Todt soutient les commissaires : "Je n'envie pas leur rôle"

Dans des circonstances où le travail des commissaires est au cœur de nombreuses discussions en Formule 1, Jean Todt a rappelé la difficulté de leur tâche ainsi que le devoir d'exemplarité des pilotes.

Todt soutient les commissaires : "Je n'envie pas leur rôle"

Quelques jours après un Grand Prix de São Paulo marqué par plusieurs polémiques, dont l'une dure encore concernant l'incident en piste survenu entre Max Verstappen et Lewis Hamilton, Jean Todt a insisté sur la lourde tâche qui incombe aux commissaires sportifs.

Invité sur le plateau de beIN SPORTS dans le cadre de l'émission Salon VIP, le président de la FIA a assuré "les arbitres du sport" de tout son soutien, alors que leurs décisions sont capitales et plus attendues encore en Formule 1 aujourd'hui, dans un contexte de lutte pour le titre mondial sous haute tension. "Je pense que ça va être très, très chaud jusqu'à la fin de l'année", a-t-il d'ailleurs commenté sur la situation du moment.

"Dans ma position de président de la FIA, ce serait inopportun de ma part de critiquer ce qui est fait par les commissaires, par les arbitres du sport", a surtout insisté celui qui quittera ses fonctions le mois prochain. "Franchement, souvent je dis que je n'envie pas leur rôle. Je n'aimerais pas être à leur place."

"Je pense que c'est important dans mon rôle d'avoir une grande intégrité et de s'assurer que les décisions ne soient pas prises par moi, mais par les personnes qui ont la charge de prendre ces décisions. Souvent, dans beaucoup de domaines, je parle de ce qui se passe pendant une course : un déclassement, une pénalité, etc. Mais mon rôle est de m'assurer qu'il y ait les personnes les plus compétentes pour assurer ces responsabilités."

Outre les décisions pour irrégularité technique ou de pilotage, une autre a émaillé le week-end brésilien après la célébration de Lewis Hamilton, qui a desserré son harnais afin de saisir un drapeau brésilien dans le tour d'honneur. Le septuple Champion du monde a écopé d'une amende de 5000 € (+20 000 € avec sursis) qui a divisé l'opinion. Néanmoins, Jean Todt a a insisté sur le devoir d'exemplarité des pilotes au plus haut niveau.

"Il ne faut pas oublier qu'un pilote comme Hamilton, un pilote comme Verstappen, ce sont des exemples pour des millions de jeunes", a-t-il précisé. "Et pas uniquement des jeunes qui conduisent sur la route, mais des jeunes en compétition automobile. Si on tolère quelque chose à Hamilton, ensuite un jeune pilote en F4, F3 ou voiture de tourisme, il ne comprendrait pas pourquoi eux on les pénalise et pas lui. Ce doit être des exemples."

"Souvent ce n'est pas facile, parce qu'il y a l'émotion, il y l'adrénaline, et on peut faire quelque chose qu'on n'aurait pas dû faire, et finalement on s'en rend compte un peu plus tard quand la pression tombe. Mais en l'occurrence, un pilote, quel qu'il soit, quelle que soit la catégorie, jusqu'au moment où il arrête la voiture, il doit conserver et respecter toutes les mesures de sécurité."

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