Pour le GP d'Australie, "ça passe ou ça casse" en 2022

Annulé deux saisons d'affilées, le Grand Prix d'Australie de Formule 1 estime qu'un troisième rendez-vous manqué avec la discipline en 2022 pourrait sonner le glas de la tenue de l'épreuve à Melbourne.

La venue du paddock de la Formule 1 à Melbourne en mars 2020, alors même que l'épidémie de COVID-19 venait tout juste de passer officiellement au stade de pandémie, s'était soldée par une annulation du Grand Prix qui devait ouvrir la saison au dernier moment. Les images des commissaires de piste quittant le circuit, des spectateurs refoulés à l'entrée de la piste et des dirigeants de la discipline et de l'épreuve se justifiant devant la presse sont gravées dans les mémoires.

En dépit de cet épisode qui avait sur le coup été qualifié de désastreux en termes d'image, ni les autorités locales, ni la discipline ne prenant la responsabilité d'annuler la course avant que le retrait de l'écurie McLaren, touchée par le COVID, ne finisse par faire pencher définitivement la balance, la F1 a repris sa marche en avant. La saison 2020, qui s'est finalement tenue entre juillet et décembre, principalement en Europe et au Moyen-Orient, a relancé la machine et 2021, bien qu'encore perturbée par la crise sanitaire, donne l'apparence d'une plus grande normalité.

La saison 2022 devrait être celle du retour définitif à la normale, avec un calendrier de 23 GP. Cela passera notamment par le retour en Australie, à Melbourne. L'épreuve, qui était prévue en novembre cette saison, pour laisser le maximum de temps au pays de s'organiser face à la pandémie, a finalement de nouveau été annulée et remplacée par le GP du Qatar. La course est désormais attendue au mois d'avril 2022 et, pour ses responsables, elle revêt une importance particulière au vu du contexte.

En effet, dans un entretien pour Drive, le PDG de l'Australian Grand Prix Corporation, Andrew Westacott, a déclaré : "Pour Melbourne, ça passe ou ça casse. Je pense qu'il y a un vrai risque, avec le niveau de concurrence pour des places au calendrier F1, que la patience ait ses limites et c'est une chose qui peut être très limitée. Donc, si nous n'étions pas en mesure d'organiser l'épreuve de 2022 en Australie, alors je pense que la F1 serait bien en droit de chercher des alternatives à Melbourne."

Une situation hypothétique qui serait tout de même un camouflet pour la piste qui a consenti d'importants efforts récemment, sous la forme de travaux, pour tenter d'améliorer le spectacle sur un tracé semi-urbain, sinueux, où les dépassements sont naturellement difficiles. Récemment, toutefois, les restrictions ont commencé à être levées à Sydney et en Nouvelle Galles du Sud, Melbourne et sa province étant également dans les starting-blocks pour un allègement des limitations.

Westacott se dit "extrêmement confiant" quant à la tenue de la course : "Je suis absolument rassuré par le dialogue et le soutien très, très fort que nous avons de notre ministre des sports et du tourisme, Martin Pakula." Dans la même séquence, des informations ont fait état d'une possible tentative de la part de Sydney de ravir l'organisation de l'épreuve.

Si le Grand Prix a lieu, ce sont 75'000 à 100'000 personnes qui seront normalement attendues chaque jour. Le circuit aura l'obligation d'établir des zones pour l'accueil des spectateurs et un traçage pour pouvoir éviter la propagation en cas de problème. En cas de nouvelle annulation une fois la phase de vente des billets lancée, en novembre, ceux-ci seront pleinement remboursés.

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