Horner : Pérez aurait été "à l'agonie" avec un seul arrêt

Christian Horner a défendu la stratégie à deux arrêts imposée à Sergio Pérez lors du Grand Prix d'Abu Dhabi, alors que le Mexicain s'est incliné face à Charles Leclerc.

Horner : Pérez aurait été "à l'agonie" avec un seul arrêt

Malgré des Red Bull plus performantes que les Ferrari, la lutte pour la deuxième place du championnat pilotes a basculé en faveur de Charles Leclerc au Grand Prix d'Abu Dhabi. Le Monégasque, ayant pris le départ derrière Sergio Pérez, est parvenu à franchir la ligne d'arrivée devant lui – et donc à s'assurer du titre de vice-champion – en tirant profit d'une stratégie à un arrêt.

De son côté, Pérez a dû s'immobiliser deux fois, ce qui l'a fait reculer dans le classement et contraint à dépasser plusieurs pilotes pour revenir sur les talons de Leclerc. Interrogé par Motorsport.com, Christian Horner, directeur d'équipe, a expliqué que le Mexicain était en proie à une usure excessive du train avant.

"Je pense que Checo a simplement usé un peu plus le pneu avant droit", a-t-il indiqué. "Nous l'entendions dire à la radio que le train avant était mort et nous pouvions voir que Ferrari se préparait pour un undercut."

L'undercut en question était en fait un piège de l'équipe rouge, servant à convaincre Red Bull que Leclerc allait effectuer un second arrêt alors que le Monégasque comptait rester en piste jusqu'à la ligne d'arrivée.

Charles Leclerc et Lewis Hamilton à la poursuite de Sergio Pérez en début de course.

Charles Leclerc et Lewis Hamilton à la poursuite de Sergio Pérez en début de course.

Mais au-delà de ce leurre, Pérez avait effectué son premier arrêt six tours avant Leclerc, qui a bouclé un deuxième relais de 37 boucles en pneus durs. Horner a ainsi assuré que son pilote aurait été en grande difficulté s'il avait dû faire un relais de 43 tours.

"Le problème avec l'arrêt unique, c'est qu'avec la position stratégique de Checo à ce moment-là, [le deuxième relais] aurait été très, très long", a-t-il affirmé. "Leclerc a pu prendre une avance de six ou sept tours [avant de s'arrêter]. Donc, nous étions confrontés au choix d'être à l'agonie en fin de relais ou d'attaquer. Nous avons choisi d'attaquer. Je pense qu'avec un tour de plus, il aurait été au contact [de Leclerc]."

Ressorti des stands pour la dernière fois avec 20 secondes de retard sur Leclerc, Pérez a franchi la ligne 1,3 seconde après son rival. La remontée du pilote Red Bull a notamment été freinée par Lewis Hamilton, puisqu'il lui a fallu deux tentatives pour prendre le dessus sur le septuple Champion du monde, et par Pierre Gasly, qui était aux prises avec Alexander Albon au moment où Pérez allait lui prendre un tour.

"Nous avons misé sur [un deuxième arrêt de Leclerc] mais [le fait de rester en piste] l'a rendu énormément vulnérable en fin de relais. Donc plutôt que mourir et être une proie facile, nous avons opté pour une stratégie d'attaque. Peut-être que si [Pérez] avait réussi à dépasser Hamilton, mais avec des si... Il y a eu quelques retardataires qui ne l'ont pas aidé mais c'était très, très serré", a conclu Horner.

Propos recueillis par Luke Smith

Lire aussi :
partages
commentaires

Related video

Aston Martin déplore "des manœuvres à la limite" d'Alfa Romeo
Article précédent

Aston Martin déplore "des manœuvres à la limite" d'Alfa Romeo

Article suivant

Mercedes fait du pied à un Schumacher qui se sent "très flatté"

Mercedes fait du pied à un Schumacher qui se sent "très flatté"