Grande-Bretagne et Allemagne - Enjeux énormes pour Mercedes et ses pilotes

Après son abandon canadien ayant permis à Nico Rosberg de se saisir d’une avance supplémentaire de 18 points au championnat du monde des pilotes, Lewis Hamilton avait dicté les priorités immédiates : remettre le couvert du début de saison,...

Après son abandon canadien ayant permis à Nico Rosberg de se saisir d’une avance supplémentaire de 18 points au championnat du monde des pilotes, Lewis Hamilton avait dicté les priorités immédiates : remettre le couvert du début de saison, lorsqu’il avait signé 4 victoires de rang pour combler la perte de 25 points sur panne technique en Australie, et mettre la main sur son épreuve à domicile en particulier : le Grand Prix de Grande-Bretagne.

Hamilton ne panique pas

Malheureusement, en Autriche, Rosberg s’est de nouveau emparé de 7 points d’avance, hissant son matelas au-delà d’une victoire d’avance (29 points). Mais à Spielberg, Hamilton accueillait ce résultat avec philosophie, sachant qu’il s’agissait peut-être de la première fois de la saison qu’il concédait des points à son équipier par sa propre faute, suite à deux coûteuses erreurs en Q3.

La seconde place depuis la 9ème position de la grille pouvait donc donner le sourire à Hamilton, dimanche, et même, paradoxalement, un regain de confiance : le Britannique a en effet maintenu son équipier sous pression durant l’ensemble de la course, et concédé moins de deux secondes au drapeau à damier, dont l’essentiel a été perdu sur ses deux arrêts aux stands. Au final, il est de nouveau apparu comme l’homme fort du weekend, exception faite de ses errances en qualifications, sur lesquelles Rosberg semble pouvoir compter plus souvent que prévu.



Tension contrôlée mais existante

Même si elle fut moins médiatisée au milieu de la fête que constituait le retour de la F1 en Autriche, la tension a de nouveau été vive dans le clan Mercedes. Toto Wolff lui-même déplorait en fin de weekend le fait que la « transparence » dans l’échange d’informations entre les deux pilotes avait « souffert ». Une façon contrôlée de dire que c’est ‘chacun pour soi’ désormais entre les deux côtés du garage Mercedes.

C’est également dans ce contexte que Ron Dennis est venu mettre son petit grain de sel à l'abord de la

Silly Season

, faisant un appel du pied sous la table en direction de son ancien Amour. Visiblement, le pragmatique Ron serait prêt à finalement faire des efforts pour accueillir Roscoe et Coco -les deux bulldogs du Britannique-, et à s’ouvrir à des méthodes de gestion de pilotes plus ‘cool’, sans doute influencé en cela par Eric Boullier, ayant su faire prendre la mayonnaise Räikkönen chez Lotus.



Angleterre, Allemagne : les fiefs du team et des pilotes

Nul doute que les deux prochaines épreuves de la saison relèveront encore le niveau de tension à un pic passionnant chez Mercedes : le team est basé en Angleterre, à Brackley, et court sous pavillon allemand, où se trouvent les racines de la maison-mère. Pour le team, il est capital de non seulement réaliser les doublés sur ces deux épreuves pour bénéficier de l’impact médiatique de succès à domicile, mais également de s’assurer que ceux-ci ne soient pas ternis par des histoires de concurrence interne, comme après Monaco, où l’exposition du GP a surtout mis en lumière la guerre entre pilotes et finalement laissé le résultat prestigieux au second plan.

Mais comme le team, les pilotes jouent à domicile : Hamilton à Silverstone ; Rosberg à Hockenheim. Et ces deux courses seront d’autant plus importantes pour le championnat qu’elles pourraient permettre à Rosberg de faire le break avant la pause estivale et de partir en vacances dans une dynamique positive ; ou au contraire, permettre à Hamilton de maintenir une pression de proximité intense. Une chose est sûre, 2014 promet encore un duel classique pendant de longs mois !

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