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Vers un gel partiel du développement moteur en F1 ?

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Vers un gel partiel du développement moteur en F1 ?
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30 nov. 2019 à 13:00

Les motoristes de Formule 1 s'attendent à une convergence des performances importante alors que les législateurs prévoient un gel des éléments de développement après 2021.

Alors qu'une refonte réglementaire importante va entrer en vigueur en Formule 1 à partir de 2021, les moteurs introduits en 2014 vont rester quasiment les mêmes jusqu'en 2025. Les quatre constructeurs engagés – Mercedes, Ferrari, Honda et Renault – ont en effet réussi à empêcher l'abandon du MGU-H, le récupérateur de l’énergie des gaz d'échappement. Même si cette technologie est complexe et rebute de possibles entrants, la stabilité a le mérite de permettre une convergence des performances moteur. Et ce d'autant plus si le développement est ralenti par le biais de règles.

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"Il y aura des lignes de restriction et donc nous croyons qu'il n'y aura plus la nécessité de développer comme nous le faisons aujourd'hui", a ainsi déclaré Mattia Binotto. "Il y aura même des opportunités de gel. Le fait que nous commencions à geler certaines des pièces est lié au fait que nous pensons qu'il n'y plus qu'un bénéfice très minime à trouver à partir d'un certain stade du développement. Et, en termes de viabilité, de commencer à geler et réduire l'activité sur les bancs d'essai. Donc oui, nous sommes tous convaincus qu'il va y avoir une convergence. Nous convergeons déjà et lors de la prochaine période, ce sera assurément le cas."

Mercedes et Renault disposent d'accords de fourniture moteur à long terme avec certaines écuries, mais Honda réfléchit à son avenir, après la prolongation d'une seule année de leur engagement actuel, couvrant ainsi 2021. "Nous souhaiterions [un gel des moteurs]", a déclaré Toyoharu Tanabe, directeur technique de Honda F1, à Motorsport.com

"Mais, par rapport au fait que nous avons débuté un petit peu plus tard qu'eux, peut-être que leur courbe d'apprentissage est plus régulière, c'est pourquoi Mattia peut dire quelque chose comme ça, mais nous, nous sommes toujours en train d'apprendre et de progresser. Aussi, nous devons réduire les coûts. Honda et tous les constructeurs dépensent [beaucoup d'argent], mais il faut que ce soit moins cher au niveau du moteur. Dans certains domaines, nous pouvons bien sûr rester au même niveau qu'aujourd'hui, donc tout concevoir."

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Pour Mercedes et Renault, la convergence est déjà une réalité mais leur vision diverge concernant la marge pour de la différenciation si les règles restent les mêmes. "Vous allez voir, sur le long terme, que [la] tendance sur la performance moteur est à la stabilisation", a déclaré Toto Wolff, directeur exécutif de Mercedes.

"Je pense que nous avons vu des singularités dans la performance moteur, nous avons vu de très bonnes courses de Ferrari, nous avons vu que Renault avait progressé et puis, de la même manière, nous avons été mis à rude épreuve. Donc je pense que, en regardant les cycles sur de nombreuses années, ces gains vont être plus réduits, comme dans toute industrie mature. Les gains marginaux tendent à diminuer et je n'ai aucun doute sur le fait que cela va se produire."

Pour Cyril Abiteboul, directeur général de Renault, il restera au contraire de la place pour des gains importants de performance liés à "de nouveaux processus, de nouveaux matériaux". "Il y a énormément d'innovation. C'est un peu malheureux que l'on ne puise pas vraiment en parler en raison de tous les secrets, de toute la propriété intellectuelle que cela implique et de tous les investissements liés."

"Nos ingénieurs continuent d'avoir beaucoup d'idées et c'est super à voir. Nous avons recruté beaucoup de jeunes, qui viennent de l'université. Ils ne sont pas nécessairement passionnés par la Formule 1, mais je peux vous dire qu'ils sont passionnés par ce qu'ils font dans le domaine de la combustion interne et de la puissance."

Avec Scott Mitchell 

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Séries Formule 1
Auteur Fabien Gaillard