Gutiérrez - Sotchi offre "plus de flexibilité" stratégique

Après avoir terminé sa première course de la saison, Esteban Gutiérrez s'attend en Russie à un circuit dont les caractéristiques seront très différentes de Shanghai, ce qui l'incite à l'optimisme.

Gutiérrez - Sotchi offre "plus de flexibilité" stratégique
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team avec les médias
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16 et Pascal Wehrlein, Manor Racing MRT05
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16
Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team R.S.16 et Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16 en lutte pour une position
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16
Esteban Gutierrez, Haas F1 Team VF-16

En Chine, le Mexicain a pour la première fois de la saison vu le drapeau à damier. En Australie, il avait été impliqué dans l'accident de Fernando Alonso, et à Bahreïn, il avait dû abandonner sur problème de frein.

Forcément, même si le résultat n'a pas été exceptionnel avec une 14e position, Esteban Gutiérrez était satisfait d'avoir pu boucler la distance de course, surtout que le week-end n'avait pas été simple : "C’était un très gros soulagement de finalement faire beaucoup de tours consécutifs. J’appréciais tellement la voiture et la course que j’aurais pu faire 50 autres tours, probablement."

"C’était une situation difficile de ne pas pouvoir faire d’essais le vendredi et d’avoir une séance humide le samedi matin. Fondamentalement, nous n’avions pas beaucoup de tours au compteur et c’était un défi d’arriver directement en qualifications sans aucune préparation, mais de devoir quand même faire des tours propres. Je pense que nous avons très bien géré cela en tant qu’équipe."

Après une épreuve où la dégradation pneumatique était un problème, Sotchi ne maltraitera pas autant les gommes et favorisera même une des forces de la Haas VF-16 : "C’est assez différent parce qu’en Chine, la limitation principale était à l’avant, et le pneu avant-gauche était très sensible. La Russie est totalement à l’opposé. Ce sont en fait les pneus arrière qui sont la limitation, et en même temps, c’est une piste avec une très faible dégradation."

"Donc, la préoccupation sera totalement différente et cela nous permettra d’avoir un peu plus de flexibilité concernant la stratégie. Je pense que notre voiture a été assez correcte au niveau de la dégradation pneumatique, donc nous pouvons attendre un week-end positif en Russie."

Haas a d'ailleurs fait le choix d'amener 10 trains de pneus tendres sur les 13 disponibles pour ses deux pilotes, tout comme Red Bull. À Bahreïn, Romain Grosjean avait mené une charge importante lors du Grand Prix armé principalement de ces gommes pour signer la cinquième place.

Un circuit de "freinage-accélération"

Concernant le tracé en lui-même, Gutiérrez apprécie le début du tour : "J’aime le premier secteur. Il y a un beau premier virage avec un gros freinage, ensuite vous avez le long virage 3 qui est à fond. Ensuite vous avez une série de virages à moyennes vitesses, qui sont aussi assez fun."

Il s'emploie à décrire une boucle complète de la piste : "Vous arrivez dans le virage 1, c’est un très gros freinage, une ligne droite assez longue. Ensuite vous sortez du virage 1 et arrivez dans le virage 3, qui est un virage très rapide habituellement à fond. Vous arrivez dans le virage 4, c’est un virage à moyennes vitesses, il est assez important d’avoir l’équilibre au freinage avec les bons réglages car vous arrivez du virage 3 qui a beaucoup de charge latérale."

"Le prochain virage est le 5, qui est un virage à 90 degrés. C’est un virage en quatrième vitesse et vous pouvez utiliser tout le vibreur disponible. Ensuite vous avez un virage avec un banking inversé, donc la piste est inclinée de la corde vers l'extérieur du virage, et cela rend délicate la traction de la voiture."

"Vous avez quelques virages à moyenne vitesse avant la ligne droite arrière, qui n’est pas vraiment une ligne droite parce que quelques virages [en] font partie. Le virage suivant est une épingle. Vous arrivez au freinage avec beaucoup de [charge] latérale, et cela requiert un équilibre de frein très différent parce que c’est un assez gros freinage où il faut beaucoup tourner, un peu comme à Bahreïn."

"Ensuite vous sortez du virage très lent avec beaucoup de charge latérale en essayant de préparer le prochain virage, aussi avec un banking inversé. Il y a une petite ligne droite avec les deux derniers virages, qui sont tous les deux à 90 degrés. Il est important d’avoir les pneus à bonne température parce que vous avez besoin de la traction. C’est un tracé qui est très "freinage-accélération". Il exige des réglages très différents de ce que nous avions en Chine."

Présentation vidéo du GP de Russie

 

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