Horner - C'est Renault qui voulait les V6 turbo

La réglementation technique introduite en 2014, avec l'arrivée de V6 turbo hybride, a largement joué en faveur de Mercedes. Pourtant, c'est Renault qui la préconisait, comme le souligne Christian Horner.

Red Bull s'est mis dans une situation difficile en souhaitant divorcer de Renault prématurément, le contrat entre les deux parties courant initialement jusqu'en 2016. Or, Mercedes ne souhaite pas donner à Red Bull l'opportunité de mettre un terme à sa suprématie, tandis que Honda souhaite se concentrer sur sa relation avec McLaren.

L'écurie au taureau n'a donc que Ferrari pour seule autre option que Renault, et on pourrait s'inquiéter de sa capacité à s'imposer sans être la principale écurie d'un motoriste.

"Nous avons remporté quatre Championnats du Monde et 50 Grands Prix en tant que client, donc je ne vois pas pourquoi," relativise Horner dans les colonnes d'ESPN. "Je pense que c'est juste une solution différente."

"Pour remporter un championnat ou être capables de gagner des courses, nous avons besoin de progrès significatifs de notre unité de puissance. Il faut évidemment que nous fassions des progrès sur le châssis et nous travaillons très dur pour y arriver, mais il faut vraiment que nous réduisions l'écart sur nos concurrents."

Une innovation que Mercedes a mieux abordée

Horner tient à souligner le fait que Mercedes a pris très au sérieux l'arrivée de nouveaux moteurs, investissant un budget conséquent dans la recherche et le développement à un stade très précoce.

"Je pense que le problème de Renault, c'est qu'ils ne se sont pas adaptés assez vite," poursuit-il. "Mercedes, dès que la réglementation pour 2014 est devenue claire, a investi beaucoup plus d'argent, beaucoup plus tôt, et a fait largement plus de simulation et de travail de fond. Je pense que Renault a manqué cette opportunité, et en conséquence, se retrouve dans l'obligation de remonter."

Mercedes a investi beaucoup plus d'argent, beaucoup plus tôt

Christian Horner

Le Britannique ne manque pas non plus de remuer le couteau dans la plaie en rappelant que Renault souhaitait ardemment l'arrivée de ces V6 turbo qui mettent désormais en péril l'avenir du Losange dans la catégorie reine du sport automobile.

"Or, Renault est en grande partie la raison de la réglementation actuelle. La direction précédente a demandé avec énormément d'ardeur les règles moteur actuelles, sinon, ils allaient quitter la Formule 1."

"Donc je pense que Renault était intimement persuadé que les turbos étaient leur spécialité et ils ont peut-être sous-estimé le défi que cela représentait, et ils travaillent désormais très dur pour rattraper leur retard," conclut Horner.

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Équipes Red Bull Racing
Type d'article Actualités
Tags horner, renault