Haas ne veut pas "mettre un Américain et le faire échouer"

Josef Newgarden a récemment exprimé son intérêt pour la Formule 1, déclarant qu'il allait "tâter le terrain", mais Günther Steiner, directeur de l'écurie Haas F1 Team, est sceptique quant au potentiel du Champion IndyCar en titre dans l'élite.

Haas ne veut pas "mettre un Américain et le faire échouer"
Josef Newgarden, Team Penske Chevrolet
Josef Newgarden et Fernando Alonso, McLaren
Alexander Rossi, Manor F1
Le Champion 2017 Josef Newgarden, Team Penske Chevrolet fête son titre avec l'Astor Cup sur le podium
Josef Newgarden, Team Penske Chevrolet
Guenther Steiner, Team Principal, Haas F1 Team
Le Champion Josef Newgarden, Team Penske Chevrolet
Le Champion 2017 Josef Newgarden, Team Penske Chevrolet fête son titre
Le Champion 2017 Pietro Fittipaldi, Lotus
Santino Ferrucci, Haas F1 Team
Neil Verhagen, MP Motorsport

Depuis la création de l'écurie Haas, la présence d'un pilote américain dans ses rangs est une véritable arlésienne. Gene Haas et Günther Steiner n'en ont toutefois jamais fait une véritable priorité, préférant la qualité à la nationalité.

Fréquemment mentionné il y a quelques années, Alexander Rossi a finalement goûté à la Formule 1 avec Manor avant de s'envoler vers l'IndyCar, dont le Champion en titre Josef Newgarden a été évoqué – sans fondement – pour remplacer Pierre Gasly chez Toro Rosso au Grand Prix des États-Unis.

Newgarden était toutefois présent à Austin, ce qui lui a donné envie de s'intéresser de plus près à la F1, alors que cette dernière pourrait grandement bénéficier de la présence d'un pilote américain dans ses rangs pour se développer outre-Atlantique. Steiner n'est toutefois pas convaincu que le Tennesséen soit l'homme de la situation.

"Mon avis, c'est que ce serait génial d'avoir un pilote américain, mais il faut qu'il réussisse", déclare Steiner. "Je ne veux pas dire que Josef ne réussirait pas, mais on ne peut pas juste sauter en F1. C'est différent quand on saute du Mans à la Formule 1, parce que tout y est."

"Mais quand on vient d'un autre championnat et qu'on saute en Formule 1, c'est difficile. Il y a beaucoup plus de pression. J'ai connu de nombreux championnats de sports mécaniques et je sais que la pression qui vient ici est à un niveau très différent de tout le reste. Ce n'est pas mon avis, je pense que c'est un fait. La pression est gigantesque ici. Après trois courses, si on n'a pas de résultats, on sait ce qu'on est – un idiot, et il faut partir."

"On ne peut pas juste arriver en Formule 1. Regardez Brendon Hartley. Je pense que c'est un très bon pilote et un grand talent, mais lors de sa première course, il était en difficulté par rapport à Daniil [Kvyat]. C'est normal, mais il a été exposé à la culture de la F1, il a été pilote d'essais. Josef n'y a jamais été exposé."

"Mettre un Américain et le faire échouer – c'était pareil avec Alexander Rossi – ce n'est pas bon pour lui, ce n'est pas bon pour la F1 en Amérique et ce n'est pas bon pour nous. Nous devons nous assurer qu'il puisse réussir."

En 2017, aucun pilote américain n'avait suffisamment de points de Super Licence pour y être éligible, Alexander Rossi conservant toutefois la sienne.

Certains Américains évoluent toutefois en formules de promotion avec plus ou moins de succès, à l'image de Pietro Fittipaldi (également brésilien), qui vient d'être sacré en Formule V8 3.5. Santino Ferrucci, pilote de développement Haas, a récemment fait ses débuts en Formule 2, alors que le très jeune Neil Verhagen (16 ans) s'est classé 11e de Formule Renault Eurocup après avoir été repéré par Red Bull.

 
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