La FIA explique les pénalités de Vettel et Grosjean

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La FIA explique les pénalités de Vettel et Grosjean
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26 juin 2018 à 12:05

Charlie Whiting, directeur de course de la FIA, est revenu sur les pénalités infligées en course à Sebastian Vettel et Romain Grosjean lors du Grand Prix de France 2018 de F1.

L'Allemand a été jugé responsable par les commissaires de la collision avec Valtteri Bottas au départ, qui a brisé son aileron avant et crevé la roue arrière gauche du Finlandais. Après enquête, le pilote Ferrari a écopé d'une pénalité de cinq secondes, purgée à l'occasion de son second passage par les stands.

Dans la décision publiée ensuite sur le site de la FIA, la justification était la suivante : "Les commissaires ont examiné les preuves vidéo, en particulier la vue aérienne. La voiture 77 a clairement laissé de la place à l'intérieur du virage 1. La voiture 5 a percuté la voiture 77."

Cette explication plutôt laconique n'a pas vraiment satisfait un certain nombre d'acteurs, d'observateurs et de fans qui ont jugé pour une partie que la pénalité était faible par rapport à l'infraction commise, à l'image notamment de Niki Lauda.

Interrogé sur le sujet après la course, Charlie Whiting a assuré que la sanction infligée au quadruple Champion du monde était dans la lignée de celles prises auparavant : "[Les commissaires] ont quatre options : une pénalité de cinq secondes, de dix secondes, un drive through ou un stop-and-go. Ils ont choisi la pénalité de cinq secondes, ce qui est cohérent par rapport à d'autres incidents de la sorte. Mais si l'on regarde les conséquences de l'incident, alors peut-être que l'on pourrait penser différemment. Mais les commissaires essaient de ne pas faire ça."

Une explication qui ne correspond pas vraiment aux différents cas vus cette année dans lesquels une pénalité en temps a été infligée à un pilote responsable d'une collision :

Grand PrixTourPilote responsable de la collisionSanction infligéePoints de pénalité
 Bahreïn 1 B. Hartley (avec S. Pérez) 10 secondes 2
 Chine 30 P. Gasly (avec B. Hartley) 10 secondes 2
 Chine 43 M. Verstappen (avec S. Vettel) 10 secondes 2
 Azerbaïdjan 1 M. Ericsson (avec K. Magnussen) 10 secondes 2
 Azerbaïdjan 48 K. Magnussen (avec P. Gasly) 10 secondes 2

La raison pour laquelle une sanction de cinq secondes, et non de dix, a été infligée reste donc encore mystérieuse à ce jour, surtout au vu de la jurisprudence récente. 

L'écart "violent" de Grosjean

Sans doute l'air du Var y était-il pour quelque chose puisque Romain Grosjean a également reçu cinq secondes de pénalité, plus tard dans la course, pour un incident survenu dans la même séquence, là encore où la responsabilité du pilote a été engagée pour avoir provoqué une collision.

De nouveau, la justification des commissaire s'est voulue minimaliste : "La voiture 8 a fait un mouvement soudain et significatif vers la gauche, percutant la voiture 31. Il n'y avait aucune autre voiture sur la droite de la voiture 8 à ce moment-là."

Interrogé par la suite sur l'incident et la pénalité, Whiting s'est avant tout contenté d'un rappel des faits : "Nous avons eu un tas de choses à examiner après le premier tour, et celle-ci est arrivée un petit peu plus tard de la part de l'équipe, donc nous nous sommes penchés dessus de plus près. Il a semblé se déplacer encore et encore et encore, et [l']a poussé ; Esteban avait deux roues hors piste, et ensuite il semble que Romain a bougé et entraîné un contact."

"On pouvait voir les dégâts sur le côté de la Haas, et quand la voiture s'est dirigée vers le virage 2, on pouvait voir des dégâts sur la voiture d'Esteban également, qui frottait le sol. Je suspecte qu'il s'agissait de l'aileron avant mais on ne le saura jamais car il s'est accidenté au virage suivant. Mais, la raison [de la sanction] : Romain s'est déplacé sur la gauche soudainement. Il s'imposait progressivement et ensuite il a fait un dernier mouvement assez violent et l'a percuté. C'était avant le virage 1."

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