GP d'Allemagne - La pression dans le camp des promoteurs

La saga de l’organisation du Grand Prix d’Allemagne rappelle invariablement les difficultés qu’ont pu avoir les promoteurs de nombreux pays "traditionnels" du calendrier pour accueillir la F1 dans des termes satisfaisant les ayants-droits du sport...

La saga de l’organisation du Grand Prix d’Allemagne rappelle invariablement les difficultés qu’ont pu avoir les promoteurs de nombreux pays "traditionnels" du calendrier pour accueillir la F1 dans des termes satisfaisant les ayants-droits du sport comme ceux des tracés.

Après d’âpres négociations avec Silverstone, Spa, Monza, Magny-Cours ou encore la mise en compétition de Barcelone et Valencia au cours de la dernière décennie, Ecclestone ne rend désormais pas la partie facile à Hockenheim et au Nürbürgring.

La saga s’allonge de mois en mois, et il demeure difficile pour les promoteurs allemands d’apporter des garanties satisfaisantes à la FOM pour la tenue d’une manche sur le territoire ayant fourni un Champion du Monde à 11 reprises depuis 1994 et le Champion Constructeur de l’an dernier, tout en espérant réaliser un bénéfice.

Devant les micros, Ecclestone peut se passer de l'Allemagne

Ecclestone ne fait pas dans la dentelle au moment d’utiliser son important pouvoir médiatique pour obtenir ce qu’il souhaite. Après avoir annoncé que l’Allemagne disposait à ce jour de moins de 50% de chances d’organiser une course cette année tout en ajoutant qu’une solution devait être trouvée d’ici la fin du mois, le Grand Argentier de la F1 en remet une couche dans le quotidien Rhein Zeitung, avertissant : "Je suis aussi triste pour les fans car il n’y aura pas de course de Formule 1 en Allemagne".

Le coût de l’organisation de l’évènement est bien entendu l’un des nœuds du problème pour les promoteurs de circuits, mais l’Allemagne a connu un drôle de phénomène récemment, affichant l’une des fréquentations les plus dramatiquement disparates, en dépit du fait d'avoir connu une ère prolifique en termes de résultats sportifs.

Le bruit de moteurs et la qualité du spectacle n'expliquent pas tout, estime Ecclestone. La baisse d'affluence en F1 a été sensible en de nombreux endroits, mais nombre d'évènements ont été bien loin de connaitre de tels phénomènes, et le voisin autrichien qu'est le Red Bull Ring a réalisé une superbe entrée en matière en 2014.

"L’affluence a été si basse ces quelques dernières années que ce n’est plus commercialement viable pour les promoteurs allemands", constate Ecclestone, qui sait que nombre d’autres contrées sont prêts à proposer des ponts d’or pour se placer dans l’esprit collectif comme des destinations touristiques dynamiques (Mexico, Baku, etc).

Lauda place lui aussi les promoteurs face à leurs responsabilités

"J’espère que ce n’est que du croisement de sabres", commente de son côté Niki Lauda, co-président de Mercedes F1. Connaissant bien les tactiques d’Ecclestone, le malicieux autrichien sait que tout n’est pas perdu mais prend tout de même la menace très au sérieux mais ne jette pas la pierre à son acolyte sur le sujet des frais d’organisation élevés.

"Pour l’Allemagne et pour Mercedes, ce serait un désastre s’il n’y avait pas de course allemande. Les organisateurs du Grand Prix d’Allemagne doivent se remettre en place. Nous avons Rosberg dans une Mercedes et Vettel dans une Ferrari ; qu’est-ce que la F1 pourrait bien offrir de plus ? Il doit y avoir une façon d’en faire un évènement plus profitable".

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