Force India craignait de subir le même sort que Caterham et Manor

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Force India craignait de subir le même sort que Caterham et Manor
Par : Benjamin Vinel
Co-auteur: Scott Mitchell
8 août 2018 à 07:46

Le soulagement est de taille chez Force India, après l'annonce du rachat de l'écurie par un consortium mené par Lawrence Stroll.

Ces dernières années, être placé sous administration judiciaire n'était pas bon signe pour les écuries de Formule 1. L'écurie Caterham n'y avait pas survécu en 2014, malgré un baroud d'honneur au Grand Prix d'Abu Dhabi grâce au crowdfunding organisé par l'administrateur ; Marussia a subi le même processus simultanément avant de renaître de ses cendres en Manor, renaissance qui n'a duré que deux ans avant l'extinction définitive de l'équipe.

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En revanche, Force India est sauvé, grâce au rachat par un consortium mené par Lawrence Stroll, père du pilote Williams Lance Stroll. Les 405 emplois sont sauvegardés, les dettes seront épongées et le budget est assuré.

"Une fois entré sous administration, il y a quelques équipes qui n'en sont pas ressorties", rappelle Otmar Szafnauer, directeur général de Force India, pour Motorsport.com. "Les membres de l'écurie étaient donc très appréhensifs et anxieux, car nous ne savions pas comment ça allait tourner. C'est un grand soulagement de savoir que l'équipe a un avenir. Nous allons pouvoir continuer en étant une écurie de Formule 1 normale."

Szafnauer a grandement aidé les administrateurs à trouver des investisseurs. Le consortium de Stroll inclut l'entrepreneur canadien André Desmarais, Jonathan Dudman (Monaco Sports and Management), le leader de l'industrie de la mode John Idol, l'investisseur des télécommunications John McCaw Jr, l'expert financier Michael de Picciotto, et Silas Chou, partenaire d'affaires de Stroll.

Le projet des nouveaux propriétaires concernant la direction de l'écurie demeure inconnu pour l'heure. Vijay Mallya, copropriétaire de l'équipe depuis le rachat de Spyker fin 2007, était son directeur, avec Bob Fernley comme adjoint. Szafnauer ne sait pas s'ils conserveront leur poste : "Il est tôt. J'espérerais qu'ils conservent les dirigeants. C'est tout nouveau, je n'ai pas rencontré les nouveaux propriétaires pour leur demander ce qu'ils comptent faire."

Ces dernières années, Stroll contribuait aux finances de Williams, son fils Lance ayant fait ses débuts en Grand Prix avec l'écurie en 2017. On s'attend désormais à ce que ce dernier rejoigne Force India, qui devrait changer de nom la saison prochaine. "Dans un avenir proche, nous aurons toutes ces conversations", conclut un Szafnauer qui demeure, pour l'heure, dans l'incertitude.

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Auteur Benjamin Vinel
Type d'article Actualités