La F1, une tribune pour les protestataires de Bahreïn

La tenue du Grand Prix de Bahreïn ces dernières années a été rendue difficile par la tension politique électrisant le Royaume

La tenue du Grand Prix de Bahreïn ces dernières années a été rendue difficile par la tension politique électrisant le Royaume.

Traditionnellement plus véloces à l’approche de la date de venue de la F1 sur le territoire, les démonstrations publiques d’opposition au régime en place

ont donc repris,

trois ans après les premières (violentes) agitations.

La cause? La perception, par la majorité de la population chiite, d’un traitement discriminatoire établi par le pouvoir en place, et l’assurance -alors que les médias internationaux se concentrent autour de la venue de la F1 sur le territoire-, d’une visibilité offerte à des mouvements de foule bien souvent réprimés de façon spectaculaire par les autorités.

En 2011, la situation instable avait contraint la FOM et la FIA à l’annulation de la manche du Championnat du Monde de F1 à Bahreïn. La manche avait pourtant été reportée à la fin de la saison par les promoteurs pour tenter d’éviter la situation de tension politique. Mais la pression médiatique, associée à celle de nombreux activistes en faveur des Droits de l’Homme et les craintes entourant la sécurité de l’évènement (public, personnel des équipes, pilotes) avaient eu raison de la manche du championnat.

Revenu sur la pointe des pieds en 2012 et 2013 au calendrier, Bahreïn s’est attaché à tenter de garder discrètes les manifestations et les heurts internes afin de ne pas discréditer sa place dans le calendrier F1.

Soutenue par le manufacturier pneumatique unique, l’idée du retour de tests d’avant saison sur un tracé du Moyen Orient (offrant des températures et conditions de piste plus représentatives de celles rencontrées en GP) a amené les essais 2014 à Manama pour les deux prochaines séances. Le tracé fêtera également ses 10 ans de présence au calendrier en organisant cette année son premier Grand Prix nocturne; un vote de confiance de la part de Bernie Ecclestone. Un investissement important a été réalisé pour équiper le circuit de façon adaptée, et la manche WEC de Bahreïn a servi de test grandeur nature aux organisateurs avant la venue de la F1.

On ne pourra que souhaiter que la situation reste sous contrôle à Bahreïn au cours des prochaines semaines, l’organisation des tests ne sollicitant pas le même encadrement que celle d’un Grand Prix du point de vue de la sécurité aux abords du circuit. Les autorités sont actuellement occupées avec une répression discrète et rapide des mouvements collectifs, tandis que les protestataires sont bien conscients du fait que la F1 leur offre une tribune inestimable pour mettre en lumière leurs revendications auprès des médias...

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Bernie Ecclestone
Type d'article Actualités