Fittipaldi : "Un choc pour mon corps" après un an sans piloter

La courbe d'apprentissage à laquelle se prépare à faire face Pietro Fittipaldi, qui remplace Romain Grosjean ce week-end au volant de la Haas pour le Grand Prix de Sakhir, s'annonce raide.

"Jeté" dans la réalité de ce qu'attend finalement tout pilote de réserve en F1, c'est-à-dire pouvoir se lancer en piste pendant un week-end complet aux côtés des titulaires et tenter de se mettre en valeur de manière personnelle tout en atteignant les objectifs internes de son équipe, Pietro Fittipaldi compte avant tout se faire remarquer en bien. Le jeune Brésilien sait qu'arriver en toute fin de saison face à des pilotes connaissant bien leur matériel et leurs automatismes dans le garage n'est pas une tâche aisée, pas plus que d'être scruté par le monde entier d'une manière à laquelle aucune série de promotion ne prépare réellement.

"Je pense à l'ensemble de la situation et qu'il faut juste rester calme", commente-t-il ainsi, interrogé sur sa perception des enjeux. "C'est la clé, je pense ; le plus important : juste rester calme, prendre les choses pas à pas, et faire monter le volume des essais jusqu'aux qualifications. Ce sera la clé. Mais il s'agit de plus que de [juste] établir un rythme. Comme je l'ai dit, je pense que le fait de mémoriser les aspects de procédures à faire avec la voiture est la clé. C'est ce sur quoi j'ai travaillé avec les ingénieurs, et à part cela, vous savez, il s'agit simplement de piloter de trouver le rythme."

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Steiner, un homme de parole

Alors que la spéculation a été courte mais importante autour de qui remplacerait Lewis Hamilton (positif au COVID-19) dans le baquet de la Mercedes, l'équipe Haas a été en mesure de rapidement faire sentir à Fittipaldi qu'il était l'option solidement privilégiée dans cette situation. Néanmoins, le jeune pilote se trouvait en concurrence avec Louis Delétraz, lui aussi membre de l'équipe Haas, ou même les jeunes futurs pilotes de l'équipe, Nikita Mazepin et Mick Schumacher, qui avaient cependant comme première mission d'achever comme il faut leurs campagnes F2 respectives.

"Non, ça n'a pas toujours été garanti", confirme Fittipaldi au sujet de sa capacité à prendre le volant en remplacement de Magnussen ou Grosjean en cas de pépin cette saison. "Mais je suis l'un des pilotes de réserve du team. Et vous savez, je n'ai pas vraiment demandé à Günther [Steiner]. Après l'accident de Romain, l'équipe était bien entendu concentrée sur lui et sa santé, tout comme moi. Mais c'est lundi que Günther m'a appelé pour me dire que j'avais le volant et il a toujours été un homme de parole. Il a toujours été très direct avec moi et c'est la raison pour laquelle j'adore travailler avec lui. Je considère qu'il est un super chef d'équipe, toujours très direct et qui s'en tient à ce qu'il dit, donc j'apprécie cela chez lui. Et maintenant que l'opportunité s'est présentée, je me concentre simplement et essaie de me préparer pour être prêt à piloter ce vendredi."

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Un choc physique

Cette préparation est aussi passée par du temps dans le simulateur à peaufiner son apprentissage de la piste "ovale" de Bahreïn mais aussi de certains réflexes à avoir au niveau de la manipulation des réglages du volant. Néanmoins, rien de remplace le temps passé en piste à faire face aux contraintes physiques réelles pour se préparer. Et de cette préparation, Fittipaldi en manque.

"Oui, cela fait environ un an que j'ai piloté cette voiture", ne manque-t-il pas de faire remarquer. "J'ai eu l'opportunité de beaucoup rouler l'an dernier : cinq ou six jours de tests avec Haas, je crois. Il faut faire du travail de simulation et essayer de rester physiquement au point. Il est difficile de simuler les forces G que l'on a en Formule 1 en salle d'entraînement, presque impossible. On peut essayer de rester fit au niveau du cou, du haut du corps, mais au final, la meilleure chose à faire est piloter, et je n'ai pas piloté de voiture depuis un an. Je sais donc que ce sera un peu un choc pour mon corps ce vendredi, mais je vais gérer ça, et je suis confiant quant au fait que nous serons bons."

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