Tost favorable à des courses en Afrique du Sud et en Argentine

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Tost favorable à des courses en Afrique du Sud et en Argentine
Guillaume Navarro
Par : Guillaume Navarro
6 déc. 2018 à 17:20

Le calendrier F1 est-il voué à sacrifier des courses historiques pour pouvoir s'étaler géographiquement, ou le compromis se fera-t-il en augmentant le nombre d'épreuves ?

Les pilotes dans les rues de Londres
Susie Wolff, Channel 4 F1, Claire Williams, team principal adjoint de Williams, Williams, Sadiq Khan, maire de Londres, Jenson Button, McLaren, à la rencontre d'enfants
Chase Carey, PDG et président du Formula One Group avec Greg Maffei, Président et PDG de Liberty Media et John Malone, Liberty Media
Images informatiques du circuit GP du Vietnam à Hanoï
Départ : Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-18, devant Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team R.S. 18, Fernando Alonso, McLaren MCL33 et Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18, alors que Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33, et Marcus Ericsson, Sauber C37, passent au large
Barbara Palvin, passagère de la biplace F1 Experiences
Chase Carey, PDG et Président de la F1 et de Liberty Media
Le vainqueur Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1, fête sa victoire avec l'équipe et des invités
L'acteur Will Smith agite le drapeau des Émirats Arabes Unis avant le départ

Nombreuses sont les opportunités pour Liberty Media, qui évalue activement non seulement la possibilité d'intégrer de nouvelles manches au calendrier F1 dans les prochaines années avec un objectif pas totalement avoué de 25 courses par an, mais également de rendre chacune des destinations plus rentable pour la F1, que ce soit du point de vue des accords commerciaux mis en place ou des opportunités d'ouverture que celles-ci peuvent représenter.

Ainsi, après la confirmation de la tenue d'une épreuve urbaine au Vietnam (dans la capitale de Hanoi) en 2020, Liberty continue à observer de près les opportunités pour se produire à Miami, aux Pays-Bas (où la ferveur autour de Max Verstappen bat son plein) ou encore en des lieux touristiquement et commercialement intéressants et pouvant susciter un engouement similaire à celui de Mexico. Las Vegas, par exemple, pourrait voir un projet décomplexé sortir de terre, en opposition avec l'exemple récent de Copenhague, dont l'intérêt a été réfréné par des préoccupations écologiques locales.

Franz Tost, directeur de l'équipe Toro Rosso, est un fervent supporteur de l'élargissement des destinations du calendrier du Championnat du monde de Formule 1 à de nouvelles terres.

"Nous devrions organiser une course en Afrique du Sud, en Argentine et en Inde, ainsi qu'une seconde en Amérique, qui sont tous des marchés pivots pour nos partenaires commerciaux", défend-t-il.

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L'équilibre à trouver pour Liberty Media doit tenir compte des socles historiques de la discipline que peuvent être certains marchés et circuits traditionnels. C'est pour cette raison que le promoteur, qui a tout de même besoin de développer son business, désire avant tout ajouter des manches au calendrier, afin de ne pas devoir faire de choix difficiles au moment de soupeser une même place pour un marché émergent ou un événement traditionnel.

Quelques joyaux exceptionnels attirent aussi l'attention des promoteurs de la discipline. Sean Bratches, directeur commercial de la F1, peine à dissimuler son intérêt pour une manche disputée au cœur même des rues de Londres, ce qui pourrait réconcilier les Britanniques avec l'idée assumée de pouvoir quitter le berceau du sport automobile qu'est Silverstone. Néanmoins, les difficultés rencontrées avec la ville de Miami pour la tenue d'un GP ou les mêmes aléas rencontrés par la Formule E avec nombre de destinations potentielles illustre la difficulté de mise en place de tels projets, quand obstacles politiques et économie locale viennent se mêler aux affaires.

"Nous sommes une entité vieille de 68 ans et la nature même de la course est son dynamisme", commente Bratches. "Rien n'est immuable dans ce sport en termes de lieu où nous courons", a-t-il averti à l'adresse des circuits traditionnels se plaignant de ne pas disposer de conditions leur permettant de proposer de projets économiquement profitables dans le futur. "Nous valorisons hautement certaines courses et faisons ce que nous pouvons pour y préserver l'héritage de la course, mais nous sommes une compagnie avec de nombreux actionnaires et intervenants et nous tentons de marier ce qui est le meilleur pour les fans au fait de gérer un business rentable."

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