Grand Prix de Monaco - Que doivent endurer les pneus?

Le tracé de Monaco offre plusieurs aspects non-conventionnels, qui placent les pneus dans une situation rarement rencontrée durant le reste de la saison. C’est par exemple l’endroit où la vitesse moyenne est la plus basse et les virages les plus lents du championnat.

Ces paramètres mettent ainsi en avant le grip mécanique des pneumatiques plutôt que le grip aéro des autos, justifiant l’utilisation des enveloppes extra-tendres qui offrent l’adhérence la plus importante et la meilleure montée en température de la gamme. Ce circuit est également celui sur lequel on ne parcourt pas la totalité des 305 kilomètres prévus en course par le règlement. Pirelli s'attend à observer une différence d'une seconde au tour entre les deux allocations pneumatiques proposées en Principauté.

Les supersoft sont cette saison les seules gommes bénéficiant d’un nouveau mélange, offrant aux pneumatiques une meilleure résistance aux phénomènes de cloquage et de "graining". L’une des évolutions majeures, valable sur tous les produits, réside par ailleurs dans l’optimisation de la pression et de la distribution de la chaleur. Le contact sur l’asphalte en est donc augmenté, améliorant ainsi le grip et l’équilibre, deux facteurs essentiels à Monaco.

La surface du tracé monégasque est la moins abrasive de l’année. Les horaires sont par ailleurs inhabituels, puisque les deux premières séances d’Essais Libres se déroulent le jeudi, tandis qu’un break est respecté le vendredi pour permettre de rétablir le trafic. Ce n’est pas sans effet sur l’évolution de la piste, qui ne se recouvre quasiment pas de gomme pendant le week-end.

Les zones de dégagements étant limitées, les accidents sont légions et peuvent provoquer l’entrée en piste de la voiture de sécurité. Un autre paramètre à prendre en considération à l’heure d’établir la stratégie, en raison de la faible usure des pneumatiques, un seul et unique arrêt au stand peut tout à fait correspondre à une tactique victorieuse.

 

Un unique pitstop possible peut faire gagner

Nico Rosberg (qui s’était élancé en pole position l'an dernier) profita du Safety Car apparu au moment opportun pour n’effectuer qu’un pit-stop l'an dernier. Lewis Hamilton, son équipier chez Mercedes, l’imita, et tous deux s’arrêtèrent au 25e des 78 tours du Grand Prix en optant pour une combinaison extra-tendres / tendres. Romain Grosjean, le mieux classé des pilotes ayant respecté deux arrêts lors de la précédente édition, s'était classé 8e, tout comme bon nombre de pilotes en retrait sur la grille, qui étaient parvenus à à progresser au classement.

 

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