Kvyat - Le pilote moderne prend encore des risques !

Au milieu des nombreux débats qui entourent le spectacle en Formule 1, le statut des pilotes cristallise une partie des discussions

Au milieu des nombreux débats qui entourent le spectacle en Formule 1, le statut des pilotes cristallise une partie des discussions. Depuis plusieurs mois, certains observateurs regrettent que les pilotes ne soient plus les « héros » qu’ils étaient par le passé, allusion faite aux conditions de sécurité mais aussi à l’assistance dont ils peuvent bénéficier dans la F1 moderne. Il y a quelques jours, l’ancien manager de Michael Schumacher, Willi Weber, est allé jusqu’à utiliser le terme « mauviettes » pour cataloguer les pilotes de la grille 2014.

Courageusement, Daniil Kvyat a donné son sentiment sur ces nombreuses critiques. Le pilote russe, plus jeune débutant en Formule 1 cette saison chez Toro Rosso, n’apprécie pas du tout ce type de commentaires et l’a fait savoir avec beaucoup d’à-propos.

« A mon avis, la F1 reste l’un de ces sports dans lesquels le courage est important », souligne Kvyat auprès d’Omnicorse. « Je n’aime pas entendre que le pilote moderne n’est plus un ‘chevalier qui prend des risques’, que par rapport aux années 80 nous ne sommes pas de vrais hommes. Ce sont des conneries (sic !). »

« Tout ce qui nous sépare entre les 340 km/h et le mur, ce sont nos freins et 100 mètres d’asphalte », insiste-t-il. « Le risque en Formule 1 ne peut pas être éradiqué, mais c’est bien que nous fassions tout ce qui est possible pour améliorer la sécurité des circuits et des voitures. »

« Je ne sais pas à quoi les gens s’attendent »

Parmi les critiques qui entourent le rôle des pilotes aujourd’hui, l’omniprésence de la radio est aussi pointée du doigt. Sur ce point, Kvyat explique que les nouvelles technologies des monoplaces 2014 ne donnent pas le choix aux équipes. « Avec les nouvelles règles, le rôle de l’ingénieur est essentiel », précise-t-il. « La gestion de l’énergie électrique ne peut pas être contrôlée seulement par les pilotes. »

« Laissez-moi clarifier une autre chose : s’il y a une possibilité de dépasser, le pilote doit toujours essayer. Il n’y a jamais de situation dans laquelle l’ingénieur vous dit de l’oublier, d’attendre. Mais en même temps nous devons nous adapter à la situation avec la consommation de carburant et l’usure des pneus. »

Quant au spectacle à proprement parler, le rookie de 20 ans avoue ne pas vraiment comprendre les plaintes du public. « Je ne sais pas à quoi les gens s’attendent », s’interroge-t-il. « C’est sûr, certaines courses sont plus excitantes que d’autres, mais si on repense aux courses des années 2000, elles étaient dominées par un pilote. Qu’y avait-il de si spectaculaire ? »

« Peut-être que le public n’a pas compris les changements de règles que nous avons faits, mais je suis certain que nous avons pris le bon chemin. Il y a eu du courage pour aller vers des solutions expérimentales qui font progresser les voitures de routes. »

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Séries Formule 1
Pilotes Michael Schumacher , Daniil Kvyat
Équipes Toro Rosso
Type d'article Actualités