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Inside - L'exploit qui a permis au GP du Japon d'avoir lieu

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Inside - L'exploit qui a permis au GP du Japon d'avoir lieu
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16 oct. 2019 à 16:30

Pour de nombreux fans de Formule 1 chez eux, le plus gros inconvénient du typhon Hagibis était de devoir mettre leur réveil plus tôt que prévu le dimanche, afin d’assister à un Grand Prix spectaculaire avec une séance de qualifications disputée quelques heures avant.

Cependant, sur le circuit de Suzuka, l’incidence a été beaucoup plus grande. La F1 a quasiment dû réaliser un miracle pour faire en sorte que l’épreuve puisse non seulement être diffusée, mais aussi tout simplement avoir lieu. 

Avant le week-end de course, il était acquis que le typhon Hagibis allait perturber le Grand Prix à un moment ou un autre, même si l’ampleur et le moment n’étaient pas précis au départ. Au fil du temps, il est devenu de plus en plus évident qu’un risque de rafales de vent et d’inondations sans précédent augmentait. L’incidence de tout cela allait au-delà de l’activité en piste, plaçant le centre de diffusion TV de la F1 au cœur du problème.

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Bien que la structure qui voyage à travers le monde protège les systèmes high-tech des mauvaises conditions météorologiques sur la plupart des circuits, elle n’est pas conçue pour résister aux typhons. C’est devenu un problème de taille, car le "Media and Technology Centre", selon son appellation officielle, est le centre névralgique d’un week-end de F1. Sans lui, il n’y a pas d’images à la télévision dans le monde entier, et probablement pas de course, car de nombreux systèmes essentiels à l’activité piste (y compris le chronométrage) en dépendent. La F1 ne pouvait pas prendre le risque qu’ils soient endommagés.

Le centre de diffusion TV de la F1

"S’il n’y a pas de TV, il n’y a pas vraiment d’intérêt à ce qu’il y ait une course", explique Andrew James, directeur du centre technique. "Mais [le centre de diffusion] pilote tellement d’autres choses. Nous nous occupons de la détection des départs volés et des excès de vitesse dans les stands, des caméras embarquées, du chronométrage, de tout. Tout cela aurait été compromis."

Jeudi soir, la F1 faisait face à un scénario qui la contraignait à démanteler le centre de diffusion, à stocker tout le matériel en lieu sûr, puis à tout remonter une fois la menace météorologique passée. Mais les choses ont empiré vendredi matin, lorsque la dernière réunion avec les officiels du circuit a conclu au fait que le timing du typhon n’allait probablement pas laisser un laps de temps suffisant avec de bonnes conditions météorologiques pour remonter le centre de diffusion.

"Nous avons eu une réunion au circuit à 8h du matin, et pour moi il était très clair que nous n’aurions pas le temps de reconstruire si nous enlevions tout", précise Andrew James. "Je savais que nous devions nous protéger de la météo, alors la seule manière de faire était de se mettre à l'abri. Il fallait mettre ça dans un garage. Je savais que nous ne pouvions pas y arriver, donc nous devions trouver une solution pour que ça se fasse."

Andrew James a envoyé un email pour expliquer la gravité de la situation, et sonné le début d’une incroyable séquence d’événements, lui et son staff travaillant avec le circuit et la FIA pour résoudre la situation. Sa mission était de trouver un toit en dur pour toutes les opérations TV de la F1 : un ensemble qui comprend 11 containers de matériel et de postes de travail pour 70 personnes. On parle ici d’environ 80 tonnes d’équipement au total.

La solution était de transférer le matériel habituellement hébergé dans la structure du centre de diffusion vers un lieu plus robuste, et l’endroit le plus évident était un garage. Au début, aucun n’était libre, mais avec un peu de réaménagement, ce fut chose faite.

"Nous avons reçu l’aide de la FIA", souligne Andrew James. "Ils ont libéré leur garage [voisin], et nous avons transféré notre atelier pour les caméras et celui pour les caméras embarquées. Le circuit nous a aidés à retirer la cloison entre les deux garages."

Le centre de diffusion TV de la F1

Le lieu finalement trouvé, les travaux d’Hercule ont débuté pour déménager le matériel. Habituellement, il faut une journée et demie à la F1 pour mettre en place tout l’équipement du centre de diffusion, et environ cinq ou six heures pour tout démonter.

"Nous avons commencé à tout démonter le vendredi à partir de 16h, tout le monde était sur le pont", raconte Andrew James. "Nous avions une équipe fantastique, et tout le monde savait ce qu’il avait à faire. Nous avons tout démantelé en deux heures et demie environ. Ensuite, nous avons dû transférer ça dans le garage puis tout reconnecter. Entre le moment où nous avons éteint d’un côté et rallumé de l’autre, il s’est écoulé 8h30, ce qui est incroyable. Tout le monde savait parfaitement ce qu’il avait à faire. C’était la F1 dans ce qu’elle sait faire de mieux. Tout le monde s’est serré les coudes pour y arriver."

Tout devait être terminé avant 10h le samedi matin, mais le travail était en fait bouclé dès 3h30, avec en plus la mise en place de systèmes de climatisation pour s’assurer que la température ne monte pas trop dans le garage. Une fois que la F1 savait samedi matin que tout fonctionnait, les systèmes ont été coupés et le garage fermé et protégé avant le passage du typhon.

Le dimanche, à 5h du matin, l’équipe est revenue pour remettre en route l’ensemble et toutes les procédures de vérification étaient terminées à 8h, pour que tout soit en place en vue des qualifications prévues à 10h. La preuve du succès de ce combat livré par la F1 contre le temps et la météo réside dans le fait que les téléspectateurs chez eux ne se sont rendu compte de rien.

Pour Andrew James, la vitesse à laquelle son équipe a travaillé a montré ce qu’il était possible de faire, mais pas question d’en faire une norme. "Je l’ai dit à Chase [Carey, PDG de la F1] le matin de la course", sourit-il. "Il a répondu : ‘Bien joué’. Et je lui ai rétorqué : ‘Ne comptez pas sur nous pour le faire à chaque Grand Prix !’."

Le centre de diffusion TV de la F1

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Auteur Jonathan Noble