Grosjean revient sur ses petits couacs

Après un Grand Prix de Monaco avorté dès les premiers tours de roues, Romain Grosjean est revenu sur ce départ peu fructueux

Après un Grand Prix de Monaco avorté dès les premiers tours de roues, Romain Grosjean est revenu sur ce départ peu fructueux.

“Je pense que lorsqu’un scooter, un bus et deux voitures sont côte-à-côte à Sainte-Dévote, c’est difficile alors quand quatre voitures arrivent de front sur le virage... Si j’avais eu un bon départ, Fernando n’aurait pas été là et j’aurais pu dépasser Lewis”, confie le pilote français. “Fernando a saisi l’opportunité, c’était assez chaud. Malheureusement je me suis décalé à gauche et Michaël essayait déjà de me dépasser par la gauche, une situation impossible.”

Romain Grosjean admet que les évènements se sont déroulés rapidement après : “Sur le moment, je n’ai pas compris ce qui s’est passé au départ. J’ai vu tout le monde en face de moi, ou plutôt je leur faisais face quand je me suis retrouvé dans le mauvais sens !”

Interrogé sur la casse de sa voiture, alors que Michael Schumacher a pu continuer sa course, le champion 2011 des GP2 Series relativise : “Parfois, vous avez un gros crash et la voiture n’a rien, et inversement – c’est la façon dont le choc se produit qui détermine le dégât engendré. En Australie, quand Pastor [Maldonado] a touché mon aileron avant, il s’est détaché et lui n’a rien eu. Cette fois, c’était l’inverse. C’est ainsi. Malheureusement nous aurions pu avoir un bon résultat à Monaco, au final ce ne fut pas le cas. J’ai hâte de rouler au Canada, la piste est sympa, et je pense qu’on peut bien faire ici.”

Cependant, le protégé d’Eric Boullier refuse de faire porter la responsabilité sur l’un de ses adversaires : “Je pense que c’est un incident de course. Le départ est toujours un moment crucial, difficile, et quelquefois cela ne passe pas, comme à Monaco où cela a mis fin à ma course. C’est comme ça. Avec un meilleur départ, cela ne serait pas arrivé.”

Le pilote Lotus a tenu à faire le point sur les bruits qui le placent en mauvaise responsabilité de ses incidents depuis le début de la saison : “Je pense qu’en Australie je ne pouvais pas faire grand-chose, en Malaisie j’étais en tort, je suis parti en vrille sur la piste mouillée, je l’admets”, relate Romain Grosjean.

“Et à Monaco, que faire dans ce type de situation ? L’incident parle de lui-même, parfois c’est plus compliqué. Je n’ai pas de problème avec ça, je n’ai jamais été trop agressif en rentrant dans tout un chacun. Les choses se sont malheureusement produites ainsi, parfois tout fonctionne parfaitement, parfois non… Je ne pense pas avoir fait quelque chose de stupide au départ.”

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Séries Formule 1
Pilotes Michael Schumacher , Romain Grosjean
Type d'article Actualités