Hamilton n'aurait sans doute pas pu aller au bout, selon Pirelli

Pour le responsable de la compétition de Pirelli, Lewis Hamilton aurait sans doute eu du mal à aller au bout du Grand Prix de Turquie sur son train de pneus du départ.

Hamilton n'aurait sans doute pas pu aller au bout, selon Pirelli

Même si Lewis Hamilton pense que c'était possible et même si la course d'Esteban Ocon a démontré qu'il n'était pas forcément irréaliste d'y penser, la question de la tenue des pneus intermédiaires sur la Mercedes demeure sans réponse.

Le Britannique a en effet fini par rentrer sur ordre de son écurie, avant de terminer cinquième, ne cachant pas, à chaud, une certaine frustration. Il a par la suite mis de l'eau dans son vin, au terme d'une course piégeuse où il n'aura finalement perdu "que" huit points sur Max Verstappen au championnat pilotes.

Quoi de mieux, finalement, que de demander aux principaux intéressés, à savoir Pirelli, leur avis sur la question. Interrogé après le Grand Prix de Turquie, le directeur de la compétition de la firme italienne, Mario Isola, a livré une réponse inclinant plutôt vers l'idée qu'il fallait s'arrêter : "En regardant les pneus après la course, je dirais que non [Hamilton ne pouvait pas aller au bout], ou du moins que c'était vraiment à la limite."

"L'usure des pneus, en particulier à la fin de la course, était pratiquement à la limite de la structure. C'est un peu dangereux de repousser les limites comme aujourd'hui, mais je comprends parfaitement qu'en conditions de course, ils doivent maximiser le résultat."

Quand le cas d'Ocon est évoqué, le technicien d'ajouter : "Je pense que chaque voiture est différente et que le niveau d'usure est différent. Je pense aussi que pendant la course, ils ont attaqué mais plus ou moins tous les pneus avaient des cordes apparentes."

"Pas seulement [ceux d'Ocon], mais sur la plupart des voitures qui se sont arrêtées après le 47e ou 48e tour, ils étaient complètement finis. Nous savons que le nouveau tarmac est plus abrasif et a plus d'adhérence par rapport à l'année dernière et la piste n'était pas sèche mais toujours abrasive donc c'était vraiment, vraiment à la limite. J'ai suggéré à nos ingénieurs Pirelli d'avertir les équipes de changer les pneus et de ne pas aller jusqu'au bout car c'était très risqué."

Lire aussi :

partages
commentaires

Related video

Hamilton : "J'aurais dû rester en piste ou rentrer bien plus tôt"

Article précédent

Hamilton : "J'aurais dû rester en piste ou rentrer bien plus tôt"

Article suivant

Verstappen : Le plus dur était de rester éveillé !

Verstappen : Le plus dur était de rester éveillé !
Charger les commentaires