Giovinazzi n'a plus besoin de Räikkönen comme référence, selon Vasseur

Frédéric Vasseur estime qu'Antonio Giovinazzi a su s'affranchir de son besoin de référence à Kimi Räikkönen chez Alfa Romeo.

Giovinazzi n'a plus besoin de Räikkönen comme référence, selon Vasseur

Premier pilote à ouvrir le compteur d'Alfa Romeo cette saison, grâce à sa dixième place obtenue au Grand Prix de Monaco, Antonio Giovinazzi a selon son patron "franchi un cap". Aux yeux de Frédéric Vasseur, le pilote italien a clairement changé d'approche ces derniers mois et n'a désormais plus besoin de Kimi Räikkönen comme référence absolue pour s'épanouir, lui qui vit sa troisième saison consécutive dans l'écurie.

Après un exercice 2019 particulièrement difficile, il a su afficher de réels progrès l'an dernier en inscrivant autant de points que son Champion du monde de coéquipier (quatre chacun), dominant également Räikkönen en qualifications (9-8). La courbe d'apprentissage se poursuit désormais avec également une capacité à prendre davantage de responsabilités au sein de son équipe. De là à avoir les épaules d'un futur leader en cas de retraite pour Räikkönen à l'issue de la saison ?

"Je pense, car son retour technique est plutôt solide", répond Vasseur dans un entretien accordé à Motorsport.com. "Par le passé, l'un de ses problèmes était probablement le fait d'être concentré sur Kimi comme référence. Et il devait se concentrer sur lui-même. Le gros changement qu'il a fait ces douze derniers mois, c'est qu'il s'est dit : 'OK, maintenant je me concentre sur moi-même, je fais le boulot, je suis capable de le faire, et si je suis à 100% de mes capacités, je ferai du bon boulot'."

"Il a fait ce changement d'approche. Et ce n'est pas facile. Car très souvent, la première référence est votre coéquipier, et maintenant il s'octroie sa propre position dans l'équipe. C'est aussi important pour nous." 

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Vasseur rappelle qu'il est "un peu trop tôt pour parler des pilotes de 2022" chez Alfa Romeo mais insiste sur la progression constante affichée par Giovinazzi depuis ses débuts en F1, et plus particulièrement l'hiver dernier.

"Il a clairement franchi un cap entre les deux saisons, mais c'était déjà comme ça durant la deuxième partie de 2020", souligne le Français. "Il est encore bien trop tôt pour tirer des conclusions sur le rythme cette saison, mais si vous regardez, il a fait de bonnes qualifications, à l'exception d'Imola quand il a eu le problème [avec Mazepin]. Lors des autres séances de qualifications, il emmenait l'équipe."

"C'est important pour nous d'avoir la stabilité, et je pense qu'Antonio grandit, progresse. Il a été un peu... Je ne sais pas si malchanceux est le bon mot, mais nous avons eu de nombreux problèmes en course pour marquer des points ; mais au moins le rythme était là. Plus important encore, il y a 23 Grands Prix, et si le rythme est là, nous marquerons des points."

Frédéric Vasseur a accordé un long entretien à Motorsport.com, à retrouver en intégralité en cliquant ici. L'occasion pour le directeur de l'écurie Alfa Romeo d'évoquer les sujets importants du moment en Formule 1. Enjeux économiques, ailerons flexibles, avenir de son équipe, jeunes pilotes : Tout y est passé !

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