La Malaisie réclame l'aide d'Ecclestone et davantage de spectacle

L'organisateur du Grand Prix de Malaisie réclame une réaction de la FOM face au manque d'intérêt actuel dont souffre son événement, alors que le contrat liant les deux parties arrive à son terme cette année.

Dato Razlan Razali, PDG du Circuit International de Sepang affirme que la F1 connaît actuellement une période de déclin caractérisée par la baisse des audiences télévisées et surtout par la diminution de la vente des billets sur les Grand Prix. À l'instar de Bernie Ecclestone, il s'est par ailleurs insurgé contre l'étroitesse du plateau - quinze voitures au départ seulement - lors du dernier Grand Prix d'Australie, manche inaugurale de la saison 2015.

"Quelque chose doit être fait," affirme Razlan Razali. "De notre côté, nous avons tout fait pour rendre l'événement attrayant pour les familles. Nous ne nous plaignons pas des nouveaux moteurs hybrides V6 turbo. Ceux-ci font très peu de bruit et nous considérons que cela est respectueux des jeunes spectateurs. Le bruit sur place est moins oppressant, moins stressant pour de jeunes oreilles. Il n'y a plus besoin de bouchons d'oreilles et les parents peuvent expliquer la course à leurs enfants, c'est très bien ainsi."

La Malaisie manque d'un héros local

Mais l'homme constate comme bien des promoteurs que la F1 attire moins les spectateurs sur les courses. Il est d'avis que ne pas avoir de pilote local représente un très net désavantage.

"En tout état de cause, la passion provoquée chez les spectateurs locaux et l'intérêt des sociétés de marketing nationales sont cruciaux pour notre Grand Prix. Nous sommes confrontés à ce défi, nous n'avons actuellement aucun pilote local et c'est ce que nos spectateurs nous réclament le plus."

Si aucun pilote malaisien n'a succédé à Alex Yoong en course depuis 2002, Razlan Razali pense que c'est en partie parce que les formules de promotion sont mal organisées.

"Il est très difficile d'arriver en Formule 1 pour un jeune pilote, notamment en termes de financement. Si les niveaux inférieurs étaient correctement organisés, nous pourrions y placer un jeune pilote malaisien et ainsi donner espoir à nos spectateurs. Je peux assurer que si ce pilote parvenait à arriver en F1, le public se déplacerait en masse sur le circuit de Sepang."

Contre l'idée d'une course nocturne

De son côté, Bernie Ecclestone estime que le spectacle en Malaisie passe par l'organisation d'une course de nuit, qui donnerait un nouveau cachet à l'événement et limiterait par la même occasion les risques de forte pluie. Ce n'est pas l'avis du promoteur du Grand Prix, qui estime que la beauté de son tracé est bien plus visible de jour.

"Le circuit est beau et entouré de beaucoup de verdure. De plus, il conserve beaucoup de bacs à graviers. Nous avons la sensation d'offrir un beau cadre pour cette course."

Au final, Razlan Razali donne l'impression de réclamer de grands changements en Formule 1 sans l'affirmer explicitement. Le dirigeant asiatique estime que la FOM ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir afin de proposer de belles courses ou d'aider des nations comme la Malaisie à emmener l'un de ses pilotes en F1.

A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de Malaisie
Circuit Sepang International Circuit
Pilotes Alex Yoong , Bernie Ecclestone
Type d'article Actualités
Tags alex yoong, bernie ecclestone, dato' razlan razali, ecclestone, grand prix de malaisie, kuala lumpur, malaisie, sepang