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La FIA défend la tolérance secrète sur les départs volés

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14 oct. 2019 à 08:18

Après la controverse née des images du départ volé mais toléré de Sebastian Vettel au Grand Prix du Japon 2019 de F1, Michael Masi a tenu à défendre la position adoptée depuis longtemps par les instances de la discipline.

Au moment du départ de la course de Suzuka, Sebastian Vettel a d'abord avancé de plusieurs dizaines de centimètres alors que les feux étaient au rouge, avant de s'arrêter brièvement puis de repartir car le signal de départ avait entre-temps été réellement donné. Deux semaines après le départ volé et sanctionné de Kimi Räikkönen à Sotchi, la clarté et l'absence de doute sur la réalité du démarrage avant l'extinction des feux a laissé penser à nombre d'observateurs que l'Allemand allait également être sanctionné.

Il n'en a finalement rien été car le pilote Ferrari a effectué un mouvement se situant dans le seuil de tolérance du capteur qui sert de seul juge de paix pour les commissaires. En effet, le Règlement Sportif, dans son article 36.13 a, dispose qu'un pilote écopera d'une pénalité s'il a "bougé avant que le signal du départ soit donné, un tel jugement étant effectué par un transpondeur approuvé et fourni par la FIA, monté sur chaque monoplace".

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L'existence d'un seuil de tolérance vise à permettre aux pilotes de pouvoir effectuer des ajustements sur l'embrayage dans les derniers instants avant le départ, ajustements qui peuvent parfois entraîner de légers mouvements de la monoplace. Cette pratique est acceptée depuis une vingtaine d'années et les concurrents sont au courant de son existence.

Cependant, ce que représente ce seuil de tolérance (est-ce une distance parcourue ou un temps de réaction ?) et son ampleur demeurent des informations secrètes. En effet, les instances estiment que si les écuries les connaissaient précisément, elles pourraient les utiliser pour mettre en place des tactiques visant à prendre de meilleurs départs.

Le directeur de course de la FIA, Michael Masi, a affirmé pour sa part être satisfait de la façon dont le jugement est effectué même s'il reconnaît qu'il pourrait y avoir une réflexion sur le sujet. "Le système actuel est un système en place depuis un certain nombre d'années. La technologie s'est améliorée au fil des ans avec les caméras embarquées, la capacité de mieux voir les choses et tout ça. Pourrait-on envisager quelque chose pour l'avenir ? Absolument. Mais dans la situation actuelle, c'est le facteur déterminant que nous avons et celui que nous utilisons."

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Le cas de Vettel n'est évidemment pas sans rappeler celui de Valtteri Bottas lors du Grand Prix d'Autriche 2017. La Mercedes du Finlandais avait légèrement bougé avant même l'extinction des feux mais insuffisamment pour que le capteur considère ce mouvement comme un départ volé. "Nous avons effectivement le signal en provenance du capteur de départ volé, et [le mouvement de Vettel] était dans la tolérance. La meilleure analogie pour tout le monde est probablement Valtteri il y a deux ans. C'était dans cette [limite], et c'est pourquoi il s'agit de la méthode approuvée dans la réglementation pour savoir si [il y a départ volé ou pas]."

Avec Jonathan Noble   

Valtteri Bottas, Mercedes AMG W10 devant Sebastian Vettel, Ferrari SF90 Charles Leclerc, Ferrari SF90, Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W10 et Max Verstappen, Red Bull Racing RB15 au départ

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP du Japon
Catégorie Course
Lieu Suzuka
Auteur Fabien Gaillard