Ailerons arrière : la FIA veut changer ses tests pour contrer les écuries

partages
commentaires
Ailerons arrière : la FIA veut changer ses tests pour contrer les écuries
Par :
, NobleF1
18 juil. 2020 à 07:45

La FIA réfléchit à faire évoluer ses tests de flexibilité des ailerons arrière pour contrer les solutions toujours plus ingénieuses des équipes pour les contourner.

Depuis de nombreuses années, la FIA conduit des tests statiques de traction des ailerons arrière pour s'assurer que les équipes n'autorisent pas une flexibilité trop importante à haute vitesse qui réduirait la traînée. La FIA effectue pour le moment deux tests, un vertical et un horizontal. Le premier test exige que l'aileron ne bouge pas de plus de 7 millimètres horizontalement quand une charge de 500N est appliquée. Le second oblige à ce que le mouvement soit inférieur à 2 millimètres avec une charge de 200N.

Cependant, les designs des équipes sont si sophistiqués que les teams peuvent s'assurer que l'aileron arrière est assez solide pour passer ces tests, mais quand même capable de bouger à pleine vitesse. Des caméras embarquées en Styrie ont souligné le fait que certaines voitures semblaient dépasser les limites dans le comportement de leur aileron. Un exemple flagrant a été celui de la Red Bull de Max Verstappen en fin de course.

Lire aussi :

Cependant, il n'est pas certain que ça ait été intentionnel et l'équipe a peut-être tout simplement produit un aileron trop fragile, car il avait aussi bougé après que certains éléments s'en sont détachés. Quelle que soit l'intention initiale, la flexibilité des ailerons arrière est revenue dans le collimateur de la FIA, et celle-ci veut trouver un moyen de modifier le format de ses tests pour qu'ils soient plus fidèles à ce que subissent les ailerons en piste.

Interrogé par Motorsport.com sur la possibilité de modifier ces tests après les doutes sur Red Bull, le responsable des monoplaces de la FIA, Nikolas Tombazis, explique : "Nous ne parlons pas spécifiquement de Red Bull ou d'une autre équipe, mais nous regardons la flexibilité des ailerons arrière. Nous espérons pouvoir apporter quelques améliorations au test de flexibilité dans un futur proche. Mais nous voulons le faire raisonnablement et prudemment pour ne rien presser et finalement prendre la mauvaise décision."

Rear wing load test

Tombazis est clair quant au fait que les équipes ont été assez intelligentes pour s'assurer que les ailerons soient légaux lorsqu'ils sont testés dans les stands, mais qu'ils peuvent se plier en piste : "Les meilleures règles de flexibilité pour l'aérodynamique sont celles qui reproduisent le plus fidèlement les charges qu'un composant subit en piste. En d'autres termes, la force qu'un aileron subit est normalement vers le bas et vers l'arrière, d'environ 40 degrés."

"Actuellement, dans les charges que l'on fait subir, il y en a une horizontale vers l'arrière et une verticale, et de plus petites charges comme sur les côtés. Nous pensons que [ces tests] sont quelques peu datés et que les équipes pourraient utiliser le fait que ces tests et les charges [en piste] sont différents pour concevoir leurs ailerons de sorte à ce qu'ils soient plus résistants aux tests de la FIA, mais moins résistants aux charges aérodynamiques. Nous voulons nous occuper de ce problème. Il ne se réglera pas en cinq minutes, mais il est sur notre liste."

La réclamation contre Racing Point sert à clarifier le règlement

Article précédent

La réclamation contre Racing Point sert à clarifier le règlement

Article suivant

La FIA s'attend à une nouvelle réclamation de Renault en Hongrie

La FIA s'attend à une nouvelle réclamation de Renault en Hongrie
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries Formule 1
Auteur Jonathan Noble