La FIA évoque une annonce au sujet de l'hydrogène

La Fédération internationale de l'automobile veut continuer à œuvrer pour la neutralité carbone et cela ne passera pas uniquement par l'électrique, mais aussi par les carburants.

La FIA évoque une annonce au sujet de l'hydrogène

Selon son président, Jean Todt, la Fédération internationale de l'automobile doit faire une annonce portant sur la place de l'hydrogène dans le sport automobile, et ce alors que le Français affiche sa volonté de poursuivre les démarches en vue d'un avenir zéro émission, à la fois sur les routes et sur les circuits.

La FIA a établi un plan ambitieux visant à rendre le sport automobile plus respectueux de l'environnement, à tous ses échelons. Alors que, dans le monde entier, des efforts ont été entrepris pour atteindre la neutralité carbone en réduisant drastiquement les émissions de CO2, la Formule 1, par exemple, s'est fixé cet objectif pour 2030.

En marge de sa visite à Rome, le week-end dernier, où il a assisté à l'épreuve de Formule E qui s'y tenait, Jean Todt a affirmé que le championnat tout électrique régi par la FIA et la Formule 1, dont les moteurs emploient de l'essence, avaient tous deux un rôle à jouer afin d'atteindre cet objectif, qu'il considère "commun" à toutes les disciplines.

Lorsqu'il lui a été demandé s'il faudrait que le sport auto passe à l'électrique afin d'obtenir de manière satisfaisante la réduction des émissions de CO2, Jean Todt a répondu : "Pas complètement, mais le sport automobile tout entier doit atteindre le zéro émission. Si ce n'est pas par l'électrification, alors [cela doit passer] par les carburants. Nous avons été des pionniers de [la motorisation] hybride avec la Formule 1 et nous avons la Formule E, mais il faudra qu'il en soit de même en rallye et dans les championnats de tourisme. Aucune catégorie ne pourra échapper à ce destin commun."

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La F1 a déjà fait état de son intention d'accroître son utilisation de biocarburants à l'avenir, car il est estimé que les progrès technologiques réalisés dans ce domaine permettront d'avoir un impact considérable sur la réduction de la pollution émise par les voitures à essence qui continueront d'être utilisées dans le monde pendant encore de nombreuses années.

Jean Todt a toutefois laissé entendre qu'une nouvelle étape portant sur l'hydrogène était à venir, avec une annonce sur la recherche dans ce domaine. "C'est un développement très intéressant de la technologie", a-t-il souligné. "Beaucoup de personnes y travaillent et la FIA apportera sa contribution. Nous réalisons de nombreux essais dans nos laboratoires et nous ferons une annonce qui concernera justement l'hydrogène."

Les 24 Heures du Mans œuvrent déjà à l'intégration d'une catégorie hydrogène en 2024, et Red Bull travaille avec ORECA à la création d'un concept baptisé H24. Même s'il serait prématuré d'imaginer une unité de puissance à hydrogène introduite en F1 lors du prochain cycle règlementaire qui entrera en vigueur à partir de 2025, les constructeurs étudient cette option à plus long terme.

Ainsi, Ola Källenius, le PDG de Mercedes, évoquait il y a quelques mois l'attrait des moteurs à hydrogène, à condition qu'une production propre du gaz soit possible. "C'est une des technologies pouvant conduire à un avenir neutre en CO2 sur laquelle nous travaillons, et ce depuis 25 ans", expliquait-il. "Nous allons d'abord commencer, en termes de déploiement sur route, par les camions les plus lourds et quelques bus, mais ça ne fonctionnera pas avant d'avoir enfin de l'hydrogène vert pour accompagner cela."

Un avenir fort pour la FE

Estimant que les médias ne font pas nécessairement assez pour susciter l'intérêt du grand public autour d'une catégorie qui promeut la mobilité électrique en ville, Jean Todt s'est dit convaincu de l'avenir brillant de la Formule E : "Nous avons de grands constructeurs, de grandes équipes comme Penske et Andretti, et aussi d'excellents pilotes. Nous avons, en somme, tous les ingrédients pour un championnat fort et intéressant."

Le président de la FIA ne croit pas, par ailleurs, que le départ d'Audi et BMW soit le signe que le championnat ne fournisse pas ce dont les constructeurs automobiles ont besoin en compensation de leur engagement.

"En sports mécaniques, il y a ceux qui arrivent et ceux qui partent. Il en a toujours été ainsi, y compris en Formule 1 et dans les courses d'Endurance", souligne-t-il. "Ce qui compte, ce n'est pas que quelqu'un parte, mais qu'il y en ait beaucoup qui veuillent venir. Et c'est le cas en Formule E : beaucoup de gens veulent venir. Les stratégies des constructeurs changent, c'est normal, et l'avenir pose de grands défis en termes de mobilité. Nous avons besoin d'atteindre zéro émission sur la route et en course."

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