Horner et Wolff : respect mais incompatibilité revendiquée

Avant le duel final qui opposera Lewis Hamilton à Max Verstappen, mais également Mercedes à Red Bull, Christian Horner et Toto Wolff ont assumé leur attitude et leurs différends.

Horner et Wolff : respect mais incompatibilité revendiquée

Rivaux emblématiques d'une saison qui oppose également leurs pilotes vedettes, Christian Horner et Toto Wolff sont eux aussi à l'aube de l'épilogue d'une saison plus disputée que jamais. Et, fait rarissime, la conférence de presse à laquelle ils se sont prêtés vendredi à Abu Dhabi a mis les deux hommes d'accord ! D'accord sur l'intensité de la rivalité entre Red Bull et Mercedes, d'accord sur la volonté de défendre leurs troupes, d'accord sur le refus d'afficher toute forme d'hypocrisie.

En se présentant devant la presse, les deux directeurs d'équipe se sont serré une première fois la main avant de s'installer de part et d'autre du trophée qu'ils convoitent. "Bonne chance. Que le meilleur pilote et la meilleure équipe gagnent", a lancé Toto Wolff. Puis le directeur de Mercedes a, malgré les bisbilles qui ont animé cette saison, insisté sur un point : le respect du travail de l'autre tout en préservant ses propres intérêts.

"Il y a du respect mutuel pour le travail que l'autre écurie a fait", a précisé l'Autrichien. "[Sinon] ils ne seraient pas là où ils sont, à jouer le titre depuis le début. Mais c'est tout simplement trop intense. Je défends l'équipe et ses intérêts, ça peut parfois être violent, car ce ne sont pas seulement les pilotes qui se battent sur la piste. C'est un combat pour prendre l'avantage dans les règles, et nous avons évidemment certains préjugés qui entrent en jeu avec des opinions et des points de vue différents."

"Je peux être assez émotif sur le moment. Et Christian a sa propre manière de gérer ça, comme il l'a dit, car nous avons des personnalités très différentes. Mais c'est juste un combat pour ce trophée, l'un des plus importants de la Formule 1. C'est un Championnat du monde. C'est pourquoi on ne peut pas s'attendre à ce qu'il y ait du relationnel entre pilotes, entre directeurs d'équipe et entre écuries."

Toto Wolff et Christian Horner autour du trophée qu'ils convoitent.

Toto Wolff et Christian Horner autour du trophée qu'ils convoitent.

Christian Horner, lui, a tenu un discours du même acabit, soulignant que les amitiés étaient impossibles à un tel niveau de concurrence, tout en mettant l'accent sur son devoir de protéger l'écurie qu'il dirige à tout prix.

"Je défendrai mon écurie, je défendrai mes pilotes, jusqu'au bout, car c'est ce que l'on fait, ce que l'on représente, c'est ce que l'on cherche à protéger", a justifié le Britannique. "Pour moi, ce serait très artificiel de venir ici, ou tout au long de la saison, et d'être tout sourire avec notre plus grand concurrent. Je ne peux pas faire ça, car ce ne serait pas être sincère. Ce ne serait pas honnête."

"Bien sûr, les émotions débordent. Nous sommes dans une compétition. C'est la Formule 1, je pense. Ça montre l'intensité de la compétition, l'intensité entre les écuries. Et vous, ça vous donne quelque chose à écrire. Je pense que nous avons été honnêtes plus que tout, et pour moi ce serait totalement faux d'être là et de dire à quel point j'adore l'autre, dire que nous partirons en vacances ensemble après ce week-end. Parce que je ne vais pas partir en vacances avec toi après ce Grand Prix !"

Et les deux hommes se sont une dernière fois serré la main. Avant que le sport ne reprenne ses droits pour la suite du week-end.

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