'ai une grande confiance dans l'équipe et aujourd'hui nous avons fait une très belle course, et nous nous faisons confiance dans ce genre de scénarios, comme vous l'avez vu."

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