Le boycott du GP des USA évité par CVC

Avec l'absence de Caterham et Marussia de la grille de départ du Grand Prix des Etats-Unis, les autres petites équipes indépendantes que sont Lotus, Force India et Sauber se sont retrouvées avec une puissance politique plus importante que...

Avec l'absence de Caterham et Marussia de la grille de départ du Grand Prix des Etats-Unis, les autres petites équipes indépendantes que sont Lotus, Force India et Sauber se sont retrouvées avec une puissance politique plus importante que d'habitude, du fait de pouvoir directement mettre en péril, par leur non-participation, la face du Grand Prix des USA.

Après un fiasco mémorable en Amérique lié à un départ pris par seulement 6 voitures en raison des craintes de Michelin concernant ses pneus en 2005, le spectre d'une nouvelle défaillance sur le continent s'est fait menaçant, les petites équipes ont usé de leur influence pour alerter la FOM concernant leur situation financière et l'injustice du système de redistribution des revenus en F1.

Balayée publiquement par Ecclestone, "

Oubliez toutes ces conneries

. Je promets qu’il y aura de la course", la menace a cependant été prise très au sérieux en coulisses, amenant tout de même le Grand Argentier de la F1 à laisser intervenir directement Donald MacKenzie, co-Président de CVC Capital, l'actionnaire majoritaire du sport…

MacKenzie aurait ainsi lui-même téléphoné à Gérard Lopez, patron de l'équipe Lotus, pour lui promettre que quelque chose serait fait pour s'assurer que les petites équipes disposent de plus de moyens de la part du sport dans le futur, relate Eddie Jordan, consultant BBC. MacKenzie aurait par ailleurs expliqué qu'une meilleure redistribution des revenus aux petites équipes serait mise en place, quelle que soit la position de Bernie Ecclestone, aujourd'hui employé par CVC, concernant ce point. Une intervention qui aura permis de persuader Lopez d'annuler une conférence de presse embarrassante prévue avant la course, sur thème de boycott.

L'homme le plus vocal le weekend dernier concernant la possibilité d'un boycott du GP des Etats-Unis fut Robert Fernley, Directeur de l'Equipe Force India, qui prit son courage à deux mains pour étaler la menace devant les micros, au risque de froisser les décideurs du sport. Si Williams est récemment rentré dans le rang en raison d'une organisation ayant progressivement remis le team en route, tant sur le plan sportif que politique, notamment grâce à une flatterie de son lien historique avec la discipline, de nombreux autres teams importants et sérieux comme Lotus, Sauber et Force India demeurent marginalisés par le système de rétribution en F1, rappelait Fernley.

A l'aube du GP du Brésil, et alors que Marussia et Caterham manqueront de nouveau à l'appel, des discussions entre les parties concernées sont prévues pour trouver une solution au problème.

L'une des solutions proposées par Bernie Ecclestone

consiste à prendre une part importante de revenus à attribuer aux petites équipes sur la part de revenus de la FOM, à condition que les grandes équipes réalisent un effort moindre, chacune dans une petite proportion, pour apporter la seconde moitié de l'aide en question. Une solution pour l'heure fortement méprisée par Red Bull et Mercedes, notamment, qui estiment que les top teams n'ont pas à se plier en quatre pour aider leurs concurrents en piste, même s'ils reconnaissent qu'une "solution doit être trouvée" et qu'il est "important de discuter"…

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Eddie Jordan , Bernie Ecclestone , Gerard Lopez
Équipes Mercedes , Sauber , Williams , Force India
Type d'article Actualités