Le retour du GP de France en 2018
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Le retour du GP de France en 2018

Jacques Laffite - "La France mérite sa place dans le monde de la F1"

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Jacques Laffite -
Par : Basile Davoine
10 déc. 2016 à 14:00

L'ancien pilote se réjouit évidemment du retour annoncé du Grand Prix de France, et mise beaucoup sur la couverture médiatique qui entourera l'événement.

Jacques Laffite et Keke Rosberg, Williams
Jacques Laffite
Jacques Laffite et Nelson Piquet
Le casque et la Ligier de Jacques Laffite
Patrick Tambay devant René Arnoux, Keke Rosberg et Jacques Laffite
Jacques Laffite devant Marc Surer, Brian Henton et Jochen Mass
Jacques Laffite, Ligier JS5-Matra et Guy Ligier, et Gérard Ducarouge, ingénieur

Présent à Paris lors de l'annonce du retour du Grand Prix de France, Jacques Laffite ne pouvait que se réjouir de voir l'épreuve renaître. Ce sera concrètement le cas dès 2018, pour au moins cinq éditions sur le circuit Paul Ricard, suite au projet mis en place par la Région PACA.

Vainqueur de six Grands Prix dans les années 70 et 80, durant lesquelles il a pris 176 départs, celui qui est ensuite longtemps resté la voix de la F1 lors des retransmissions télévisées est convaincu que ce retour de la manche tricolore permettra d'offrir une meilleure exposition médiatique.

"Ça ne peut que me ravir", souligne-t-il. "D'abord, comme je le dis tout le temps, ça va aider l'automobile en France. Le public piaffe d'impatience et attend un Grand Prix depuis une dizaine d'années. Maintenant, on va leur demander de venir très nombreux au premier Grand Prix, pour faire voir que la Formule 1 marche en France, ainsi que le sport automobile."

Pour Jacques Laffite, il ne fait aucun doute que ce retour du Grand Prix de France bénéficiera d'une couverture permettant de remettre en avant le sport automobile en France. Il espère également que cela offrira une opportunité de séduire à nouveau un public plus jeune.

"Le Grand Prix va être visible partout. Quelles que soient les antennes, on va en parler", se félicite-t-il. "Ce sera moins sectaire qu'aujourd'hui, donc ça va ouvrir au monde qu'il y a toujours un Grand Prix. Pour les jeunes, on va peut-être s'intéresser un peu plus à la course automobile. Moi, j'ai des garçons qui ont 17 ans, ils ne s'intéressent pas du tout à la Formule 1, ce qui paraît étonnant quand on a un père qui a fait 13 ans de F1. Ils n'en ont rien à faire."

"Mais je pense qu'on va avoir des jeunes pilotes qui vont arriver, des entreprises qui vont s'investir un peu plus, sachant qu'il y a un Grand Prix de France sur lequel elles pourront faire des opérations de publicité, inviter des clients, dépenser de l'argent pour des jeunes pilotes, pour avoir une couverture, que l'on puisse les voir un peu à l'antenne, dans les journaux, ce qui était le cas avant et qui n'est plus le cas aujourd'hui. Le Grand Prix de France va amener tout ça. Alors on ne va pas s'en plaindre aujourd'hui."

"C'est un grand bonheur", conclut-il. "La France mérite d'avoir une place dans le monde de la Formule 1 aujourd'hui dans le monde moderne, et je suis ravi pour ça." 

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Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités