Russell évoque "l'amour vache" de Wolff après l'accident d'Imola

George Russell a révélé que Toto Wolff, le responsable du programme de Mercedes en sports mécaniques, lui avait témoigné un "amour vache" après l'accrochage avec Valtteri Bottas à Imola.

Russell évoque "l'amour vache" de Wolff après l'accident d'Imola

Le Grand Prix d'Émilie-Romagne 2021 avait été marqué par l'accrochage violent à la chicane de Tamburello entre la Mercedes de Valtteri Bottas et la Williams de George Russell. Les deux monoplaces avaient été grandement abîmées, et surtout l'incident avait donné lieu à des échanges tendus entre les deux pilotes, se rejetant la faute, avant que le Britannique ne finisse par s'excuser publiquement auprès du Finlandais le lendemain.

Dans une interview exclusive pour Motorsport.com, Russell est revenu sur cet épisode de la campagne en cours et l'impact qu'il a pu avoir sur sa relation avec le directeur exécutif de Mercedes, Toto Wolff, filière dont il fait partie intégrante.

"En fait, ma relation avec Toto s'est renforcée depuis l'incident d'Imola", a expliqué le pilote Williams. "Il y a eu beaucoup d'amour vache. Mais, en fin de compte, il veut extraire le maximum absolu de moi-même, ou de ce qu'il pense que je suis capable d'accomplir. Et, vous savez, je crois que je suis suffisamment fort mentalement pour pouvoir encaisser ça, en tenir compte et revenir plus fort."

"Évidemment, les émotions étaient fortes... à tout point de vue. Mais, honnêtement, mes relations avec tout le monde – avec tous les gens chez Williams et un certain nombre de personnes clés chez Mercedes, à qui j'ai parlé – sont meilleures que jamais. Je pense que ces moments difficiles rapprochent souvent les gens."

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Interrogé sur la manière dont Wolff lui avait fait part de ses remarques sur l'accident, Russell a révélé que les deux hommes avaient pris l'avion depuis l'Italie ensemble, en compagnie de James Allison, le directeur technique de Mercedes, suggérant que c'est à ce moment-là que les retours ont eu lieu.

"Nous avons eu une très bonne discussion sur tout cela. J'ai pris la soirée pour y réfléchir, et la matinée [du lendemain]. Et, pour être honnête, [j'y ai réfléchi] pendant toute la semaine. Mais dès que je suis rentré chez moi le dimanche soir, je savais ce que j'avais fait de mal."

"Et ce n'était pas nécessairement l'accident, pour être honnête. Ils n'étaient pas déçus que je me sois crashé, même si c'était loin d'être idéal. Mais, je crois que toutes les actions qui ont suivi n'étaient pas dans mes standards."

"Et, comme je l'ai dit après coup, quand vous vous battez avec un équipier, il faut être absolument clair sur le fait que cette opportunité de dépassement soit sûre pour tenter. Et à ce moment-là, je n'ai pas vraiment compris qu'il s'agissait effectivement d'un de mes équipiers."

"Mercedes est une famille pour moi, comme Williams. Et Lewis [Hamilton] et Valtteri sont des équipiers pour moi, comme Nicholas [Latifi]. Si ça avait été Nicholas dans les mêmes circonstances, j'aurais probablement lâché et j'aurais discuté avec lui après la course."

"Mais, si ça avait été un autre concurrent, comme je voyais Valtteri, j'y serais allé. Car je savais qu'il s'agissait d'une opportunité d'inscrire des points pour moi. J'avais Kimi [Räikkönen] juste derrière moi qui, si je n'avais pas tenté le dépassement, m'aurait peut-être dépassé et aurait eu la dixième place."

"Mais en fin de compte, c'est inacceptable d'avoir un accident avec un équipier. Il y a juste eu beaucoup de choses dans l'ensemble, mais aucun problème [avec Mercedes]. Toto et moi parlons chaque semaine. Nous n'en parlons même plus maintenant, c'est derrière nous." 

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