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Top 10 des Grands Prix les plus courts de l'Histoire de la F1

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Top 10 des Grands Prix les plus courts de l'Histoire de la F1
Par :
10 avr. 2019 à 17:25

Alors que la Formule 1 va atteindre la 1000e épreuve organisée dans le cadre du Championnat du monde, Motorsport.com vous invite à découvrir ou redécouvrir en images les dix courses les plus courtes de la discipline reine.

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Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
1/31

Photo de: LAT Images

Alors qu'un violent orage s'abat depuis quelques heures sur Adelaide, le départ du Grand Prix d'Australie 1991 est donné dans des conditions de piste à la limite de l'acceptable. La prudence des pilotes les tient un moment à l'écart de tout accident.

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
2/31

Photo de: LAT Images

Rapidement cependant, en raison du mur d'eau qui se présente face à eux et de la pluie qui s'intensifie, les incidents se multiplient et le tracé est bientôt jonché de débris et de véhicules accidentés. Après les accidents de Nigel Mansell (photo) et de Gerhard Berger, Ayrton Senna fait de grands gestes en direction des officiels et demande l'interruption de la course.

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
3/31

Photo de: LAT Images

Ce sera chose faite dans le 17e des 81 tours de course. Les conditions ne s'améliorant pas pendant le drapeau rouge et certains pilotes s'opposant à un redémarrage, l'épreuve en restera là et le classement sera pris au 14e tour, les pilotes n'ayant pu parcourir officiellement que 52 km sur les 306 prévus. Ayrton Senna sera déclaré vainqueur.

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
4/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Le GP d'Espagne 1975 démarre dans des conditions particulières : les pilotes annoncent une grève, avant les premiers essais, après une inspection du circuit de Montjuïc, à Barcelone, qui révèle que les rails de sécurité sont en très mauvais état. Après des réparations de fortune effectuées en grande partie par les équipes elles-mêmes et des menaces de saisie des autorités du matériel des structures, les pilotes, pour la plupart, se plient à leurs obligations.

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
5/31

Photo de: LAT Images

Le dimanche matin, corrida dans l'après-midi oblige, la course s'élance sur une piste déjà en elle-même dangereuse, et pourtant grandement appréciée des observateurs. Le début de l'épreuve est marqué par plusieurs incidents, notamment l'accrochage des Ferrari au départ. Contre toute attente, c'est Rolf Stommelen, sur Embassy Hill, qui mène l'épreuve au moment d'aborder le 26e tour.

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
6/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Le drame survient alors : l'aileron arrière de la F1 du leader se détache et Stommelen décolle sur la bosse de l'Estadio, dans la courbe qui suit la ligne droite des stands. Après avoir percuté le rail de sécurité à gauche de la piste, l'Embassy Hill part en tonneaux et va s'écraser dans le public de l'autre côté, tuant cinq personnes. Stommelen est relevé avec de multiples fractures mais vivant. Dans le chaos, les organisateurs mettent trois tours à interrompre la course, à la 29e des 75 boucles prévues. Jochen Mass est déclaré vainqueur. Cet accident signera la fin de Montjuïc en Formule 1.

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
7/31

Photo de: LAT Images

La course du GP de Malaisie 2009 débute sur une piste totalement sèche mais sous la menace d'un énorme orage. Les 20 premiers tours se passent sans une seule goutte de pluie, avec Nico Rosberg (Williams) en tête devant Jarno Trulli (Toyota) et Jenson Button (Brawn) avant les premiers arrêts. Ceux-ci interviennent aux alentours du 15e tour et permettent ensuite à Button de reprendre l'avantage.

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
8/31

Photo de: LAT Images

Mais les choses commencent à se gâter au 20e passage : le ciel s'ouvre et la piste s'humidifie grandement par endroits. La plupart des pilotes chaussent les pneus pluie mais Timo Glock (Toyota) tente le pari des intermédiaires et cela paie : l'Allemand est bien plus rapide que la concurrence. Il s'empare même de la tête du classement quand Button décide de passer aussi par les stands pour chausser les intermédiaires. Mais la pluie finit par redoubler d'intensité au 30e tour : tous les pilotes doivent maintenant rechausser les pneus pluie.

