Jean-Louis Moncet - Senna, l'ultra-pointilleux mystique

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Jean-Louis Moncet - Senna, l'ultra-pointilleux mystique
1 mai 2014 à 14:30

Ayrton Senna
Ayrton Senna, Lotus et Gérard Ducarouge
Ayrton Senna

Jean-Louis Moncet a couvert les 161 GP disputés par Ayrton Senna entre 1984 et 1994 pour TF1. L'encyclopédie française de la F1 revient pour Motorsport.com sur le caractère perfectionniste d'Ayrton Senna, qui ne voulait tout simplement que le meilleur de lui-même et des autres lorsqu'il s'agissait de choses ayant trait à sa carrière.

"Ce que je garde de lui, sur le plan du pilotage, est qu’il s’agissait d’un perfectionniste, jusqu’au-boutiste", commence Moncet, allant dans le même sens que tous nos interlocuteurs. "Il avait la perfection jusqu’au bout des ongles et était capable de rester plus longtemps que les autres – et encore plus que Prost- pour régler sa voiture et les petits problèmes".

Dans le tandem Senna/Prost, c’est Senna qui avait la charge du moteur tandis que Prost avait celle du châssis et de l’aérodynamique.

"Il était très attentif à tout ce qui pouvait concerner le moteur", confirme le journaliste. "Concernant le pilotage, il n’y a rien à dire ! L’un des plus grands. A la fois de par son brio, dans sa prise de risques, dans la volonté de compétition. C’était ça, surtout, qui le caractérisait. C’est dans ce domaine-là qu’il a réussi à encore s’améliorer. Car à un moment, de nombreux pilotes qui sont double ou triple champion du monde, arrivent à leur plus haut niveau. Mais lui a fait tout ce qu’il pouvait pour y rester et aller encore plus loin, plus haut".

Sur le plan personnel, Senna ne laissait pas beaucoup la presse entrer dans son cercle privé. Le photographe Paul-Henri Cahier nous a expliqué dans un autre article que son travail n'avait cependant jamais été rendu difficile par Senna; mais Jean-Louis Moncet, en tant que représentant TV Français, devait jongler entre Prost et Senna. C'est de la rigueur du brésilien que se souvient surtout Moncet.

"Sur le plan humain, très sincèrement, on ne le connaissait pas tant que ça. Comment expliquer cela ? J’avais l’habitude de gens qui étaient des pilotes tels qu’on les imaginait ; ils aimaient faire la bringue, ils aimaient les jolies filles, etc ! Et là on est tombés sur un mystique ; je dirais presque religieux, qui avait donné des principes aux gens qui l’entouraient mais qui se les appliquait aussi à lui-même. Une discipline terrible ! Pas d’écarts. Pas de ceci ou cela. Toujours sérieux, pointilleux envers lui-même et ceux qui l’entouraient. Comme il était célèbre, on lui a proposé plusieurs business : des trucs à son nom. Il en a refusé plein, il voulait que ce soit le meilleur truc ou le plus beau. Son avion privé était un British Aerospace : c’était le meilleur. Tout était comme ça. C’est comme ça que je m’en souviens. Je crois que là où il a fasciné les gens est là. C’est parce qu’il tranchait avec ce qu’on avait connu de la F1 qu’on peut appeler la F1 d’avant".

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