Bakou - Pourquoi y a-t-il eu drapeau rouge et nouveau départ ?

Au lendemain du Grand Prix d'Azerbaïdjan, la direction de course explique son processus de décision autour de la suspension puis de la reprise de l'épreuve après l'accident de Max Verstappen.

Bakou - Pourquoi y a-t-il eu drapeau rouge et nouveau départ ?

Déjà le théâtre de courses folles ces dernières années, le circuit urbain de Bakou n'a pas failli à sa réputation dimanche pour l'édition 2021 du Grand Prix d'Azerbaïdjan. Cette fois-ci, après déjà plusieurs incidents auparavant, c'est l'accident de Max Verstappen, consécutif à une défaillance pneumatique survenue à six tours de l'arrivée, qui a provoqué un scénario inattendu. La direction de course a d'abord fait intervenir la voiture de sécurité, puis a brandi le drapeau rouge alors qu'il ne restait plus que trois tours.

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Les radios se sont animées juste après l'incident, et l'on a notamment entendu le directeur sportif de Red Bull Racing, Jonathan Wheatley, suggérer à Michael Masi d'interrompre la course pour que les équipes puissent changer de pneus. C'est bel et bien ce qui s'est produit, mais le directeur de course assure néanmoins ne pas avoir été influencé par cette intervention.

"J'avais en fait déjà ça en tête", explique-t-il. "Concernant ce que nous communiquons, nous le faisons envers tout le monde et de la même manière. Compte tenu du nombre de tours qu'il restait à faire, du nettoyage qui était en cours et du fait qu'il y avait autant de débris dans la ligne droite des stands, à ce moment-là, la meilleure option selon moi était de suspendre la course, de tout nettoyer puis d'aller au bout."

L'accident de Verstappen était très similaire à celui dont Lance Stroll avait été victime peu après la mi-course, plus en amont dans la ligne droite principale, et ayant déclenché une première neutralisation par la voiture de sécurité mais pas de drapeau rouge.

"Pour l'accident de Lance en milieu de course, il y avait assez de temps et de la place sur la droite de la piste lorsque l'on nettoyait", justifie Michael Masi. "Nous étions confiants quant au fait de pouvoir régler ça de cette manière. Comme je l'ai dit, quand on prend tout en considération, nous n'étions pas confiants pour le nettoyage de la ligne droite des stands [après le crash de Verstappen], et que la grande quantité de débris qu'il y avait partout puisse être nettoyée dans un délai approprié. Nous avons donc estimé que, dans ces circonstances, il était dans le meilleur intérêt du sport de suspendre la course puis de la reprendre ensuite."

"Aucune raison" de ne pas relancer le Grand Prix

Une fois la Red Bull évacuée et les débris nettoyés dans la ligne droite principale, le peloton a bouclé un tour de formation derrière le Safety Car puis s'est positionné sur la grille pour un nouveau départ arrêté, avec seulement deux tours à parcourir. Par le passé, brandir le drapeau rouge si proche de l'arrivée a parfois mené au choix de ne pas relancer l'épreuve, cas de figure qui figeait le classement au tour précédent l'arrêt de la course (et qui, dans le scénario de dimanche, aurait désigné Verstappen vainqueur). Néanmoins, s'appuyant notamment sur les textes d'une réglementation qui a évolué au fil des années, Michael Masi assure que cette option ne lui a jamais traversé l'esprit.

"Heureusement, depuis quelques années maintenant, nous avons une réglementation pour la suspension des courses", rappelle le directeur de course. "Il y a très longtemps, quand il y avait un drapeau rouge en course après une certaine distance parcourue, on revenait deux tours en arrière, etc. Avec la règle de suspension de course, il y a en effet une option qui est de ne pas repartir. Mais dans le cadre temporel et réglementaire, nous pouvions repartir. Il n'y avait aucune raison de ne pas le faire."

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