Gerhard Berger n'imagine pas Red Bull quitter la F1

L'ancien pilote ne pense pas que Dietrich Mateschitz envisage actuellement la possibilité de ne plus investir en Formule 1 avec Red Bull.

Red Bull est présent en Formule 1 depuis 2005 avec son écurie mère, à laquelle s'est joint Toro Rosso en 2006. Depuis toutes ces années, son modèle économique repose avant tout sur les investissements nombreux et conséquents du grand patron de la marque autrichienne, Dietrich Mateschitz.

La période dorée des quatre années de succès avec Sebastian Vettel, marquée par huit titres mondiaux (pilotes et constructeurs), est de plus en plus lointaine pour l'écurie de Milton Keynes, qui subit notamment le déficit de performance du moteur Renault depuis l'entrée dans l'ère hybride en 2014.

Lorsque les tensions étaient exacerbées entre Red Bull et le motoriste français, fin 2015, Dietrich Mateschitz avait brandi la menace de quitter la Formule 1. S'il ne s'est pas exécuté, la spéculation n'a jamais vraiment cessé, et reprend mécaniquement du poids depuis qu'il semble inévitable que Renault quitte Red Bull dans un an et contraigne ainsi l'écurie à opter pour le moteur Honda. Suffisant aussi pour faire remonter à la surface des rumeurs de vente de l'équipe dans quelques années, par exemple à Porsche.

Cependant, tout ceci, Gerhard Berger n'y croit pas. L'ancien pilote n'imagine pas son compatriote se désengager, lui qui connaît bien la maison pour avoir dirigé Toro Rosso à la fin des années 2000.

"Qu'il [Dietrich Mateschitz] soit fatigué par la Formule 1, je pense que c'est faux", estime Gerhard Berger au micro de la chaîne autrichienne ORF. "Bien sûr, il n'est pas content de la situation actuelle de son équipe. Mais Red Bull est encore une équipe super forte, et même dans cette période difficile, personne n'est parti, notamment Newey. Ne pas avoir un moteur qui donne des chances de titres est évidemment frustrant sur le long terme."

La lumière au bout du tunnel ?

Celui qui est aujourd'hui patron du DTM ne voit pas non plus la perspective d'une alliance Red Bull-Honda comme un point faible : "Red Bull a toujours eu la patience, et c'est maintenant nécessaire. Ça ne peut pas toujours bien aller. C'est actuellement une période difficile, mais on peut voir la lumière au bout du tunnel. Honda qui arrive chez Toro Rosso, c'est le début."

"Je crois en Honda, qui a une culture sportive, les ressources, et maintenant une équipe avec la mentalité de Red Bull. Je pourrais imaginer Honda retrouver sa forme et construire des très bons moteurs."

Parmi les autres pistes que pourraient étudier Red Bull à plus long terme, il y a également les liens avec Aston Martin, qui devraient d'ailleurs se renforcer dès 2018 avec un accord de sponsor titre. Pour voir plus loin ensuite ?

"Nous devons attendre le nouveau règlement moteur", tempère Berger. "D'ici là, personne [aucun constructeur] ne se brûlera les doigts avec les moteurs extrêmement compliqués d'aujourd'hui. Est-ce qu'Aston Martin a les ressources et les possibilités de le faire ? Je ne sais pas, mais j'en doute."

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