La pluie perturbera-t-elle de nouveau la hiérarchie en course?

Comme l’an passé sur ce circuit, le dernier segment des qualifications a été perturbé par un orage tropical et, reproduisant sa performance de 2014, Lewis Hamilton se hisse en pole position chaussé des pneumatiques Cinturato Vert intermédiaires. La Ferrari de Sebastian Vettel talonne pour sa part la Mercedes du champion du monde en titre de moins d’un dixième de seconde.

Le Grand Prix de Malaisie étant réputé pour ses averses tropicales, les stratégies dépendront de la météo, mais un schéma de trois arrêts aux stands semble le plus probable.

Comme toujours, les dix premiers pilotes sur la grille débuteront la course avec les pneumatiques utilisés en fin de Q2. Cela signifie les medium pour tous les concurrents concernés. Au delà, liberté est offerte de s’élancer avec les durs ou les medium.

Paul Hembery, Directeur de Pirelli Motorsport, sait qu'il est bien difficile d'anticiper la moindre startégie gagnante pour demain si la loterie des nuages entre de nouveau en jeu. "Comme il est souvent de coutume en Malaisie, les qualifications ont été très indécises en raison de l’apparition de la pluie", constate-t-il. "L’ensemble de ce meeting offre d’ailleurs un challenge particulier, car les fortes températures torturent les pneumatiques - le medium en particulier - et c’est la première fois cette saison que l’on voit apparaître en piste les enveloppes destinées à une piste humide".

Les intermédiaires n’ont été utilisés qu’épisodiquement durant les essais d’intersaison et c’est la toute première fois qu’étaient chaussées les full pluie 2015.

"Le Grand Prix de demain s’annonce très différent de la précédente édition car le départ est donné une heure plus tôt. Les températures devraient donc être supérieures à celles observées jusqu’à présent. Ce paramètre doit donc aboutir à des stratégies à trois arrêts, mais les opportunités demeurent variées", rappelle Hembery.

 

La prévision stratégique de Pirelli :

Deux stratégies à trois arrêts peuvent convenir pour boucler les 56 tours du Grand Prix de Malaisie. La plus efficace, en théorie, consiste à s’élancer avec les pneumatiques medium et basculer sur les dures aux 11e, 26e et 41e tours. La seconde nécessite un premier relais en medium, de nouveaux chaussés aux 11e et 24e passages, puis les durs au 37e. Si l’usure est satisfaisante, la meilleure combinaison avec deux pit-stops serait de démarrer en medium, puis poursuivre en durs aux 15eet 36e tours.

La pluie qui s’est abattue durant les qualifications nettoya cependant la piste du dépôt de gommes des F1 et il est de ce fait difficile d’évaluer la dégradation de la gomme. Comme la différence est minime entre les solutions de deux ou trois arrêts, certaines écuries seront tentées d’adopter une stratégie flexible pour s’adapter aux conditions.

A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de Malaisie
Sous-évènement Avant-course
Circuit Sepang International Circuit
Pilotes Lewis Hamilton , Sebastian Vettel
Type d'article Analyse
Tags cinturato, hembery, malaisie, météo, pirelli, pluie, pzero, sepang