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
9/31

Photo de: Andrew Ferraro / Motorsport Images

L'averse est bien trop importante et les voitures ne peuvent plus rouler sur cette piste véritablement inondée. La voiture de sécurité entre en scène mais rapidement le drapeau rouge est brandi. La direction de course attendra ensuite une cinquantaine de minutes pour définitivement annoncer la fin du GP, après moins d'une heure de roulage. Le classement du 31e tour scellera la victoire de Button.

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
10/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Après qu'un violent orage s'est abattu sur le circuit de l'Österreichring, le départ est reporté de 45 minutes pour profiter de conditions plus satisfaisantes. Les pilotes s'élancent alors sur une piste détrempée et, pour la plupart, avec des voitures qui ne sont pas réglées pour la pluie.

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
11/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

C'est alors le début du festival de Vittorio Brambilla : l'Italien, au volant de sa March orange, est incroyablement agressif et d'une efficacité redoutable. En 18 tours, il remonte le peloton de la huitième à la première position, devant Hunt. Mieux, il aligne les chronos incroyables et prend une avance énorme. Au 25e tour, il compte 20 secondes d'avantage sur le Britannique.

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
12/31

Photo de: LAT Images

Mais une nouvelle averse survient ! Les conditions sont dantesques et les pilotes qui ont abandonné demandent à la direction de course de mettre fin à l'épreuve. Ce sera fait au 29e tour, quand le drapeau à damier sera brandi devant un Brambilla si heureux d'avoir gagné qu'il lâchera le volant d'une main, partira en glisse et ira percuter le mur avec sa March, copieusement abîmée lors de son tour d'honneur (photo).

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
13/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Après avoir retardé son début d'une vingtaine de minutes en raison de la pluie, l'épreuve monégasque s'élance. Et c'est très vite une hécatombe : après 24 tours, il ne reste que neuf pilotes en piste. Prost mène mais la pluie redouble d'intensité et la visibilité devient problématique.

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
14/31

Photo de: LAT Images

Derrière le Français, deux pilotes font sensation : Ayrton Senna, au volant d'une Toleman, et Stefan Bellof, au volant d'une Tyrrell. Le Brésilien et son équipe ont fait le pari d'une course qui ne couvrira pas sa distance totale et n'ont pas mis le plein d'essence. Senna remonte d'ailleurs très vite sur Prost.

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
15/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Mais les conditions empirent encore : Prost fait des signes demandant l'arrêt du GP. Jacky Ickx, directeur de course, décide alors de brandir le drapeau rouge et le drapeau à damier au 32e passage. Senna dépasse Prost, qui s'est rangé sur la grille, et pense avoir gagné, mais le classement est pris sur le tour précédent celui de l'interruption ; le pilote Toleman n'est "que" second.

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
16/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Le départ du Grand Prix d'Italie 1978 est donné alors que l'ensemble des pilotes de fond de grille ne se sont pas immobilisés. Cela entraîne rapidement un resserrement et un paquet dans la longue ligne droite qui mène à la première chicane et surtout, avant un goulot d'étranglement...

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
17/31

Photo de: LAT Images

Ce qui devait arriver arriva : plusieurs pilotes s'accrochent dans le milieu de peloton, y compris Ronnie Peterson dont la Lotus va aller percuter de face et de plein fouet un rail de sécurité.

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
18/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Gavée d'essence, la monoplace du Suédois prend rapidement feu et dégage un nuage de fumée noire impressionnant. Toutes les voitures impliquées dans l'accident s'immobilisent et plusieurs se précipitent sur l'épave de la Lotus pour en dégager Peterson.

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
19/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Peterson, avec des fractures aux deux jambes, semble avoir évité le pire au moment où l'attention se focalise sur Vittorio Brambilla, qui a reçu une roue sur le casque et souffre d'une fracture du crâne. Trois heures après ce carambolage, peu après 18h, la course sera relancée pour une quarantaine de tours et remportée par Niki Lauda. Mario Andretti est sacré Champion du monde mais la joie de Lotus ne sera que de courte durée : le lendemain, suite à des complications médicales, Ronnie Peterson décédera à l'hôpital à Milan.

