Ferrari est déjà tourné à "90 ou 95%" vers 2022

Ferrari ne cédera pas à la tentation de développer davantage sa monoplace 2021, malgré des résultats en nette progression par rapport à l'an dernier.

Ferrari est déjà tourné à "90 ou 95%" vers 2022

Malgré un premier podium qui se fait encore attendre en 2021, la Scuderia Ferrari a confirmé lors des trois premiers Grands Prix de la saison avoir redressé la barre avec sa monoplace par rapport à la saison passée. La régularité est davantage au rendez-vous et l'écurie italienne ne pointe qu'à onze unités de McLaren au championnat constructeurs.

Néanmoins, ce début d'embellie ne vient pas parasiter les plans précédemment établis à Maranello. Si la tentation pourrait être grande de pousser le développement de la SF21 afin de viser cette troisième place, on s'interdit de jouer ce jeu qui serait dangereux. Car le point de mire reste 2022 et la préparation optimale de la future réglementation. Ainsi, la quasi-totalité des ressources de l'équipe a déjà basculé sur le projet de l'année prochaine.

"C'est très clair pour nous", confirme le directeur sportif Laurent Mekies. "Mattia [Binotto, directeur de Ferrari] a déjà été très clair plusieurs fois. Nous sommes concentrés sur 2022. Le fait que le peloton soit aussi serré [cette année], au point de voir quelques centièmes ou dixièmes nous faire passer de la sixième à la troisième place, ne changera pas notre stratégie. Notre concentration se porte sur l'année prochaine. Nous avons déjà fait basculer une large majorité de nos ressources. Ça ne veut pas dire que certains détails ne changeront pas sur la voiture [2021] avec ce que nous apprenons en piste, la corrélation, etc. Mais la concentration est sur l'an prochain. Pour nous, c'est une décision claire."

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Invité à préciser les proportions que cela représente dans le travail et l'engagement quotidien des ressources à Maranello, le Français est on ne peut plus clair sur la portion congrue qui demeure attribuée au projet de la saison en cours. "Nous avons déjà presque tout fait basculer", précise-t-il. "C'est vraiment le cas pour nous. Si vous voulez un chiffre, peu importe comment on le dit, et si vous voulez dire 90% ou 95%, c'est là que nous en sommes."

Ferrari a donc choisi ce qui lui semble être le juste milieu entre la préservation de ses intérêts immédiats et l'anticipation des besoins à moyen et long terme. Si techniquement la décision est claire, elle ne signifie toutefois pas l'abandon sportif du championnat 2021, au contraire. Néanmoins, sur le terrain de l'exercice en cours, tout se joue maintenant dans d'autres domaines que celui du développement pur.

"Nous savons que seulement quelques dixièmes ou centièmes dépendent de nous à l'usine et en piste quant à la manière de nous préparer, d'exécuter, d'être bons", souligne Laurent Mekies. "La clé est l'apprentissage sur chaque Grand Prix pour y arriver, pour essayer d'optimiser. Vous avez vu nos pilotes utiliser différentes stratégies pneumatiques entre Carlos et Charles [vendredi en essais libres à Barcelone], ils travaillent ensemble pour essayer d'estimer où sont les points d'équilibre pour tout optimiser, pour extraire l'essentiel de la voiture. Pour l'équipe, c'est une bonne nouvelle car ça veut dire que nous faisons avec ce que nous avons, dans un peloton très serré, et c'est un excellent défi pour nous tous."

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