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
20/31

Photo de: LAT Images

Après l'avortement du premier départ suite au calage de Heinz-Harald Frentzen sur la Prost, un second départ est donné. Cependant, la course est vite interrompue par un accrochage entre la Jaguar d'Eddie Irvine et la seconde Prost de Luciano Burti.

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
21/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

L'inquiétude est vive pour le Brésilien à la vue des images. Le pilote Prost s'est fait fermer la porte par l'Irlandais dans Blanchimont, a perdu son aileron avant et est allé s'encastrer très violemment sous les murs de pneus. Irvine, préoccupé par ce qu'il voit en sortant de sa voiture, va immédiatement aider les secours à dégager son homologue. Inconscient, l'extraction de Burti prend une demi-heure.

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
22/31

Photo de: LAT Images

La course reprendra finalement pour 36 tours et verra la victoire de Michael Schumacher. Burti se tirera de l'accident avec une commotion cérébrale et ne courra plus jamais en Grands Prix.

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
23/31

Photo de: Ferrari Media Center

Le Grand Prix d'Italie 2003 est l'épreuve la plus rapide à ne pas avoir été interrompue. Quasiment aucun incident n'est à signaler, ce qui explique sa présence dans cette liste.

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
24/31

Photo de: Shell Motorsport

Les Formule 1 du milieu des années 2000, avec leurs moteurs V10, sont des monstres de vitesse et raffolent des longues pleines charges de Monza. En qualifications, le tour est bouclé en 1'20"9 et en course il faut moins d'une heure et 15 minutes pour venir à bout des 53 passages.

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
25/31

Photo de: LAT Images

C'est Michael Schumacher qui remportera cette épreuve, à la moyenne hallucinante de 247,585 km/h, qui reste aujourd'hui la plus élevée pour une course disputée en Formule 1.

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
26/31

Photo de: Ferrari Media Center

Et en deuxième position des moyennes les plus élevées, on retrouve le GP d'Italie 2005 ! Là encore, les V10 s'expriment à plein et peu d'incidents viennent perturber la course.

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
27/31

Photo de: Alessio Morgese

Parti en pole, Juan Pablo Montoya sera confronté à la résistance de Fernando Alonso toute la course mais s'imposera finalement.

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
28/31

Photo de: McLaren

Le Colombien remportera sa sixième victoire à la moyenne de 247,097 km/h.

Italie 1987 - 1 heure, 14 minutes et 47 secondes

Italie 1987 - 1 heure, 14 minutes et 47 secondes
29/31

Photo de: Sutton Motorsport Images

Encore Monza et encore une course sans drapeau rouge... mais avec une particularité ! En effet, si un Grand Prix de 1987 se retrouve dans la liste des plus courts sans incident notable, c'est qu'il y a une petite astuce.

Italie 1987 - 1 heure, 14 minutes et 47 secondes

Italie 1987 - 1 heure, 14 minutes et 47 secondes
30/31

Photo de: LAT Images

En effet : initialement prévue pour 51 tours, soit déjà deux de moins qu'actuellement, la course en fera finalement 50 suite à l'annulation de la première procédure de départ, en raison de flammes, heureusement bénignes, s'échappant de la Brabham de Ricardo Patrese.

Italie 1987 - 1 heure, 14 minutes et 47 secondes

Italie 1987 - 1 heure, 14 minutes et 47 secondes
31/31

Photo de: LAT Images

Au terme de la course, c'est Nelson Piquet qui s'impose, avec sa Williams à moteur V6 turbo Honda, à la moyenne de 232,636 km/h. Par comparaison et même si le circuit a subi des modifications, les Formule 1 2017, à moteurs V6 turbo hybrides, ont mis 45 secondes de plus tout en ayant à faire trois tours supplémentaires.

 
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Séries Formule 1
Auteur Fabien Gaillard